DERNIÈRES ANNÉES ET MORT DE DIDEROT
Diderot écrivait de la Haye aux dames Volland, le 3 septembre 1774 : «J'ai peut-être encore une dizaine d'années dans le fond de mon sac . De ces dix années les fluxions, les rhumatismes et les restes de cette famille incommode en prendront deux ou trois ; tâchons d'économiser les sept autres pour le repos et les petits bonheurs qu'on peut se promettre au delà de la soixantaine... » Il avait calculé, à six semaines près, le temps qui lui était mesuré, et sa santé profondément ébranlée ne devait pas se raffermir; mais bien que Grimm l'ait, par boutade, dans une lettre à la princesse Galitzin. accusé de « perdre son temps comme à l'ordinaire * » , rarement au contraire \-ieillesse fut plus laborieuse. Le