‹ Dieu dans la natureChapitre 26 sur 167 · DB L'INTELLIGENCE DANS LES LOIS · texte numérisé non relu

DB L'INTELLIGENCE DANS LES LOIS

qu'on le Yoit révéler enfin pourquoi, sous Tinfluence perturbatrice du Soleil, le moyen mouvement de notre satellite s'accélère aujourd'hui de siècle en siècle et doit plus tard se ralentir, pourquoi la ligne des nœuds de la Lune accomplit sa révolution, d'un mouvement rétrograde, en dix-huit ans, et pourquoi le périgée lunaire accomplit la sienne, d'un mouvement direct dans un peu moins de neuf ans*, etc. Non-seulement, en un mot, ce remarquable principe satisfait à tous les phénomènes connus, mais encore il permet souvent de découvrir des effets que Tobservation n'avait pas indiqués; de telle sorte qu'on pourrait établir, a priori, la constitution du monde par l'analyse, et n'emprunter à l'observation que les quelques points de repère dont les géomètres se servent sous la dénomination de constantes dans leurs calculs. — Tout, dans l'univers, marche donc par une organisation admirable de simplicité, puisque les mouvements, en apparence les plus compliqués, résultent de la combinaison d'impulsions primitives avec une force unique agissant sur chacune des molécules de la matière ; seule force, par conséquent, pour ainsi dire, dont le Créateur ait con-

* îl est curieux que Clairaut, trouTant par le calcul une pé* riode de dix-huit ans au lieu de neuf» déclarât insuffisante, pour le cas actuel, la gravitation inverse du carré de la distance ; et que ce soit précisément un naturaliste, Buffon, qui, persuadé que la nature ne pouvait avoir deux lois différentes, ait insisté pour persuader le géomètre à revoir ses calculs. Après un nouvel examen, Clairaut, reconnut, en effet, que sa première assertion reposait sur und erreur. Il avait négligé, dans les séries, des termes qui n'étaient pas négligeables.

48 LIYUE I. — Ik FOUCE ET LA MATIÈRE.

slamment 5 s'occuper. Mais aussi, quel développement de puissance que cette production incessant< de forces dont Tcxistcnce n'est pas essentiellement inhérente à celle de la matière! Oh! combien doit ôlre vigilante la main éternelle qui sait, d'instant en instant, renouveler de pareilles forces jusque chez les plus impalpables atomes des astres sans nombre assujettis à peupler les régions infinies de l'immensité I N'est-ce pas le cas de dire, avec !e roi prophète, en s'inclinant devant tant de grandeur : Cœli marrant gloriam Deiî »

Depuis Newton et Kepler, nous savons que l'univers est un dynamisme immense, dont tous les éléments ne cessent d'agir et de réagir dans l'infinité du temps et de Tespace, avec une activité indéfectible. C'est la grande vérité que l'astronomie, la physique et la chimie nous révèlent dans les éclatantes merveilles de la création.

Tel est le sublime spectacle du monde ; telles sont les lois qui constituent son harmonie. Or, par quelle perfidie de langage ou de raisonnement les matérialistes traduisent-ils ces faits en leur faveur et parviennent-ils à en conclure l'absence de toute pensée divine? Voici les arguments inscrits en gros caractères dans un catéchisme du matérialisme, dont la couleur scientifique en a imposé à un grand nombre, dans le livre Force et Matière :

« Tous les corps célestes, grands ou petits, se conforment sans aucune répugnance, sans exception et sans déviation, à cette loi inhérente à toute matière et à toute particule de matière, comme nous

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