‹ Diderot et Catherine IIChapitre 63 sur 185 · SUR LES FABRIQUES ET MANUFACTURES. 2O · texte numérisé non relu

SUR LES FABRIQUES ET MANUFACTURES. 2O

Voilà le terrain. Voilà quinze mille roubles. Au bout de l'an, qu'en avez-vous fait? La seconde, dix mille; la troisième, cinq mille ; la quatrième, vous devez être en gain, ou votre régisseur est un fripon ou un sot.

Le manufacturier demande de l'argent et le sollicite longtemps. On lui en donne une portion. Le reste est dissipé et la manufacture manque. Gela est dans l'ordre.

Il s'est élevé ici une manufacture en gaze avec trois cents roubles, et ce qu'il faudrait savoir, c'est comment cela s'est fait.

Cet homme a maintenant quinze mille roubles, vingt à vingt-cinq métiers, ime poussinée d'enfants. n exécute toutes sortes d'étoffes. Il exécute vos gazes en argent et vous avez été habillée de sa façon. Ce qu'un homme a pu faire, cent autres le peuvent.

Ce manufacturier-là, pourquoi ne serait-il pas utile à vos Enfants-Trouvés, ou par lui-même, ou par ses conseils ?

J'apprends que monseigneur le Grand-Duc aime les arts mécaniques. Heureuse disposition qui marque un excellent esprit, un véritable goût pour les choses utiles. Lui faire faire des modèles.

Je vais questionnant tant que je peux. Je voudrais bien être utile.

208 DIDEROT ET CATilEHINE II.

§ IV

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