‹ Diderot et Catherine IIChapitre 64 sur 185 · SUR LES GROSSES FORGES OU MANUFACTURES EN FER · texte numérisé non relu

SUR LES GROSSES FORGES OU MANUFACTURES EN FER

Vous prenez huit kopecks sur le poud de fer. C'est fort peu, mais c'est la perception de ce petit impôt qui gâte tout.

Pour grossir le tribut, on force le maître de forges à surcharger continuellement son fourneau. Qu'en arrive-t-il ? Qu'en effet on fait plus de fer, mais qu'il est cru, imparfait et mauvais. Vos fers perdent de leur réputation ; on les laisse et l'ouvrier en fer s'en pourvoit en Suède et en Allemagne.

Autre défaut de vos grosses forges. L'affinage s'y fait mal et vous dépensez un tiers au lieu de ne dépenser qu'un quart.

Vous fondez la gueuse par morceaux, tandis que nous la fondons ou affinons par le bout qu'on pousse toujours d'affinerie.

Aussi il faut deux fourneaux d'affinerie au lieu d'un.

Et puis je crois que vos fourneaux de fusion pourraient être mieux construits.

C'est qu'au lieu d'art, vos artistes n'ont qu'une routine.

Ayez une fabrique de serrurerie. Employez vous-

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