LES MILLE PAROLES
l'ji vain tu aligneras mille paroles en sentences retentissantes, elles ne Talent pas une seule sentence profonde qui donne la paix, ne fût-ce qu'à un seul homme.
Quand tu déclamerais cent de tes chansons en les faisant retentir bien
uu exposé fort remarquable de Thisloire de Tlnde et quelques inléreasaiils chapitres consacrés au bouddhisme. En 1859 parurent deux articles in>pirés du même esprit, une monographie de Max Muller, publiée par le Times, Mais l'œuTre la plus importante est sans contredit le livre si substantiel de Karl Friedrich Kœppen, intitulé : la Religion de Bouddha; c'est un manuel indispensable à tous ceux qui s'intéressent à ces questions. Nous regrettons seulement que l'auteur attribue à Bouddha lui-mcme, et non aux incertitudes d'une tradition séculaire, la confusion d'idées, l'obscurité qu'il remarque dans le système bouddhique. Nous ne partageons pas non plus l'opinion de ce critique sur le nrvant et toute la métaphysique du bouddhisme.
DU BOUDDHISME iei
htut, une aeule maxime de notre doctrine raudrait mieux, ne donnâtelle la paix qu'à un seul homme.
Celui qui triomphe de cent mille hommes dans la mêlée est sans doute un héros ; mais il est un héros bien autrement digne de renom, celui qui se dompte lui-même.
Ni dieu, ni Gandava, ni Mara, ni Brafama lui-même ne peuTent annuler le triomphe remporté sur soi-même par un pareil homme.
Immolez tous les mois mille victimes, immolez-les pendant des siècles ; tous ces sacrifices ne vaudront pas un moment de méditation intime, de pieux recueillement.
Tout ce que Tunivers peut offrir de sacrifices en une année, tout ce que disque homme peut immoler dans une vue intéressée, ne vaut pas le quart du religieux respect professé par un homme envers la vertu.
Celui qui est plein d'une piété respectueuse envers ceux qu^il doit révérer, celui-là sera riche de ces quatre biens : longs jours, beauté, joie, puissance.
Mieux vaut un seul jour de vie réglée et sage que cent années de vie folle et déréglée.
Mieux vaut un seul jour de volonté énergique et ferme que cent années de faiblesse, de mollesse morale.
Mieux vaut vivre un jour en songeant aux vicissitudes de la vie que cent années dans Tinsouciance et k légèreté.
Mieux vaut vivre un jour en cherchant la voie de l'immortalité, que cent jours sans y songer.
Mieux vaut vivre un jour en contemplant les hauts sonuuets de la loi, que cent années sans les contempler.