BLANCHE, DIDIER
BLANCHE, allant à son père qui est assis. Se^hâter, dites-vous ?... et pour quelle raison ?
DIDIER
C'est que tout est perdu !... C'est que la maison Dordreclit ne paie pas.
BLANCHE
0 ciel!...
DIDIER
Elle faitfainite...elmoi...mafille... et moi qui croyais ne rien devoir à personne... voilà cent mille écus que je ne puis acquitter... La misère, je l'accepterai; mais le déshonneur!...
BLANCHE
Courage!... me disiez-vous ; courage, mon père!... il y a peut-être encore quelque espoir!
DIDIER
Je n'en ai plus... Il est des jours de fatalité, où le sort semble réunir tous les malheurs sur la tête d*unseul homme... comme pour l'accabler... le coup le plus cruel vient de me frapper au cœur.
BLANCHE
Encore!... mon Dieu !... Et qu'est-ce don^ ?
DIDIER
Le seul coup... contre lequel je me trouve désarmé et sans force... Je te disais bien que si mon frère, si mon ami Raymond ne me réponds pas...
BLANCHE
C'est qu'il était malade!...
DIDIER
Raymond est mort!...
BLANCHE, poussant un cri.
Ah!...
DIDIER, d^une voix entrecoupée.
Tiens!... tiens, voici la lettre que je reçois d'Antoine, son premier commis... (Il donne la lettre à sa fille ^