SECOND DEGRÉ
Qu'un enfant peut suivre plus ou moins loin*.
Des éléments d'algèbre. Des éléments de géométrie. Des éléments de mécanique. Un peu d'astronomie, de
I. Ce premier degré est l'éducation des enfants destinés aux dernières conditions de la société, valets, cochers, etc.
Deux choses à observer sur ce degré.
La première, c'est d'y fonder du pain, afin que les pauvres parents n'aient aucun prétexte pour les garder chez eux. Du pain pour tous les repas.
La seconde, c'est d'élever à la condition de boursier surnuméraire celui d'entre ces enfants qui annoncerait un mérite supérieur. (diderot.)
2. Après le petit cours de logique et de morale et un examen sur ces deux points, permettre aux parents de retirer leurs enfants, quand il leur plairait. Aucun, si ce n'est un boursier, ne sera contraint à suivre ce degré jusqu'au bout.
Si un boursier devient un mauvais sujet, il perdra sa bourse. Ces bourses étant des faveurs de l'Etat, il faut qu'elles soient méritées. (diderot.)
connaissance de la sphère, des globes et de géographie. De l'anatomie, ce qu'on en peut apprendre sur des pièces préparées ; et il y en a de si belles que la nature n'est pas plus vraie. Les premiers principes de l'histoire naturelle. La physique expérimentale. Les éléments de la chimie.
A travers ces études, une logique courte et sensée, et la morale, ou la connaissance de l'homme et de ses devoirs, du citoyen, des lois fondamentales de la nation, des contrats, des actes particuliers, etc.
Un enfant ne pourra quitter l'école publique qu'après les cours de logique et de morale faits.