‹ Dieu dans la natureChapitre 105 sur 167 · LIVRE 111. — L'A M -J · texte numérisé non relu

LIVRE 111. — L'A M -J

Devant cet éloquent exemple du courage et de la persévérance, — non pas du courage excité par une animation du système nerveux, par la colère ou par Tappréhension du danger, par l'odeur de la poudre ou par la musique militaire, car dans ces cas spontanés, nos adversaires pourraient invoquer la sensation, — mais d'une énergie qui se soutint pendant seize ans sans être affaiblie par les revers, mais d'une volonté qui suimonla tous les obstacles, et domina la matière comme elle avait dominé le corps de Palissy lui-même et toutes les affections du sang; devant ces exemples, disonsnous ; devant toutes les gloires de notre famille pensante , devant les héros de la pensée, devant tous ces flambeaux qui se consumèrent en brillant sur la tête des générations, devant les palpitations du cœur de Thumanité et devant les hauts témoignages de sa conscience , de quel front vient-on accuser la volonté d'être une illusion et la force morale d'ôtre une esclave? De quel droit ose-t-on nier l'énergie indépendante et le caractère dominateur de ces âmes bien trempées ? Sous quel prétexte réduit-on la puissance de ces grands cœurs aux conditions physiologiques de l'être corporel ou à l'impulsion des circonstances? Et comment pousse-t-on la fantaisie jusqu'à poser en principe « que nos résolutions varient avec le baromètre? »

(lier. Un grand nombre d'autres types pourraient être présentés en faveur de l'indépendance et de la force de la volonté. Noua nous sommes étendu sur la vie de Palissy, parce qu'elle est l'un des plus éloquents exemples à opposer à la théOrie de nos adver« saircs.

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