‹ Dietrich BuxtehudeChapitre 22 sur 70 · PI · texte numérisé non relu

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Reprenez à A, jusqu'à B, puis passez à B' B' Adagio

Allegro B' Adagio

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Le premier ensemble est formé d'après ces motifs, diversement groupés:

Vul-ne- ra-sli,

Vul-ne -ra - sti cor meum,

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Vul-ne - ra - sti

LES CANTATES DE l68o à 1684

Vul - ne - ra sti cor nie - um

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So-ror,

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Vul -ne - - ra - sti

so - ror me - a spon-sa

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Vul - ne — ra

sti

Dans la plus émouvante de ces plaintes, Buxtehude a recours à l'intervalle de sixte descendante, dont la puissance expressive est bien connue des Italiens1 et des maîtres allemands de ce temps2.

Après ce trio, les violes jouent une courte ritournelle à 3/2, simple de mélodie, d'harmonie pleine, et d'un rythme qui berce.

Ensuite, comme dans les autres cantates, deux strophes sont chantées, par le premier et par le second soprano; après chaque strophe, il y a une ritournelle. Un troisième air est dit par la basse, avec accompagnement de trois violes et de l'orgue. Cet air n'est point, comme en d'autres œuvres du même groupe, une sorte de variation du premier air. Buxtehude cherche à y mettre l'animation de la musique dra-

1 Voyez Heu miser, dans YHistoria divitis de Carissimi.

s II emploie lui-même la sixte descendante dans son Klag-Lied cité plus haut. Cf. O anima mea, dans les Melismata sacra de J. Werlin (1644); les invocations Herr, sey mir gnâdig, dans Ach Herrl de Schop (Exercitia vocis ; 1G67); la phrase à plusieurs voix ne secundum peccata nostra, dans le Domine, ne secundum de Geist (Upsal, Tab. 84 : 33), etc.

matique; le chant est morcelé, et les violes en répètent les motifs entrecoupés1.

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vi-va, vi-va, (cordis voce clamo)

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Tantôt le chanteur suit la basse continue, tantôt l'abandonne, conservant, jusqu'à la fin, le ton scénique. Augmentée de la reprise des deux dernières mesures, jouées piano, la ritournelle commune aux deux autres airs reparaît encore ici.

Pour terminer, Buxtehude présente de nouveau le premier trio, en y joignant l'accompagnement des cinq violes : d'abord par des accords soutenus, puis par ce trémolo lent, dont il aime à mêler l'harmonie ondulante aux paroles qui émeuvent'2. A la fin, deux mesures sont ajoutées: les voix murmurent, encore une fois, cor, cor meum, et les violes donnent l'écho de l'extrême confidence.

Dans la septième cantate, Ad faciern, s'unissent cinq voix, deux violons, la basse, et l'orgue.

Le premier chœur, précédé d'une introduction, commence par ces vigoureuses invocations :

1 Le chant va jusqu'au mi grave.

2 Ce procédé est fréquemment employé, voyez le motet de C. Thieme Skapa i migh, Gudh, ett reent Hjerta (Upsal, Voc. mus. 35:23); le Dialogus de L. Busbetzky, E'bartn dich mein, o Herre Gott (Upsal, Tabl. 82: 3s); l'accompagnement du choral (So fahr ich hin) dans Ich kann nicht mehr ertragen diesen Jammer, de D. Eberlin (Upsal, V. m. i H. 54:4).

LES CANTATES DE l68o à 1684 2°3

S. 1 et 2 Voix

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