GT GIST DEMOISELLE I8ABEL
C'était la dalle arrachée du tombeau dlsabelle d*£u, comtesse de Longuevill^ , épouse de Geffroi Marcel , châtelain de
Longueviile, gouverneur de Pontoise, tombé à la bataille de Poitiers.
GUIDE A DIEPPE
Après Longueville, en suivant le cours de la Scie, qui
marque la ligne itinéraire de la vallée, vient Vaudreville;
Oanestanville, dont Téglise renferme les tombeaux de ses anciens seigneurs;
Grosville, au milieu d'un riant bucage;
AnneviUe, aussi propre qu'un village de la Hollande ;
Manchonville, avec ses ruines du château de Charles-
Mesnil.
Cette terminaison en ville se rencontre à chaque pas dans tout le pays de Caux. Elle indique en général les métairies (villas) dépendantes jadis de monastères ou de seigneuries, et qui, peu à peu, se sont affranchies et converties en villages.
Le ch&teau de Mesnil fut pris par Talbot; il s'appelait alors Le Mesnil-Haquet; mais Charles VU , à la suite d'une victoire qu'il remporta sur les Anglais, s'étant arrêté dans ce manoir, on ne le désigna plus que par le nom de Charles- Mesnil. On voit à sa place aujourd'hui, et tout près d^une maison de fermier, un gros remblai de terre couvert de joncs marins et de lierre.
Après vient Offranville, sur le coteau, avec ses petits .châteaux en briques, sa belle église , qui date de et ses splendides verrières , les plus remarquables des environs de Dieppe.
Sauqueville et les restes de son église tout h fait ruinée.
Cet édifice, qui existait encore il y a vingt ans, était une des plus élégantes constructions de la contrée, dit la chronique ; elle succomba sous le marteau que tenait la passion de l'or, et le sacrilège fut commis pour l'appât d'un moulin. . Eniin Saint -Aubin.
Là ne finit pas la vallée, mais la campagne , car elle re* jette sa parure, les arbres se dépouillent , les coteaux se pèlent, ils deviennent chauves; on ne voit plus de végétation qu'au fond de la coque de la vallée.
A])peville est Tavant-demière escale sur le cours de la Scie.
ENVIRONS DE DIEPPE
En remontant une gorge voisine de ce village, on se trouve
au milieu d'un pele-mêle de cailloux et de ciment, face à face avec des tronçons de tourelles, que couvrent, étreigneul , étouffent des herbes, des buissons, des bruyères incultes. Lk existait jadis le château de Hautot.
Ensuite ne demandez plus rien à la vallée : c'est un val maudit. Le vent de la mer, qui demeure là en permanence,
est semblable au marino des cotes du Languedoc : il ronge de son souffle les pierres, les plantes, la terre, les arbrisseaux.
Ces vingt cabanes de pécheurs aildii^bées sous leur toit de chaume, c'est Pourville.
Pourville est un hameau abandonné , solitaire comme le nid des cormorans dano les parois verticales des falaises qui le dominent. Rien de plus fantastique que la large entaille que cette vallée produit dans la chaîne de hautes dunes qui barrent le passage à la mer. Les côtes septentrionales de TÉcosse, celles de Sierra-Leone ont des accidents plus grandioses, sans doute, mais nulle n'a un caractère plus désolé que celle-là. Aussi les anciens et les bergers des campagnes voisines vous disent-ils toujours, rapporte M. Vitet, lorsque vous parlez de Pourville, qu'on y voit des démons et des sorcières, et que pour se faire pécheur à Pourville^ mieux vaut être fUleul d\m€ fée que d'un évcque.
De Dieppe, on se rend à Pourville en moins d*une demi* heure. La route la plus fréquentée est celle qui fait suite au faubourg de la Barre.
La duchesse de Longueville, qui avait furtivement quitté le château de Dieppe après qu'elle se fut aperçue qu'elle ne parvioiidraii pas à enlever la ville au roi , vint k Pourville pour s'embarquer, suivie de dix gentilshommes qui partageaient sa fortune. Un navire l'attendait sur la rade. Le curé du pauvre village, sans la connaître, la reçut avec toute Feffusion d'une charité chrétienne. Aussi plus tard, quand les
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GUIDE A DIEPPE
troubles de la Fronde furent apaisés, on se souvint h la cour du curé de Pourville, et un bénéfice de mille francs fut attaché à son presbytère.
ITAllée de la BMae* — VArmcevllle.
Cette vallée est la plus éloignée de Dieppe, et c'est k peine si , parmi les visiteurs de la ville , cent sur mille poussent jusque-là leurs explorations; pourtant c*est un lieu à voir que cette vallée de la Saane !
\ arangeville est à peu près sur le chemin, et Varangeville est réputé, vous le savez , le plus beau village de la Normandie. De Pourville, on y arrive par la plaine et par une petite côte qu*il faut monter. La route suivie par les équipages est celle de Dieppe à Fécamp. Après Tavoir parcourue pendant Fespace de deux milles , on trouve en embranchement un cheiiiiii communal de belle apparence : il faut le prendre.
Dès qu'on a vu Varangeville, on y veut retourner. On se plaît dans ces routes d'éternelle longueur qu*on appelle des rues, bordées de haies vives, eu guise de murailles, et de belles plantations d'arbres. Varangeville est un lieu tout à fait à part; c'est un village qui semble avoir été disposé à dessein pour charmer. Il a des échappées de vue sur des plaines en culture; il a des vallons, dçs gorges qui descendent jusqu'au bord de la mer; il a de splendides océanoramas, des dunes escarpées, des observatoires boisés d^où Ton découvre k l'ombre toute la cote littoi cik , duni la chaîne fuit en s'amoindrissant vers le nord pour ne s'arrêter qu'à f embouchure de la Somme. Varangeville est le plus parfait spécimen des caiii] Lignes si opulentes de la Normandie qu'il nous faut montrer à l'étranger par pur sentiment d'orgueil.
Au milieu de ses richesses agrestes , Varangeville possède des sources d'eau minérale, un peu délaissées aujourd'hui, mais qui furent célèbres autrefois, ainsi que nous en avons
ENVIRONS DE DIEl^FE. 97
ouvé l'attestation dans certaines archives manuscrites déposes à la bibliothèque de la ville de Dieppe : ce sont des certi-> Uits des malades qui ont été guéris par Fusage de ces eaux. Vai angevillo, en outre, possède les ruines très-renommées un somptueux manoir qu'habitait le célèbre Ângo. Mais, aelle que soit l'importance traditionnelle qu*on accorde à îs restes, osons dire que tout visiteur venant à Varangeville Sriandé par une jouissance archéologique se heurtera con- ^e un désappointement. Ces ruines sont presque une déri- ,on. Si Ton en parlait moins, elles seraient plus volontiers cceptées par beaucoup.
La mémoire toute pleine de certaines pages d'historien , ous avons mis pied à terre pour vérifier la première fois exactitude de ces narrations, et nous sommes remonté à .levai très*honteux d'avoir été pris pour dupe de l'imaginaon d'autrui.
Ceci est un lampion que nous posons sur le chemin du mriste, tout en lui répétant que Varangeville est un des oints les plus charmants de la villégiature dieppoise.
C'est d'ailleurs une des escales placées sur le chemin du hare d'Âilly, qui est le but d'un pèlerinage inévitable, bligatoire, dont nul ne saurait s'affranchir*
Quelque insignifiants par eux-mêmes que soient ces restes u manoir d'Ango, ils otirent un vaste sujet de méditation à i faveur du nom seul qu'ils ont conservé. Ango fut un grand xemple des vicissituciLS de la vie humaine. Le commencelent et la fin de sa carrière forment une violente antithèse. . fut riche à l'égal d'un nabab de l'Inde, magnifique, traita e puissance à puissance avec un rui de Pui iugal, fut l'hôte u roi de France, le Médicis de son temj)s, eut des Hottes à lif fit la guerre à ses frais, il était à l'égal d'un souverain .ont Dieppe était la ca{Htale, et cet homme est mort dans abandon , dans la tristesse, dans l'ennui , presque dans la oisèrel
9à GUIDE A DIEPPE,
Il se trouve, au milieu des ruines de Varangeville , une tourelle sur laquelle, à cause de ce souvenir, Tiuiérét du passant concentre de préférence. Du haut de cette toa* relie, la vue est étendue, on découvre un horizon sans fin. C'était de là que, aux jours de ses prospérités inouïes, Ango, ^it-ron, pouvait reconnaître ses vaisseaux de retour de leurs lointaines expéditions et cinglant vers le port de Dieppe. . Dieu seul est grand !
I<e Pliare d*Alllir.
La lumière que, de tous les points de la plage de Dieppe, on voit briller, dès que la nuit tombe, sur un promontoire avancé, dans la direction sud-ouest : c'est le phare d' Ailly.
Il n'est personne qui, le soir, assis à rétablissement des bains froids , à l'extrémité de la jetée ou sur les galets de la grève, n'attache ses regards sur ce feu lointain qui se montre et disparaît par intervalle. Cette vue augmente la disposition rêveuse qu'éveillent toujours en nous l'indéfini et la fantas-^ magorie d'un horizon de mer enveloppé de ténèbres. Il est rare alors que le spectateur de cette scène ne fasse le projet d'aller voir de plus près ce fanal, dont la lumière hospitalière guide les marins qui naviguent sur les côtes brumeuses.de la Normandie.
Le phare d' Ailly est bâti h l'extrémité d'une plaine de bruyère, sur les bords avancés d'une falaise qui s*éboule chaque année et menace le monument d'une destruction inévitable. Construit en 1775 à 80 toises de l'escarpement de la falaise, il n'en est plus séparé aujourd'hui que par un intervalle de 40. On pourrait donc indiquer avec une certitude presque rigoui euhe l'époque où le sol élevé qui îe porte, sans cesse détrempé par les infiltrations de la marée et des eaux de source, s'abimera dans les ébranlements de quelque tempête d'équinoxe.
Le phare d' Ailly construit à grands frais et très-solide*
ENVlROiVS DE DIEPPE.
ment est un condamné à mort avec quarante ans de sursis 8tt plus ! Ses assises sont de pierres taillées à facettes* La tour est quadrangulaire, elle est surmontée d*une plate-forme ronde au sommet de laquelle sont placés des réverbères à éclipse qui projettent leur clarté à plus de dix lieues en mer* Ces réverbères mis en mouvement par un rouage d'horlogerie suivent une impulsion circulaire comme la meule d'un moulin^en sorte qu'il y a des alternatives de lumière et d'obscurité. La durée de ces intervalles d'obscurité n'est pas la même pour tous les phares placés sur la côte, et les différences indiquent aux navigateurs, avec précision , dans quel parage ils se trouvent.
L'invention des phares à éclipse appartient h un Dieppois, M. Descroizilles, et peut-être n'est-iLpas hors de propos d'a-^ jouter ici que , dans la construction des fanaux de mer, la France possède une renommée k peu près incontestée. Granet, sur la cote de Boulogne, en face de Douvres et de Folkstone I atteste notre supériorité.
Ml nte*!nifirsuer 1 te*
La vallée de la Saane finît à la baie qui interrompt la chaîne de falaises sur laquelle est placé le phare d'Ailly et qui reprend ensuite sa ligne jusqu'à Fécamp.
Sur le revers de cette falaise est le hameau de Sainte-Marguerite, célèbre aux yeux des antiquaires. A peine a-t-on saisi du regard les proportions de ce paysage triste mais char<* mant, qu'on découvre sur un monticule qui domine la mef une cahute de douanier et sa sentinelle qui veille. Au-dessus de ce corps de garde est un champ qui appartient à M. de La Tour y le maire de Sainte-Marguerite. C'était une terre aride dans laquelle il y a vingt-cinq ans on poi la la charrue. Le soc» au lieu de s'enfoncer dans le sol , glissait ou se heurtait sur des obstacles de pierre à quelques pouces de profondeur. On voulut mieux se i tndi e compte de ces obsta-
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des ; on fouilla et Ton découvrit une mosaïque d^une petite dimension composée de rosaces et de couleurs alternées d*un rouge brique, de l'ardoisé, de blanc et de noir. Quinze ans plus tard on recommença de nouvelles fouilles sous la dif ection éclairée et compétente de M. Féret, et Ton reconnut que ce pavé mosaïque appartenait m% ruines d'une villa dont la plus grande parlie fut explorée.
« Autour d'une cour centrale bordée de portiques sur trois de ses côtés, nous dit le savant archéologue , se trouvent les pièces d'habitation et de longues galeries. Ces dernières donnent sur des cours plus petites. Les portiques de la cour centrale étaient soutenus sur des colonnes et des pilastres, et| d'après quelques bases qui ont été retrouvées , il parait que ces colonnes et ces pilastres étaient aiterues, c est-à-dire qu'un pilastre se trouvait entre deux colonnes. Tout l'en-» semble de ces bâtiments forme un carré long de 60 mètres environ sur une largeur de 40 mètres. La disîribution des différentes pièces est en rapport avec la vie et les usages des Romains et le plan de cette villa ressi^mble beaucoup aux plans des villa antiques de l'Italie.
<« Cette grande villa était peut-être un de ces castra élevés de distance en distance sur les frontières. S'il en était ainsi
rétude en serait d'autant plus intéressante que ces établissements sont peu connus. , £niin dans ce champ qui a été évidemment une des dépendances de la villa, on a découvert plusieurs rangées du squelettes. Les inhumations ont du être faites après la destruction de i'éditicef car des morceaux de décombres se trouvaient dans les fosses. Plusieurs de ces squelettes étaient accompagnés de lances , de sabres et l'un d'eux d'une hacbe. Ces armes ainsi que ces plaques de ceiuturous ont beaucoup de ressemblance avec des armes et or« nements du même genre qui ont appartenu aux Francs. On suppose que ce sont des Saxons qui ont été inhumés daos ce lieu. »
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Telle est très-sommairement Tindication des trésors archéologiques qui se trouvent à Sainte-Marguerite et qui appellent sans cesse les touristes au milieu de sa solitude. Ces ruines livrent un vaste ess i aux conjectures. £Ues composent une énigme dont on cherche le mot.
L'église du hameau, même après rexploration des ruines, d'une si haute saveur érudite , offre un vif intérêt. Elle est
' du XI* siècle quoique plusieurs de ses parties soient d*une époque beaucoup plus rapprochée de nous. Le portail, la nef du côté gauche et les cintres appartiennent à l'architecture romaine. Il règne à l'intérieur de ce petit édifice une obscurité et un calme religieux qui fécondent les extases de Tâme et portent h. la prière.
• De Pourville on peut se rendre à Sainte-Marguerite en suivant le bord de la mer. C'est un trajet que le cavalier et le piéton avides d'émoÙQns peuvent entreprendre à marée basse; car il a le piquant aimé de quelques-uns, d'une route parfois périlleuse; tantôt ce sont des fusées d'eau qui vous barrent le passage, tantôt un quartier de roche qui se détache de la falaise ou des ébouiements de craie qui tombent à vos pieds.
OuvlUe*
En pénétrant dans la vallée en amont , on trouve successivement : Ouville-les-trois-Rivières assis sur le bord de la grande route du Havre. Le petit castel qui se mire dans les eaux dece magnifiqueétang, environnéd'antiques plantations, est un produit de l'art archikctural du xvi* siècle. Il serait en ruine et son caractère peut-être illisible sans la sollicitude éclairée de son propriétaire, M. de Lamarre, qui l'a fait restaurer dans son style primitif.
Cette grande et massive construction blanche, c'est la fabrique de M. Tassel ; vue d'en haut au milieu de cette corolle verte que forment autour d'elle les arbres de la vallée , elle apparaît comme le pistil neigeux d'une fleur.
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Plus loin est Ribœuf. Les historiens et les chroniqueurs ont passé par Ribœuf et Tont dédaigné. Dans le pays on vous dît que ceci fut un gros buurg; mais comment croire à cette tradition à la vue des trois ou quatre maisons qui conservent encore ce nom de Ribœuf.
On voit encore le aïonlicule où fut jadis l'église. Voici ses ruines festonnées de lierre; le cimetière est effacé; on ne devine plus ses anciens morts qu'à quelques exostoses du terrain.
Un éparpillement de petits villages; de vieilles églises avec leurs flèches en aiguille ; des ruines, des fabriques, des usines, des moulins ; la vapeur avec ses longues chcaiinées et sa fumée qui estompe les paysages ; des roues qui tournent en détachant leurs aubes noires sur le fond blanc de Teau qui écume et mousse; de tous côtés des rivières qui méandrent, des saules penchés sur leurs bords pleurant chaque goutte d*eau qui coule et fuit vers la mer; des ponts tremblants, des rues d'arbres, des toits de chaume; des femmes montrant leurs têtes blondes et curieuses à travers des lucarnes encadrées d*herbes grimpantes , de capucines et de giroflées jaunes; des forges allumées, des chiens qui aboient, des chevaux parqués en deçà de ces hauts fossés de Normandie et qui hennissent en vous voyant passer ; des génisses qui mugissent, des cloches qui sonnent, la fumée grise du varech qui brûle, les mélodies du vent qui bruissent dans le feuillage, le grillon qui crie, les troupeaux qui , sur le versant des coteaux, paissent Tafasynthe et la christemariue : ce sont là les accidents généraux de la vallée.
Mais il est un point vers son centre, k l'embranchement des eaux de la Vienne et de celles de la Saane, oU les arbres
£NYIR0NS D£ DIEPPE
sont plantés plus drus, où rombre est plus dense. Ici ne demandez pas tes traditions des autres villages. Rien ne rappelle ces chaumières sales placées c6te à côte , ces rues em« bourbées, ces tas de fumiers devant les portes, que vous connaissez sûrement, pour peu que vous ayez voyagé en France. Les maisons sont éparpillées de telle sorte , qu'il n'est pas possible de prendre une idée de leur nombre. N'importe de quel point vous regardez le village » vous vous persuadez qu'il se compose de cinq à six foyers. Ce village dont le caractère d'églogue est tout à fait exeptionnel , c'est Gueures.
Sur le plateau qui le domine dans la direction de Dieppe est une vaste plaine, au milieu de laquelle s^élève un orme trois ou quatre fais centenaire. C'est le vétéran sylvatique de toute la contrée; peut-être n'en existe-t-il pas de plus vieux en France ; il est Tatné des chênes si célèbres du parc de Windsor. L'orme de Gueures non-seulement est très-connu dans ce pays , où il est vénéré ; mais les navigateurs c«)tiers le connaissent, car, le point élevé où il est planté comme un phare , se découvre de la pleine mer, et ils s'en servent souvent pour déterminer les parages où ils se trouvent.
L'ancien propriétaire du petit ch&teau de Gueures fut le premier qui, en France, eut l'idée, en 1827, de créer un hippodrome particulier. Celui qu'il y traça était si merveilleusement placé que la ville de Dieppe l'adopta jusqu'en 1837 pour ses solennités hippiques. Ce champ de course unique par son heureuse planimétrie était encaissé entre deux lignes de coteaux où se tenaient les spectateurs de la course.
La fabrique de papier du village de Gueures est très-célèbre ; c'est une niagmiiqueusmedigne d'être visitée dans tous ses détails. Celui qui la construisit y consacra plus d'un demi-million qu'elle ne lui rendit pas. Elle fait aujourd'hui la fortune de ses successeurs.
La vallée en amont finit à Gourel , jadis un beau cb&teau ,