‹ Dietrich BuxtehudeChapitre 54 sur 70 · V:zL · texte numérisé non relu

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enfin un allegro en style fugué 2.

Les trois voix et les deux violons sont réunis, dans la première strophe, les instruments augmentant l'harmonie de deux parties indépendantes, et tous procédant d'après même mesure. Dans les interludes, apparaît le mélange d'exaltation et de langueur que contient le cantique,

» Upsal, Tab. 83, fol. 146 ». Lùbeck, A 3y3, fol. 476. 2 Ces motifs sont tirés du cantique.

la péroraison d'orchestre se déploie avec la solennité tendre d'une marche de fiançailles'

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et Buxtehude a soin d'animer le chant par des exclamations. La deuxième strophe est chantée par le soprano solo; on y retrouve, sous les traits de la variation la plus libre, la figure du choral, et, sous la richesse de l'ornementation se découvrent des intentions expressives (la basse chromatique accompagnant Vor den Siùrmen; l'invocation répétée Jésus, Jésus). Les violons jouent ensuite la ritournelle (A) qui est placée après le premier chœur. Dans la troisième strophe, la basse interprète avec vigueur la rude poésie;

1 Le chœur vient de chanter : Gottes Lamm, me in Brâutigam, etc.

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les instruments répètent ses cris de menace, accompagnent d'accords grondants la vocalise violente qui est jointe à Tobe, Welt, wid springe, affermissent le chant {ich steh hier) , et en accroissent la signification par des accords suaves, lorsqu'on parle de repos, par de sourds murmures, quand le poète évoque les abîmes.

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