‹ Dietrich BuxtehudeChapitre 48 sur 70 · S=EE±E · texte numérisé non relu

S=EE±E

(VtOi.)

— se Violone avec le continuo

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L'harmonie donne au texte un commentaire ingénieux, dans la seconde partie de Xarioso par lequel commence l'épisode suivant.

Poco adagio

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Wie ei-ne Ro-se, wie ei-ne Ro ------- - se, in den Dor -

L AMOUR DE JÉSUS

Violone avec le continuo

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Wie ei-ne Rose. ei-ne Rose in den Dor - nen, so ist mei-ne

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Freun — — — — — — — — riin. meine Freun

La deuxième comparaison {Wie ein Apfelbaum unter den wilden Bànmen, etc.) est établie de même sur deux périodes, l'une qui tient du récitatif, l'autre (6/g) qui se déploie en contrepoint. Dans la dernière partie de la cantate, quelques phrases où la déclamation s'achève en mélodie, précèdent une péroraison où le soliste vocalise largement, et où les violons chantent avec ampleur.

La cantate Nun frenet ench ihr Frommen, que Robert Eitner a publiée1, célèbre aussi l'amour de la fiancée mystique. Les deux soprani, accompagnés des violons, expriment la joie de l'âme qui a retrouvé Jésus, en ce style clair et

i Cantaten des 17. imd 18. Jahrhunderts, supplément aux Monatshefte fur Musikgeschichie, 1884, p. 166.

facile, qui paraît en mainte composition de Buxtehude. Cette œuvre comprend une introduction, un duo, deux airs, et un duo terminé par un alléluia. Le musicien y est fidèle aux coutumes de ses contemporains : il y a des tenues prolongées sur la première syllabe de steter {mit steter Begier), sur le mot Ruh, et une modulation mineure habilement harmonisée évoque den traurigen Muth, interprétation inopportune, si l'on considère la phrase entière {du setzest in Jauchzen den traurigen Muth). Nous avons déjà signalé de semblables passages au mineur (p. 232), et c'est en raffinant sur ce procédé qu'Albert Schop avait écrit :

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Herr, sey mir gnâ-dig,

denn icli bin schwach l

- fi F —

Un air de trois couplets, précédé d'une Sonata pour deux violons et basse, Wenn ich, Herr Jesu, habe dich 2, nous enseigne que rien n'est plus à désirer ni à craindre, pour l'âme qui possède Jésus. C'est l'alto solo qui nous révèle cette béatitude, et il parait, à l'écouter, que le musicien en a considéré les joies avec plus de gravité que d'enthousiasme: sa mélodie est uniforme et resserrée; les redites y sont comme les retours de la méditation, et l'attachement à la tonalité, qui se manifeste par des cadences multipliées, y représente, sans doute, l'étroite fidélité.

gS^^jjlpg!

So

bist

du doch mein

1 Exercitia vocis, Hamburg, 1667, n° 2 {Ach Herr! straffe mie h nicht in deincm Zorn).

2 Upsal, parties séparées, 6 . 20.

L AMOUR DE JESUS

piano

Leben,

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So bist du docli mein Leben, So bist du docli mein Leben

C'est peut-être par symbole de cette constance dans la dévotion que Buxtehude écrit, sur une basse obstinée, les cantates Herr, wann ich nur dich habe hab' l, Quemadmodum desiderat cervus 2, et Jesu dulcis memoria 3. Dans les deux premières, qui sont chantées par des solistes, ce n'est point l'amour de Jésus, mais l'amour de Dieu, que le texte propose. La phrase énergique par laquelle le soprano commence, dans Herr, wann ich nur dich hab\ est reprise par les violons seuls,

Violons

^i=ds^

fc=fr

Herr, Hen ,

wan icli nur dich hab, so frag ich nichts, so

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frag

ich niclits, nach Him ------

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und Er -

den.

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