‹ Dieu dans l'écoleChapitre 5 sur 34 · VIII DEDICACE · texte numérisé non relu

VIII DEDICACE

avons voulu faire ou continuer parmi vous: mettre Dieu dans l'école.

En attendant, mes ciiers fils, recevez ces pages du même cœur que je vous les dédie. Pourraije vous adresser encore des discours semblables? Pourrai -je reprendre auprès de vous le cours aimé des mêmes devoirs et des mêmes consolations? Le décret pontifical qui m'a imposé, hélas! un si lourd poids de sollicitudes ne me commandera-t-il pas un autre et grand sacrifice? Je tremble d'y penser, et je veux espérer encore. . .

Toutefois, si, contre tous mes vœux, ces lignes de votre père se trouvaient être un testament et un adieu, elles n'en seraient, j'en suis sûr, que plus sacrées pour vous. A défaut de la communauté de cette vie de religion et de cette vie de famille qui eût été le charme et qui fera le regret, l'inconsolable regret de mes dernières années, il restera toujours entre vous et moi, mes enfants, ce double lien auquel se rattachait Samuel, le jour où il déposait la judicature d'Israël : le lien de la prière que, comme lui, je me ferais un crime de briser : Absit a me hoc peccatum ut cessem orare pro vobis; puis le lien de la doctrine qui se trouvera perpétué par ces instructions : et clocebo vos viam bonam et reciam. (I Reg. xii, 23.)

Lille , ce 31 mai 1888, jeudi de la Fête-Dieu.

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