La Fin du XVI 11^ siècle. Hachette, 1880, 2 vol. in-i
328 BIDEUOT ET GATIIEUINE II.
Gompayré ^ d'étudier ce côté longtemps ignoré du génie de Diderot. Depuis M. Edmond Dreyfus-Biisac-a démontré que cette partie de l'œuvre du philosophe devrait être, dans une refonte de l'édition Assézat, logiquement précédée, sinon de la réimpression intégrale, du moins d'importants extraits d'un petit livre publié en 1-63 sous le simple titre : De l'éducation publique et trop dédaigné jusqu'à ce jour. Je ne puis entrer ici dans le détail des preuvres très concluantes, selon moi, que M. Dreyfus-Brisac allègue à l'appui de son opinion et je me contenterai de rappeler, après lui, qu'en 1793 les rédacteurs d'un Journal de l'instruction publique (Thiébault et Borelly) avaient emprunté quelques pages au petit volume en question et les avaient, sans que personne ait prolesté, attribuées à Diderot.
En mettant au jour la copie rapportée de Russie par M. Léon Godard, M. Assézat avait noté ^ un passage où Diderot rappelait à l'Impératrice qu'il lui avait laissé « un feuillet sur les moyens de rendre les ambassadeurs bons à quelque chose » ; un peu plus haut, il est question u d'un papier que Sa Majesté n'avait pas dédaigné d'enfermer dans un de ses tiroirs », et
I . Histoire critique des doctrines de l'éducation en France. (Hachette, 1879, 3 vol. iii-8".)
3. Petits problèmes de bibliographie pédagogique. (A. Colin, 1892, in-8'', extrait de la Revue internationale de l'enseignement.)
3» Œuvres complètes, tome III, pp. 5o8 et 5x0.
in: l'éducation PAUTlCULliClUC. 3^9
par lequel il insistait sur les avantages que notre Faculté de droit retirait du concours. M, Assézat n'avait pu obtenir d'éclaircissements sur yées deux allusions alors embarrassantes et qui s'expliquent aujourd'hui d'elles-mêmes. On a vu (p. 25c)) ce que Diderot conseillait d'exiger des ministres dans les cours étrangères, et précisément, dans les pages suivantes, il décrit le mécanisme des concours de l'ancienne Faculté de droit.
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