AUTOPSIE DU DUC D ORLÉANS
« On nous communique les détails suivants auxquels on peut ajouter la plus entière confiance. On verra que le prince est mort d’un écrasement de la tète. Dupuytren appelait ainsi, dans ses leçons cliniques, les lésions physiques les plus graves et les plus compliquées.
« En effet, cette lésion comprend la contusion, la déchirure, la rupture, la fracture. On peut ajouter ici la luxalion, c’est-à-dire l’écartement des sutures. Le prince a donc offert toutes les lésions physiques possibles de la tête.
DIEU
« Ces écrasements sans division de la peau sont ordinairement produits par le choc d’une poutre, d’une grosse pierre, par le passage sur la (ête d’une roue de voiture trèslourdement chargée, des trains et des caissons d’artillerie, par la chute des chevaux sur leurs cavaliers, et surtout par les boulets de canon qui frappent obliquement la tète. Les chutes produisent aussi de pareils désordres quand elles sont faites d'un lieu très-élevé et qu elles portent d’abord sur la tête. Or, la voiture du prince èlait très-basse ; il a donc fallu qu’une très-énergique impulsion lui ait été imprimée, car le poids seul du corps tombant de celte hauteur ne peut donner la raison de tant de fractures, d’un si complet écrasement.
« Il faut meme que les deux forces aient été dirigées de manière à faire supporter à la tète la presque totalité du
choc j ou bien il faudrait supposer une fragilité extrême des os, comme celle qui a été offerte par le crâne du malheureux Bennali.