‹ Dietrich BuxtehudeChapitre 53 sur 70 · n.-.jfrEQ^g · texte numérisé non relu

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Dans les trois premières strophes et dans la cinquième (avec une légère altération), les deux derniers interludes sont identiques, et partout Buxtehude conserve (avec des variantes dans la septième, et dans la huitième strophe) la même forme à l'avant-dernier interlude qui prolonge heureusement le chant.

i«r Violon

Sopr. Von wegen sei-ner Ga-ben

Il y a quelques transformations dans le chœur même. Elles proviennent de ce que le musicien insiste sur certains mots ; il y double la valeur des syllabes accentuées (Nàhrung ; Christus), ou répète le mot une (ein Arzt; tins Grosse), ou deux fois (das Heil). Dans la dernière strophe, les violons joignent deux parties indépendantes aux quatre voix.

Les mêmes procédés sont employés dans Wàr Gott nicht mit uns dièse Zeitx. Aux deux premières strophes est adaptée la même musique, à quelques notes près. En ce cantique de supplication, le musicien a mis les tons et les accords qui conviennent

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Wâr Gott nicht mit uns

die - se Zeit

So (soll Israël sagen)

i Upsal, Tab. 85 : 4.

CHORALS

Après la première (A) et après la seconde (B) strophe, les violons jouent d'une manière fort touchante

n^-piÉêi^p^iifl

IJ J I 1 1 Pa

p=z=E^zrp=z=zi(=f=3

Jï I Vt-J-

et, quand il s'agit de faire comprendre, dans la troisième strophe, que notre âme a pu échapper au gouffre, comme l'oiseau échappe aux filets de l'oiseleur, le chœur, dégagé de l'accompagnement qui l'enserre dans cette strophe, interprète à la lettre les paroles.

Chœur

— I — =*r=t=: rt±^5

Strick ist ent — zwei,

und wir sind

frei

Avant le choral Walts Gott l, les deux violons et la basse, avec l'orgue, jouent une courte introduction; chaque phrase du chant est suivie d'un épisode instrumental, et, entre les strophes, il y a quelques mesures d'orchestre. Toute cette musique, harmonie des voix, ou intermèdes d'orchestre, se renouvelle, sans grand changement, dans chaque strophe. Buxtehude écrit d'ailleurs avec sentiment.

Walts Gott, niein VVerk ich las se Die Sonn Feyr-a

jè—*h

- bend meldt

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qe=fr-

Un Amen au thème fluide suit les six strophes du choral.

Le compositeur donne plus de variété au commentaire

i Upsal, Tab. 85, fol. 40e. Le texte du cantique O Haupt voll Blut und Wunden est appliqué aux premières mesures. C'est d'ailleurs la mélodie de ce choral qui est traitée ici.

CHORALS

d'orchestre qu'il tire du choral Erhalt uns, Herr, bei deinem Wort1; l'introduction est brève, et ne renferme rien de symbolique, mais les interludes qui se rapportent aux derniers vers de la strophe Verleih' uns Frieden gnàdiglich nous proposent des figures de lutte et de résistance (Es tst doch ja kein Andrer nicht, der fur tins kônnte streiten).

Sva bas'sa

ra i-

Dans la strophe où l'on demande à Dieu la paix pour le roi et pour ceux qui exercent le pouvoir, Buxtehude ne suit plus la mélodie qu'il a observée jusque-là: sa musique, indépendante, est riche d'images.

Chœur

Violons

Chœur

lit

êtalËÉfrtiËfe

— âî-F*=

Fried, Fried,

Fried, Fried

1 Upsal, Tab. 85, fol. 44è3 (Cf. 5o : 14).

Violons

Chœur

— I-r-t-^-p~tr-

Dass wir un - - ter ili - - - — nen,

ein gar ru - liig und

-*sé é â

Ij n ,

it

stil-les Le-ben

fûh

L] 'Amen qui termine ce choral est fort vif {allegro 3/2), mais écrit avec négligence *.

Pour le choral Herren war Gudk2, la même musique suffit aux différents versets. Une Sinfonia, dont le motif est formé des quatre premières notes du chant, précède le choral. Un Amen (6/4) le suit; il est composé à la manière d'un cantique, de phrases graves et peu développées, où le rythme est commun à toutes les parties, et les violons y jouent des intermèdes, comme dans le choral. La conclusion ressemble à la conclusion de la cantate Jesu meine Freud und Lust.

A — — — — — — — — inen, A — — — —

-#-*ta-H — *-

1 On y trouve des suites d'octaves.

2 Upsal. Tab. 85, fol. 43 b. La partition est datée du 8 juin il

CHORALS

D'autres chorals sont commentés avec plus de liberté. Dans le cantique Jesu, meine Freude1, Buxtehude prend les éléments d'une véritable cantate, avec Sinfonia, chœurs, airs et ritournelles. L'introduction est développée : elle comprend d'abord une fugue sur ce motif,

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avec conclusion à la dominante; en second lieu, un épisode de caractère harmonique;

Grave

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