RÉPONSE ET PROTESTATION DE MG« L'ARCHEVÊQUE
Et cependant ce sont eux qui outragent, qui violent, qui égorgent la liberté !
Je ne crains pas de dire ces choses , et bien haut. Je me rends compte de mon caractère officiel et de la portée de ma parole. Mais, s'il en est à qui mon langage porte ombrage et qui estiment que j'abuse de mon droit, qu'ils me reprochent, s'ils se sentent le triste courage de le faire , d'avoir élevé la voix pour la défense de la liberté attaquée et outragée !
Dans cette maison , Messieurs , vous avez fait autre chose que de la défendre par la parole; vous l'avez sauvée, vous et tous ceux qui ont prêté leur concours à votre œuvre, prêtres, lévites, professeurs de Facultés, et les élèves eux-mêmes. Tous ont droit à notre reconnaissance. Ils ont lutté avec tant d'énergie qu'on n'a pu les vaincre. Il y a véritablement eu de la gloire pour eux à se relever si vite après les coups si violents qui leur ont été portés. On est bien fondé à saluer en eux les champions de la Uberté et de la foi , les vainqueurs de la bonne cause.
Ce qui doit nous consoler, c'est que cette maison vivra par cela même qu'elle personnifie l'union de la foi et de la liberté; cette double force la portera.
On cherchera peut-être encore à entraver le développement de votre étabhssement , à mettre en question son existence même; on se servira peutêtre contre lui, — je ne dis pas de la loi, émanation de Dieu, devant qui nous nous inclinons tous, —