‹ Dietrich BuxtehudeChapitre 59 sur 70 · OT - 0 Q · texte numérisé non relu

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Mais on s'éveille de cette béatitude en entendant le chant syllabique des couplets, et les accords détachés que les voix et les instruments forment, en répétant, dans la première strophe, le mot nichts, et dans les autres alï, sie, au/, et ich.

Enfin, aux cantates nuptiales dont nous connaissons la date, s'ajoute la cantate Drey schône Dinge i, composée pour soprano et basse, avec accompagnement de deux violons, violone et continuo. La Sonatina qui la précède est fort intéressante, et par la forme, et par le caractère. Le motif principal

i Upsal, Tab. 82: 35, fol. 1. Parties séparées, 5o : 9.

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d'abord répété trois fois de suite (la 2e fois piano), reparaît au début de Y adagio de io mesures qui, dans la deuxième partie de la sonate (16 mesures), se prolonge comme une rêverie.

Adagio

8va bassa Violone et b. c.

Viol.

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Quelques mesures & Allegro ramènent aux premières phrases, qui sont redites presque note pour note.

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CANTATES DIVERSES

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Les deux voix, accompagnées des violons et du continuo, chantent le commencement de la cantate. Ce duo servira aussi de conclusion, après que l'on aura entendu cinq strophes; la première est destinée au soprano, la deuxième, la troisième et la quatrième appartiennent à la basse, et, dans la cinquième, les deux voix s'unissent. Toute cette musique est fort joyeuse, avec simplicité. Dans les pièces en duo, les voix s'accordent, le plus souvent, d'après les usages de l'harmonie populaire;

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Drei sc!io-ne, scliône Din-ge sind, drei schô-ne, schône Din-ge sind

Drei sctio-ne Din-ge sind, die bei - de Gott und den Menschen wolil-ge-

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utzÉ:

436 DIETR1CH BUXTEHUDE

dans les couplets, la mélodie a des tournures de chanson,

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Schon-ste Ge-schop-fe ge bà-ret die Zierden, Fiil-let und stil-let die

Au - een Be - - eier-den

et dans la ritournelle, l'entrain d'une danse.

Les couplets de la basse commencent en ré mineur; quoique le rythme en soit un peu uniforme, ils plaisent, par la noblesse du discours, et par la variété qu'y mettent les réponses et les accompagnements de l'orchestre. La symphonie y est tantôt le miroir du chant (A), et tantôt la discrète armature qui en soutient les guirlandes (B) :

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