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0 Vous, que V Histoire de Paris et même P His* toire de France célèbre comme une des Gloires de la Patrie, j’aurai.... le courage, que vous me rendez facile, de vous nommer à la tête de mon livre :... au risque de scandaliser la Capitale et même la France entière que vous
DIEU
sauvâtes, à la lettre, longtemps avant Jeanne d’Arc, et qui Vous ont oubliée et calomniée comme elle :
Gallicœ Custos,
Genovefa Gentis!
Office de sainte Geneviève.
Du haut du Ciel, Vous voyez Clovis à vos pieds Vous invoquer comme le soutien de son empire :
Sublimis areà, cernis ut ad tuos Sternit recumbens se Clodoix pedes :
Tuumque Francis, Diva, poscit Præsidium columenque rebus.
Car Vous êtes, puisque Vous fûtes, le Représentant de Dieu devant Paris , et par conséquent celui de Paris devant Dieu.
Ap rès la Vierge de Louis-le-Juste et le saint Michel de Louis-le-Grand , Vous présidâtes la première à la fondation de la France comme à ses destinées.
Clovis a été converti par Vous avant de l’être par sainte Clotilde.
Saint Louis n’est venu qu’après Vous et sans doute par Vous.
Votre nom, votre intercession, votre puissance se trouvent aussi mêlés à tous les malheurs, à toutes les révolutions, et par conséquent
IIÎ
à tous les bonheurs , à toutes les restaurations, à tous les saluts de Paris :
Virgo, Decus Patriæ,
Spes, Salusque Galliæ.
Pros.
Les rois de France Vous ont adoptée, Vous ont pour Patronne et pour vengeresse spéciale ; et votre Berceau à la campagne , comme votre Cloitreet votre Tombe à la Ville (*), semble avoir été incessamment l’Etoile des leurs.
Les Fidèles de Paris se rappellent à vos Vêpres ces paroles remarquables du Roi David :
Dieu nous garde en nos sorties, et en nos arrivées :
Non det in commotionem pedem tuum Do-
minus custodiat Introitum luum et Exitum tuum.
Et à Tierce: Le Seigneur relève ceux qui sont brisés :
Erigit Elisos.
Et à Laudes : C’est Vous qui nous délivrez de tout mal :
Quia tu es qui Libéras ab omni malo.
(*) N anlerrc et Saint-Cloud, et mêmeNeuilly, se touchent, comme le Palais-Royal de Clovis et l’église Sainte-Geneviève du Muni) et l’on enterra l’humble Bergère, à côté de Clovis le lier Sicambre, dans la vieille cathédrale de Paris, sous l'invocation de saint Pierre cl de saint Paul.
DIEU
Ne vouliez-vous pas prévenir jusqu’à nos dernières et royales douleurs?
Nostra tu foves Lilia :
Regem servasà funere.
Vitæ, mortiset arbiter, Vitam donas et adimis.
Dum Principis periculo Gallus tremens expalluit,
Dextræ tuæ miraculo Tam carum Cap ut debuit.
Les plus grands rois de France, ou les meilleurs, furent précisément ceux qui Vous furent les plus fidèles et qui Vous invoquèrent le plus solennellement dans les périls de l’Etat (4).
Testis modeslæ gtoriæ Virginia,
Cui prona flectit regia civitas Caput superbum, cui tremendi Subjiciunt sua sceptra reges (*).
C’est par Vous qu’ils se convertissent, et qu’ils convertissent les nations et leur font élever des temples au vrai Dieu :
Subruit per te simuiachra Divum Ponit et Christo Clodoveus aras ;
.lamque calcato Jove , subdit alto,
Sceptra Tonanti.
C’est par Vous que l’Etat agité devient tran-
(1) Voyez à la fin.
(*) Office de Sainte-GeneYiéve des Ardens,
(]inlle : Non fuit qui perturbant Israël postmorlem ejus annis multis. Judith,, 16.
C’est sans Vous et comme en votre absence <|u il est troublé (2) :
l>ieu lui-même ne semble plus au milieu de nous (3) lorsque Vous avez cessé d’y être.
Ou, du moins, il n’est plus représenté que |>ai ses Calamités — Salutaires :
Nos jeunes hommes sont moissonnés comme les vieillards, et leurs cadavres s’entassent, comme les wagons enflammés de leurs fêtes ;
Plagàquot senes inflictà,
•J ui eues quoi messuit!
En continuis premuntur
Furicra funeribus :
Laboranles obruuntur
Fossæ cadaveribus.
Dura nos, Deus subire
Facis, F index scelerum.
O Sainte! que toute votre Ville, enfin désaveuglée, revienne à Vous , à votre Temple, relevé de nouveau, comme il le fut un moment (celui de la gloire de l’Empire) :
Omnis accurat rea facla voli Civitas, sectam celebrare luceni, Teque servatos Genovefa dicat Auspice cives.
(2 et 5) Voyez à la fin.
DIEU
Et, dans cette vue, daignez voir d’un regard protecteur des Livres que nous offrons à la France, comme nous lui offririons notre vie, et où nous ne craignons pas d’annoncer, sur la foi du Dieu qui nous inspire, que la France n’aura jamais de gloire et même d’existence propre, que lorsque son Roi, quel qu’il soit, Vous rendra votre Temple, à votre Dieu son Calvaire du Mont-Valérien, son Dimanche, et son droit de Présence réelle les jours de la Fête de son nom dans les rues de la Capitale de la France Très- Chrétienne!