‹ Dieu et science: essais de psychologie des sciencesChapitre 10 sur 59 · X PREFACE · texte numérisé non relu

X PREFACE

une trentaine d'années pour la fin du xix^ siècle, sont actuellement des faits accomplis au regard de la science. .Niais leurs ])artisans désemparés cherchent à cacher au public toute Tétenduc de leur défaite. L'intérêt suprême de mettre fin à l'anarchie intellectuelle, provoquée par leur triomphe passager, exige donc impérieusement que Ton fasse éclater tout entière la nullité scientifique de ces doctrines, afin de préserver l'humanité du naufrno'e dans la barbarie la plus sauvage. Ce n'est même pas aux cavernes que l'anarchie actuelle menace de ramener l'homme, comme le proclament déjà avec résignation des philosophes plus lettrés que savants, mais aux tanières et aux marais ; car les habitants des cavernes, ainsi que le montrent les découvertes paléontologiques les plus récentes, possédaient un culte des morts, inspiré par l'espoir d'un au delà et par la crainte des esprits supérieurs qui dominent l'homme. (Voir ch. V, ^ 7 et ch. VI, ^ i.)

Les philosophes spiritualistes, mieux éclairés, commencent à entrevoir les périls dont l'anarchie universelle des esprits, plus encore que la formidable organisation de l'anarchie agissante, menace le monde civilisé, et, presque instinctivement, ils cherchent le salut dans le retour à Dieu et à la religion. La haine vouée par les anarchistes du monde entier à la religion chrétienne et surtout à l'église catholique, indique clairement aux ])hilosophes le plus sûr moyen de les combattre.

Par une heureuse intuition, les philosophes spiritualistes ont compris cju'un rapprochement avec la

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