‹ Diderot et Catherine IIChapitre 50 sur 185 · D UN TIERS ETAT · texte numérisé non relu

D UN TIERS ETAT

Autant qu'il est possible à un homme particulier d'entrer dans la pensée d'un souverain, à un homme ordinaire de sonder les vues d'un homme de génie. Votre Majesté Impériale tend sourdement à la formation d'un tiers état.

En conséquence, que ceux qu'elle fait élever au loin soient tous tirés des basses conditions ; partout cette classe fournit les hommes éclairés.

Qu'elle étende l'objet du concours le plus qu'elle pourra.

Qu'elle se garde bien d'anoblir.

l84 DIDEROT ET CATHERINE II.

Qu'elle acquière le plus de possessions qu'elle pourra, et par la voie qui tranquillise, c'est-à-dire d'enrichir à vie seulement les grandes familles pauvres ; il n'y a rien qui aveugle comme l'intérêt et la bienfaisance.

Qu'elle se hâte de fonder les petites écoles et qu'elle force par la loi tous les parents à y mener leurs enfants, qui y trouveront du pain.

Qu'elle fonde des bourses dans ses grandes écoles ou collèges publics, et qu'elle les accorde aux enfants du peuple qui promettent.

Mais surtout qu'elle rende la commission permanente. J'ai discuté ailleurs l'article de la commission.

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