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et le thème principal est bien tracé.
PjEÊ^gEggj^Effe'È^ïg
Ténor icli such-te des Nachts in mei nem Bet - te
i Bibl. du Conservatoire royal de Bruxelles, Litt. G, n° 709. Je dois à M. Wotquenne, Secrétaire-Préfet des Études du Conservatoire royal de Bruxelles, d"avoir pu étudier cette œuvre, et je lui exprime ici toute ma reconnaissance.
Les deux voix le développent, tantôt ensemble, tantôt par des imitations, et les violons alternent avec elles, d'après les motifs mêmes qu'elles proposent. La vocalise que le compositeur écrit pour le mot Seele ressemble aux motifs qu'il emploie quand il nous dépeint les anges1, et la tierce diminuée qu'il place au début de ces mots «mais je ne le trouvai pas », nous rappelle une de ses prières les plus saisissantes.
1 &♦ jU. +. fit fâ. *-
a-ber, a-ber icli fand ihn nicht
Après que la musique a traduit, avec décision, «je veux me lever, et chercher par la ville celui qu'aime mon âme», et avec découragement
Adagio s- kA
B^^Éfe^j^ÉN
Ténor Ich such te, sucli te
Ténor A-ber ici) fand ihn nicht
et, après que l'orchestre a condensé toutes ces plaintes en un interlude où abondent les accords altérés et vacillants, le ténor se lamente encore dans un air à deux couplets. L'épisode qui suit ne manque pas de couleur : quand il est question des veilleurs de nuit, qui font leur ronde dans les rues, et auxquels on va demander s'il n'ont point vu le bien-aimé, deux hautbois, à l'unisson, jouent une mélodie monotone, telle que les veilleurs devaient en faire entendre alors2.
» Voyez plus haut, p. 020.
2 Heinrich Schûtz a donné le modèle de cette scène, dans la symphonie sacrée Wo der Herr nicht das H ans bauet, où le cornettino fait entendre un
L AMOUR DE JÉSUS
Adagio Wiichter J
lï=t==t-
2 Hautbois et b. c.
i vil
Un troisième air de ténor, dont le commencement est la transposition, dans le mode majeur, du commencement du premier air de ténor, précède le dernier ensemble (3/i Vivacé). Les chanteurs y célèbrent la joie d'avoir retrouvé le bien-aimé, en un duo dont le premier motif
Da ich ein we - nig, ein \ve - nig, ein we - nig
nous rappelle le motif d'un duo (o vis amoris) de la cantate Salve, Jesu, Patris gnate unice (voyez p. 344). On retrouve aussi, dans ce duo, le motif de Wie bin ich so trunken (voyez à la page 354), des vocalises d'où l'on tire de faciles développements, d'inévitables tenues, pour dire ich half ihn. Mais, dans l'introduction de ce finale se manifeste cette fougue, qui est propre à Buxtehude, et dont on ne se lasse point.
Yivace f
r m rR Ffi
B. c. avec le 1e1 violon.
la <?e partie 8va bassa.
appel répété ad imitationem cornu vigilis, quand on chante Wo der Herr nicht die Stadt bchùtet (Symphoniae sacrae, 3ter Theil, i65o, n« 3, vol. X de l'éd. des Sâmmtliche Werke par Spitta, Breitkopf et Hârtel). Ce passage est cité par M. Hugo Leichtentrilt (Geschichte der Molette, 1908, p. 346).
La cantate Wo ist doch mein Freund geblieben est désignée ainsi: Dialogus inter Christum et fidelem animant1. Deux violons, le fagotto et la basse continue y accompagnent le duo d'amour du soprano et de la basse. Dans les premières mesures que joue l'orchestre, on reconnaît assez facilement un thème que Buxtehude emploie souvent,
^Efe^EËËSEES.
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et dont le début est repris par le soprano 2.
La basse commence à chanter après que le soprano a déploré l'absence de son ami, en deux couplets, dont le second se termine par une cadence en sol mineur, tandis que le premier finissait en si bémol majeur. Ce chant de la basse, écrit presque entièrement à l'unisson du ccmtinuo, a peu de caractère, et cette première partie du dialogue n'est, le plus souvent, qu'un solo de soprano, accompagné. Par la suite, la basse devient plus indépendante: elle répond, avec tendresse, quand le soprano a dit Komm, mein Freund, in deinen Garten, et avant que les violons ne répètent la douce invitation. Certes, le soprano parle un langage plus séduisant ; il a déjà énoncé, et les instruments ont déjà multiplié la phrase de ses aveux, qu'elle ne cesse point de charmer,
(Komm, mein Freund, etc.)
Je
Wenn du un - ter dei-nen Schat-ten
et, auprès de son
lcli lieb dich
1 Conserv. royal de Bruxelles, G. 758. Le manuscrit porte cette indication Sum Nicol. Knùppel ; Dômit^ den 29. Octobr, 1729.
2 Au quatrième temps de la ire mes., il chante mi, fa, au lieu de re'péter deux fois ut.
L AMOUR DE JÉSUS
la déclaration de l'amant mystique paraît bien gauche et bien lourde.
B.c. Ich lieb dich, weil du midi lie - best
Cependant, quelques-unes de ses répliques ne sont pas dénuées de sentiment.
Du bist, scliônster, mei-ne Son -ne
■L. ^ > } } JUi-,
— tr-i — r —
Dir ist schon die sus - se
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Won-ne Und die Rub von mir be - reit, Komm mein Schatz
Quand, le dialogue achevé, les personnages ont disparu, les chanteurs, dépouillés de leurs rôles bibliques, disent quelle est la force de cet amour qui unit l'âme avec Jésus.
La quatrième de ces cantates, empruntées au Cantique des Cantiques, est écrite pour basse seule, avec deux violons et continua y sur ces paroles Ich bin eine Blume su Saron1. Les instruments annoncent, dans l'introduction, ce que la basse chantera tout d'abord,
i Lûbeck, A 3^, fol. -job1.
igggËëligllglEggËg^p^p
leli bin ei-ne Bluhrae zu Sa - ron, 211 Sa
Jttzt
ron, zu Sa
et ils développeront la progression dont le chanteur énonce les premiers termes.
Violons
und ei-ne Ro — — — — se, und ei-ne Ro —
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