‹ Dieu Dans L'Univers: Essai Sur L'Action Exercée Sur La Pensée Chrétienne Par Les Grands Systèmes Cosmologiques Depuis Aristote Jusqu'à Nos JoursChapitre 12 sur 24 · CP CITES CE · texte numérisé non relu

CP CITES CE

« phénomènes dont luniversalité ne souffre aucune exception et que leur simplicité expose entièrement à notre vue (1) », à savoir les lois du mouvement. Maupertuis prétend en effet « déduire les lois du mouvement des attributs de la suprême intelligence (Ci) énoncer le principe universel sur lequel toutes ces lois sont fondées ». Ce principe, c’est celui de la moindre quantité d'action : « lorsqu'il arrive quelque changement dans la Nature, la quantité d’action employée pour ce changement est toujours la plus petite qui soit possible. » (3). A ce principe universel d’économie, de moindre dépense énergétique qui lui avait été suggéré par l’étude de la loi de la réfraction des rayons lumineux (4), Maupertuis attache une valeur métaphysique. Il conçoit la possibilité d’une physique déductive, fondée sur le principe de moindre action. reflet de la sagesse de Dieu :

« On ne peut douter que toutes choses ne soient réglées par un Etre suprême, qui, pendant qu’il a imprimé à la matière des forces qui dénotent sa puissance, l’a destinée à exécuter des effets qui marquent sa sagesse, et l’harmonie de ces deux attributs est si parfaite, que sans doute tous les effets de la Nature se pourraient déduire de chacun pris séparément, Une Mécanique aveugle et nécessaire suit les desseins de l’Intelligence la plus éclairée et la plus libre, et si notre esprit était assez vaste, il verrait également les causes des effets physiques, soit en calculant les propriétés des corps, soit en recherchant ce qu'il y avait de plus convenable à leur faire exécuter (5). »

(1) Œuvres, p. 21.

C)PIbid p.26:

(G)NTbDId Sp 42;

(4) Voir Accord de différentes lois de la nature, qui avaient jusqu'ici paru incompatibles. Œuvres, IV, 19. On attribue au géomètre français Fermat (1601-1665), l’énoncé moderne du principe de moindre action. Cf. G. Mocn : La relativité des: phénomènes, p. 215. \

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