I -*21— - — fy — •-— *- — -f
e.\ - - ce deus oni - ne eau - di - uni
LA MUSIQUE DU SOIR
-~ i**^— — =■ X — las-
La seconde phrase est d'une véhémence toute italienne.
j-re
nec lin
ua va- let di - ce-re, nec li - te - ra ex- pri-me-re l, ex-
piano
ss=p=
credere
pertus potest credere quid sit Jesum, quid sit Je-sum di-li-gere, qtiid sit etc.
66 5 {fit 6
Après une ritournelle qui finit sur la dominante, le second soprano chante un solo où quelques motifs ont de la ferveur et de la tendresse,
^iÈ^a
l — li— 1 — 1=
■le - su Rex ad - mi - ra - bi - lis
dul -ce -do, etc.
et où s'épanouissent deux limpides vocalises, dont la seconde est la plus ample; une dernière vocalise est modelée, animée et retenue, ainsi même que le texte le demande :
1 Cf. le solo de basse au début du motet Audite oinnes, de Carissimi (Upsal, Tab. 83:3).
lÉi=^^
Lo-tus de - - si tr
de - ra
ÊiÉliÉ
lis
Les instruments jouent ensuite, et cela sert de prélude au troisième épisode du motet, si l'on ne voit que la construction; par le sentiment, c'est bien plutôt l'épilogue de la deuxième partie '.
Dans la troisième partie, les voix sont traitées avec une extrême simplicité
Ma
ma-ne ma-ne no - bis-cum, do - - mi -ne
i^^mw^^-&&èm-
Ma - - ne, etc.
gfel^ggj:
que Buxtehude observe, jusqu'à la ritournelle des violons, qui ramène au ton de mi mineur. Après une courte transition, où les instruments prennent part à l'accompagnement, la dernière période du motet est établie sur le développement de cette proposition
es gra - lis
mus, gra-tis- si -mus, qtiam
(Allegro) Plus mi -
Plus mi - h - es gra - tis - si - mus, etc.
di - - ce - re suf - fi — ci - mus
1 Les dernières mesures sont écrites sur une basse chromatique.
LA MUSIQUE DU SOIR 173
dont les instruments reprennent le motif à l'octave, et le font moduler, avant de se joindre aux voix, pour que les dernières mesures, qui se terminent adagio, soient plus sonores i.
Une des œuvres les plus importantes de Buxtehude fut aussi composée dans les années qui précèdent 1680. C'est une «musique du soir», dont le texte seul a été conservé-.
S)tc £)oâJ3eit be§ Sammeê,
Unb bte
^reuben^oïle (Stnfjolung ber 23raut
ju berfefôen
$n ben 5. tïugen
Unb bte 9IuJ3[rî)Ite|fung ber ©otttofen t)on berjelben
3în ben 5. t^ortdjten
Sungfrauen,
toeïdje toie fie bon bem 6eeïen=Srduttgam (Sfyrtfto fe!6ft betym Matth. 25 an bte §anb gegeben, 2luà) nacïj 5ïnleitung ûnbrer Drtïjer in ber §ctï. Scfyrifft ben Q-rommen unb naà) ber 3u!unf|t tt)reê Seelen=23rdutigam§ fyertjiïcï)
[fefynenben gum innerlidjen 6eeïen=2ro|"t unb fiifften $reube; ben ©ottlofen
[aber jum ©c^recten; %tbe§ 3U ©otte§ ïjof)en (Srjren; (Efyrift-toolïmeinenb in ber getooijnlirîjen ^ett
[ber Slbenb^Mid am 2 unb 3 »
bent§=Sonntage in ber £aubt=®trd)en 8t. sUlartae bon 4 btfj 5 Ufjr foff
borgeftellet toerben
bon
Dieterico 25itïteï)uben,
Organista Marian : Lubec.
2ubect, ©ebrutït beb, 6eel=6djmai(jertjen§ fêrben, 1678.
1 Upsal, Tab. 83 : 5o, et Vok. mus. i. H. 5i : 7 (parties séparées in fol.). Dans les parties séparées, on indique une reprise de la ire strophe, à la fin.
2 Bibl. de l'Université d'Upsal Vokal-Musik, VI. 8 (ancienne cote 208).
Cette œuvre n'est pas une «histoire sacrée»: les scènes n'en sont point préparées et reliées par le récit d'un personnage qui explique l'action, sans y prendre part. Mais chacun parle pour soi, et se présente; ainsi le drame sort du dialogue, et se développe, sans autre arrêt que quelques épisodes lyriques. A partir de l'exposition, faite par deux anges qui tiennent ici, tout naturellement, le rôle des messagers dans la tragédie classique, nous assistons à la représentation que le titre promet. Et une telle représentation, que nulle glose descriptive ne soutient, est alors, dans la musique religieuse, une audacieuse nouveauté. Le texte vient, d'ailleurs, presque tout entier, de l'Ecriture, ou des cantiques de l'Église luthérienne. La suite en est ordonnée, fort habilement, par un homme qui connaît bien les livres saints. Quelques strophes, de différentes mesures, sont jointes à ces passages, empruntés à la bible, à l'évangile, et aux chorals. Nous ne savons qui, dans ce livret, disposa tous les fragments, ou composa pour les réunir. Buxtehude est seul nommé, dans le titre de cette Abend-Musik: son talent de versificateur nous. est connu; il était certainement versé, en outre, dans la littérature sacrée. Rien ne nous interdit d'admettre que le choix et l'invention des paroles sont de lui; mais nous n'en avons aucune preuve formelle, ce qui nous prive d'apprécier, à défaut de musique, le talent dramatique du musicien. Car cette «représentation», d'église, nous apparaît comme une œuvre de théâtre, adroitement traitée; d'une forme très simple, à la vérité, puisque ce n'est qu'une succession de tableaux, mais chacun de ces tableaux, par l'effet des détails homogènes accumulés, émeut fortement, et dans cette atmosphère saturée, la musique doit atteindre aisément au lyrisme.
Dans le prologue, l'allégresse éclate. Après la Sonata qui sert d'introduction, les anges, deux soprani, prêchent la joie: Dieu accorde Jésus, «son très cher agneau», pour fiancé aux âmes: Jésus lui-même, figuré par une basse, chante ces paroles, tirées de la prophétie d'Osée : «Je veux me fiancer avec toi pour l'éternité, en justice, en grâce, en miséricorde», etc., et l'Église, symbolisée par le chœur
LA MUSIQUE DU SOIR J'jS
tout entier, dit ce verset du prophète Isaïe: «Je me réjouis dans le Seigneur», etc.1.
Le Christ et l'Eglise échangent leurs promesses, dans un duo de basse et d'alto; les paroles rappellent le Cantique des Cantiques: «Je suis à toi, et tu es à moi... l'amour doit être éternel » 2. Pour exprimer la joie de l'Église 3, le soprano, qui, maintenant, après le chœur, et après l'alto, tient ce rôle, chante les trois premiers vers de la dernière strophe de Wachet auf, le choral de Philippe Nicolai, avec accompagne-
1 Voici (p. 2) le texte complet de cette page:
Sonata.
®ie Sngel §9îeuet eudj mit froïjem Sacijen,
2 Soprani. 6022: toit felber Çod^eit macfyeu,
3@fu§ ©otteë liebfte§ Samm
3ft felbft euer SBrautigam SBaë fiit Suft Ujï fënnet bcncfen 2BiIt @r eucf) gant; ï)Suffig fdjemïen.
(Seinen reicfyen §immctê=*PIat5
33ringt Est eudj 311m <§r)e=Scfjat5.'
Ritornello.
3@©U@ $à) toit mid? mit biv berloben in Sroigfeit,
Basso %$) mil mtdj mit bit: berttauen in ©evecfytigïeit,
nnb ©ert^t, in ©nabe unb 33armr;ert$igfeit. 3a im ©lauben toit idj midj mit bir bertoben, unb bu mirft bra §@3MK@ft erïennen. £>of. 2, i9.
Ritornello.
2 te iîirc£)c 3$ freue mid; im §®cten unb meine Seet ift
Totus frclicb, in meinem ©ott. Senn Sr ïjat midj angejogen
Chorus mit iîteibern beë |>et)l§, unb mit bem 9îotï ber ©ererî)= tigïeit gefleibet. 2Bie einen 33rautigam mit $riefter= licfyen Scfjmucf ge^ie^ret, unb trie etne SBraut in tarent ©efcïjmeibe berbet. 3$ freue mirî) im §©9î9t(SsJt unb meine ©eel ift frclit^ in meinem ©CïS:,Sef 61, 10.
2 (p. 3) Ritornello.
Kt/riftu§ %à) bin bein unb bu bift mein.
unb Su bift mein unb icf) bin bein,
bie tôircfye. Srotg fol bie Siebe fetyn. Bas. & Alt.
3 Ritornello.
2>ie Sîircfye 2Bie bin iifi bocfj fo Ijertjttcfj frot) ! Soprano ®a§ mein ©djatj ift ha% % unb O,
con 3 viole. 2)er 5lnfang unb i>aë Snbe.
ment de trois violes. Jésus l'interrompt: «Dans la maison de mon père il y a beaucoup de demeures»1, etc.; puis l'Eglise dit trois vers encore de la même strophe de choral, et Jésus prononce ces mots, tirés de l'Apocalypse : « Je viens bientôt». Le choral, transformé en dialogue, s'achève; les instruments jouent la ritournelle, les anges célèbrent le bonheur de l'âme que le Christ vient prendre pour fiancée, et le chœur céleste dit la joie et la magnificence des éternelles épousailles 2.
Alors, les vierges folles, deux alti, prennent la parole: elles empruntent à la deuxième épître de Saint-Pierre, pour exprimer leurs doutes, au sujet de l'avènement du Christ, et les vierges sages, deux soprani, leur répondent par un verset tiré d'une prophétie. Singulière entrée en scène, pour ces filles que lé récit évangélique a douées, sans les décrire, d'une mystérieuse beauté. Elles apparaissent, ici, comme des théologiens en querelle, qui bataillent sur les textes, s'éta-
1 36®U© 3" meineë SSateri §aufe finb uiel 2Bof)nun= Basso. gen, unb ic^ tuilï tuieber fomtnen, unb eudj 311 trttr
ne^mett auff bafj iïjr fetyb tuu icfy uitt, %ol). 14, 2, 3.
3)tc ^ïirrîje (5r tuirb ntid} bod) 311 feinem $reifj,
-Jluffïjeuen in baè ^arabeifj,
®e§ fïo^ff idj in bie £)anbe.
3@SU© %â) tomme Ibaïb, Cffenfr. 22, 20.
2 S)te .ftircfye 2lnten, îtmen,
tontm bu fdtjiine greuben^'rofjnc,
23(eiu nicfyt lange, Xeiucv tu art icf? mit SJerlangen.
Ritornello.
®ie Snget 0 tuaë fùffeê ffreuben Seuen,
2 Soprani £) tua§ greffe £>errtigfeit!
2Sel$e 2uft, rcirb ftet) erfyeuen, 2Benn naâ) btefer furtjen 3eit (p. 4) ^ ®SU© feiue 35raut mit 5prangen £>ehn3uf;oIen tuirb umfangen, %l$ ïein Cfjr gefjoret nid)t, Dïocïj gefetjn etn 2tugcn=8ietf;t !
§imlifd)er SBunne ! D SBonne! bie teiner gefjoret, Sfjor greube ! £> greube ! bie feiner gefefjn,
(Sïjre unb §erriigïeit tuirb ïjier getuâr/ret,
SBelcïje nidjt $âofern auff grben gefdfjefm, |>erfjen unb gungen oie jaurfjtjen fiir greuben, Qfreube bie etuig cou un§ nic^t tuirb frîjeiben .
LA MUSIQUE DU SOIR I77
blissent en quelque chapitre de la Bible, comme dans un camp retranché, d'où, armés de citations, ils accablent leur adversaire de preuves cherchées bien loin1.
La première strophe du choral Jesu, meine Freude, fait renaître en cette scène la poésie qui en avait été si étrangement écartée: les vierges folles assurent que le Seigneur ne viendra pas encore avant longtemps, elle se laissent aller au sommeil, et les vierges sages leur répondent par cette phrase, tirée du Cantique des Cantiques: «Je dors, mais mon cœur veille » 2.
11 est vraisemblable que la «symphonie pour les violes de gambe» qui suit ces paroles était une de ces «symphonies du sommeil», que les compositeurs du XVIIe siècle écrivent volontiers: en désignant les violes de gambe pour cet épisode, Buxtehude indique justement le coloris qui convient à ces tableaux, où l'on évoque, par des tons fort doux, et des rythmes aux ondulations égales, la paix des dormeurs.
« N'oublions pas que l'Eve de Milton disserte magistralement.
2 Sie Zij'o= 2Bo ift bie SSerïjetffung feiner 3uf.unfft ? 3)enn,
rid)tert nadjbcm bie 33atev entfdjCaffen finb, Meiïjt e§ afte§, frie
2 Alti. e§ bon îtnfang ber Greaturen getuefen ift, 2. Pet. 3, 4.
2)if fîtugen. 3)ie SBeiffagung ftrirb }a nod) erf iillet Itierben 311
2 Sopr. feiner 3eit, unb totrb nidjt auffcn Bïetben : o& fie aoer vtx=
îeucfyt, fo ïmrre iïjr. ©ie toirb gennBtidj fommert unb nid?t
berjieljen. f>ab. 2, 3.
Ritornello.
Solo. SiSfu meine yrreube,
9Jîeiner ©eeten roeibe,
3©îu meine $iet !
%à) ! mie ïang' a§ (ange !
3>ft bem .^ertjen ïutnge,
Unb berlangt nact) bit !
©Dtte§ Sctmm, mein ïïcàutigam, Dîjne bief;, fan mir auff (îrben,
9Udjte§ Iteèerâ werben.
Ritornello.
(p. 5) Sîie %.t)'o= S)et §ert îommet nodj lange rtic^t, SDÎattïj., 24, 48.
rtdjten. Saffet un§ ein wcntg fâ>Iaffen, unb eut tuenig fdjù«tt= 2 Alti mern, unb ein wenig bie §anbc sufammcntfjun, ba§ hnv ïuf)cn. Sbridjtt». 6, 10.
®ie .vHugen. 3$ fdjlaffe, afier mein £>ertj roacfjt, Cant. 5, 2.
2 Sopr.
L'air que chante un ange (soprano), après la symphonie, se rapporte d'ailleurs aussi à cet assoupissement que la symphonie a dû décrire: il commence par ces mots, «ah! pourquoi vojlez-vous dormir maintenant», et chacune des cinq strophes qui le forment se termine par cet ordre, « éveillezvous»1. Après ces vers, dont l'auteur n'est pas nommé,
1 Symphonia Viole de gambe.
Aria.
Snt Csngel. StcE» ! urne rooltet it)r mm fdjlaffen? SBoUet ifyr
Sopr. mm fdmardjen cin, Sa ber Uîicfjter fommt ,m ftvaffert,
2UIe, bie ntcfyt roadjenb fein ? (Shrigïett nadf) ber 3eit, Ê'tlt
ïjerju mit bottent Sauff, ©id)re ©eeten h>a$et auff.
Ritornello.
?ld) ! bie Saitty Inill nidjt meïjr orennen, Stlteê ©tau* 16en§=£)eï ift t) in ! $aum îatm m an mefjr (Stjriften ïennen ; Vlci) ! ermuntert bod? ben ©imt ! Sitgt bie ©cfyulb, ^auffet fmlb, Sie umofonft nodj ift 3U fauff, ©idjre ©eeten wacfjet auff. Ritornello.
3ttbem ift baê IDlardEt gefàCoffen, Unb ber 3tic^ter Brtc^t ben ©taï». SDann ift atte ©nab berftoffen, Unb eudj bleiï>t ba§ f>oI(en ©rat. 2Badjet bocï), toeit ma) naâ) ©Otte» ©nabemOet 3U fauff, ©idjre ©tinber toa= et; et auff. Ritornello.
2Bie ein 2}oget in ben ©triefen Siegt gefangen, et)
(p. 6) erl meint, ©0 hrirb eucf) fein %aq oeriïdfen, SMdjer foie
ein SBlitj erfcfjeint. #crt eë ïnalit, Sridjt unb fdjaltt.
3n bem fattt bie 2Qett 3U ï)auff, ©icïjre ©ùnber toadbet
auff. Ritornello.
Sloer %à) ! ïjter ïjilfft ïein toedEen, ©ingen, fagen nùtjt ï)ier nicf>t. ©cfjaut toie ©ott§* unb §otfem©cf;re= cïen ^i}mn, %iï) ! ïein 2iug auffbricï)t. îlef; ! idj fef), @. toigë SBefj Sttt 3U eucf) in boitent Sauff ! ©icï/re ©eeten wacfyet auff. Ritornello.
S5ie iîtugen. %â) f piaffe, aber ntetn §ertj triait, £>ofjet. 5, 2.
2 Sopr.
* 2>ie Snget 2)er SSrauttgam fommt, gefjet au% iï)m entgegen.
3 voci 7 2Rattïj. 25.
Instrum.
3)ie ^lugett. 28acf;et auff, rufft un§ bie ©timme, ber 2Bââ)ter
2 Sopr. è feïjr \)o§ an ber 3tntienr tofll$ auff b" ©tabt ^erufalem. 5 Violini. SJUttcrnadjt fjeift biefe ©tunbe, ©ie ruffen un§ mit f)el=
LA MUSIQUE DU SOIR I79
les vierges sages redisent: «Je dors, mais mon cœur veille,» et les anges, à trois voix, avec sept instruments, chantent: «le fiancé vient, allez au devant de lui». Les vierges sages leur répondent par la première strophe du choral de Nicolai, Wachet au/, chanté à deux voix, avec cinq violons. Les anges répètent: «Voyez, le fiancé vient,» etc.; les vierges sages, à deux voix, accompagnées de deux trompettes, font entendre le deuxième couplet du choral; le chœur tout entier, qui représente les anges et les bienheureux, proclame la joie du jour des noces, et la première partie du drame se termine par une Sonata.
Une Sonata se trouve, aussi, au début de la seconde partie. Les vierges folles demandent, aux sages, de Thuile pour leurs lampes: les sages refusent, et une ritournelle de trombones prépare à deux strophes où le soprano, accompagné de trois violes de gambe, montre en quelle incertitude est le sort de celui qui, au dernier moment, attend le secours de la grâce qu'il a méprisée pendant toute sa vie.
tem 'Bhmbe! ivo fenb iïjr ftugett ^ungfrauen. Sfiol auf ber Skautigam tommt. ©teïjt auff bie Samfcen neïjml. 2ltte= tuja ! -Diacïjt eucfj ï?ereit, 311 ber f>oâ)3eit. '^ifc ntitffet iJjm entgegen geïjn.
3)ie (Snget ©ieïje ber Srautigam fëntmt, geïjet- au* iïjnt entgegen.
3 Voci, & 5 Stromèt :
2)ie ftugen. ;gton ïjiht bie SBaiïjter fingen, ba.% £>et3 tfyut iïjr
2 Soprani fiïr greubcn f^ringen. ©ie tt>acf)et unb fteïjt ettenb» auff ! & 2 Trom. 3f)r 3fïeunb ïommt bout §tmmet torfidljttg, bon. ©naben betti. ftarcf, bon 2Baf)rï)eit ntaôtig. ^fjr Sicfjt toirb ï)etï, iïjr
©tem gef)t auff. 9lun ïomm bu Voertïje Sron, §Csrr (p. 7) S@fu ©otte§ ©oïjn ! §ofianna! toir folgen att 3utn $reuben=Saï)(, uub fyatten mit ba§ 203enbmaïjl.
Aria.
2)ie (Snget 2Bonne! Ser fjocf^eit' 2ag tft nun gcïommen !
uub ©eligen greube ! 3Berber6en unb ©terïjen ift tob !
ber ganije Siège iu £>i?Utfdjen 9ïoî)teu bu 9îo^t,
Chor : SBeldje nun etoig ben grontmcn entnommen.
iWun fliefiet) « \3ief1et) „ .,r.v- m . œ. 1. ' uub ° ' au§ îettù^er «Peut 'SBtr fheïjen) /3teï)en»
9JUt ftngen unb îïtngen 311m Rimmel ïjinein. Sonata
l8o DIETRICH BUXTEHUDE
Les anges chantent encore: «Le fiancé vient...» et les vierges sages répondent : «Je me réjouis d'aller dans la maison du Seigneur,» etc.
A ce moment, le Christ, accompagné de cinq instruments à cordes, chante les cinq versets du Cantique des Cantiques, qui commencent par ces mots : «Lève-toi, mon amie, et
viens, l'hiver est passé, le printemps est venu»1, etc.
Le chœur céleste et les anges expriment la joie et les sentiments d'adoration; un ange (alto) exalte la beauté de la «fille du roi»; enfin les anges et les vierges, à cinq voix, s'écrient Wonne, Wonne ùber Wonne, etc., et ces paroles vont former une sorte de refrain lyrique, dont la répétition
1 Sonata.
Tic %\o> ©eM un§ bon eurent Cet: 2)enn unfcr Samtoen
ridjten. berlefdjen. Mattt). 25, 8.
2 Alti.
3>te filugett. "JJidjt atfo, auff ba% nidjt une unb eudj georedje;
2 Sop. ©er)et aï>er ïjin jtt ben $t5Kjtnertt unb ïauffet fur eudj
fetfrft. H. v. 9.
Ritornello. Tromboni.
Soprano 2)ie,2B:lt er3ittert ot? ben %oiii, roantt einer ïiegt in
con bet leljten ÎJctjt, battit totï er erft fronttn toerben. ©mer
3 Viole de f d^afft btfj, bcr anber ba», feinet armen ©eel er ganij ber= gambe. gag, bietoeil cr lebt auff ©rben.
Unb toann er nidjt meljr teoen ntag, \o tfëbt er an cine greffe $iag, tvïl fidj erft ©ott ergeben: %à) fiirdjt fiir= roaïjr, bie ©ottlid) ©nab, bie er allait berfbottet ïjat, toirb fdjroertidj ob iïjm fdjwcben.
2>ie (Snget ®er 23rautigam fëmmt, getjet auê iïjm ent=
3 Voci & gegen.