‹ Dieu et science: essais de psychologie des sciencesChapitre 35 sur 59 · ji) t.OKI'S. AME ET I-Sl'RIT · texte numérisé non relu

ji) t.OKI'S. AME ET I-Sl'RIT

la moindre pression exercée sur ces vessies aurait provoqué des sifflements épouvantables.

'< Si tous ceux qui participent à des séances du spiritisme s'entouraient de précautions analogues, on peut être sûr que ni Home ni ses semblables ne seraient en état de réussir le moindre tour de force. Mais la précaution la plus importante, dans un pareil milieu, consiste à n'avoir confiance en personne, et à se méfier le plus possible, même de ses propres organes. Le plaisir de se moquer du voisin et de l'induire en erreur suffit souvent pour devenir complice de l'opérateur. 11 ne faut pas oublier non plus que les gens animés des meilleures intentions, mais croyant aveuglément au.v miracles du spiritisme, n'hésitent pas à prêter aide au médium, à seule fin de convaincre les sceptiques. La présence des femmes contribue beaucoup aussi au succès des séances de ce genre, qui seraient bien vite abandonnées, s. les spirites des deux sexes cessaient de se réunir ensemble.

'< En terminant, je me permets d'adresser aux fervents du spiritisme un avis charitable. Les médiums ont pris depuis quelque temps l'habitude de laisser des mémoires posthumes, dans lesquels ils raillent impitoyablement leurs adeptes et décrivent les moyens très simples dont ils se servaient pour produire leurs etïets les plus merveilleux. La pensée de passer à la postérité par la voie des mémoires d'un Home suffira peut-être à refroidir l'enthousiasme d'un bon nombre de néophytes.»

La publication du protocle et de mon étude, Le spirilisnir ih-zwii la Siii')u\\ dans les journaux de Saint-Pétersbourg', produisit une certaine sensation en Russie et une véritable émotion en Angleterre, où le spiritisme, sous toutes les a formes, conservé le plus de fidèles.

La presse anglaise m'attaqua vivement. Quelques organes

I. L' Illustration uuiferselle russe décrivit en détail la séance du lu mars 1871. en y joignant un dessin très exact, représentant les huit personnes autour delà table en verre.

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qui, comme le Standard, avaient compris la vraie portée de l'échec subi par Home, déclarèrent que, pour sauversa réputation, celui-ci devait se soumettre à lexamen d'une commission desavants anglais, afin de se disculper desaccusations portées par Cyon, devenu a thorii in thc sidc of thc spi^ rits. Harcelé de tous côtés, Home y consentit. Une commission se réunit, dont faisaient partie, entre autres, l'astronome Higgins, le chimiste Crookes, et, je crois, Alfred Walace, le célèbre zoologiste. Autant que je sache, aucun protocole ne parut alors ; j'ignore donc les détails de la séance. Mais, dans une lettre publiée par le Tinics, Higgins se déclarait incapable de donner l'explication des phénomènes étranges dont il avait été témoin.

C'est Crookes, on le sait, qui introduisit le premier la photographie dans l'évocation des esprits. Alfred Walace, l'évolutionniste rival de Darwin, fut aussi un des propagateurs les plus zélés du spiritisme. Dans son volume, Ls miracles et le ni()dcr)ic spiritualisme, dont une grande partie est consacrée aux exploits accomplis par Home, W'allace passe complètement sous silence la mésaventure de ce dernier devant la commission scientifique de Saint-Pétersbourg. Je n'y trouve pas non plus d'allusion à la séance qui eut lieu à Londres en 1871. Par contre, à la page 223 de l'ouvrage, s'étale cette audacieuse affirmation : La vie de Home a été l^ublique dans une large mesure... Durant vingt ans, il a été exposé à l'àpre examen et à la suspicion, jamais calmée, d'eiKiuétcurs innombrables; cependant nulle preuve de tricherie n"a jamais été donnée, et nul fragment de machinerie ou d'appareil jamais découvert', m

Dans les innombrables écrits desspirites où je fus violemment pris à part, on a toujours soigneusement évité de mentionner les détails de notre séance. Hvidemment, on craignait dattirer l'attention sur la table en verre et les autres

1. Traduction fran(,\ti>c. Pans, librairie des Sciences psychologique».

moyens imaginés par moi pour rendre impossibles les fraudes des médiums. Dans ses [luidcnts of niv li/c, Home, à ce qu'on m'a assuré, ne fait aucune allusion au plus grave « incident i^ de sa vie.

Deux ans après, en i'>73. Douglas Home revint à Pétersbourg Tchebyschef, l'ayant rencontré, lui proposa de donner à 1 ancienne commission les deux séances qu'il était resté lui devoir. Home accepta avec empressement, mais à la condition expresse que Cyon n'y assisterait pas. « Cyon est antipathique aux esprits, qui iamais ne paraîtront en sa présence >/, expliqua-t-il. Dès lors, Tchebyschef et les autres membres de la commission préférèrent s'abstenir. Cette ridicule échappatoire n'empêcha pas Home de gagner à la cause spirite un autre savant, M. Wagner, professeur de zoologie à la Faculté des sciences, évolutionniste passionné comme W'alace.

Je dois reconnaître que je n'ai pas été le premier à démasquer Home. Aussitôt après la publication de mon article sur la séance du lo mars 187 1, le général comte Fleury, ancien ambassadeur à Pétersbourg, me fit communiquer par le Dr Pelikan les détails d'une séance à Compiègne, où il avait réussi à prendre Home sur le fait. A cette séance assistaient l'empereur, l'impératrice, la princesse de Metternich et quelques autres intimes de la cour. Autour de la table, Home avait à sa gauche 1 impératrice Eugénie, et à gauche de celle-ci se trouvait Napoléon III. Le comte Fleury, assis en face de Home, fut frappé de l'insistance avec laquelle ce dernier dirigeait la conversation de manière à ce que l'impératrice fût obligée de rester constamment tournée vers l'empereur, pour lui poser des questions.

Soupçonnant quelque tour de passe-passe, le général Fleury demanda la permission de se retirer ; il sortit par la porte située à droite de la table, mais il rentra inaperçu par une autre porte, qui se trouvait derrière Home. Il vit alors celui-ci entr'ouvrir la semelle de sa bottine droite, laisser

quelques instants son pied nu sur le marbre du sol, puis subitement, par un mouvement rapide et d'une agilité extraordinaire, toucher avec ses doigts de pied la main de 1 impératrice qui sursauta en criant : '< La main d'un enfant mort vient de me toucher ! u Le général Fleury, s^avançant alors, dévoila ce qu'il avait vu. Le lendemain, Home futembarqué à Calais, sous la conduite de deux agents : la consigne était de tenir l'incident secret.'

Par hasard, je rencontrai Home pendant l'été de 1876 dans une pension à Clarens, où la malice d'une Américaine de ses amies en fit mon voisin de table. Malgré son pouvoir surnaturel, il ne me reconnut pas et m'adressa quelques paroles banales. Quand, après le dîner, son amie vint à prononcer mon nom, il faillit s'évanouir et se plaignit qu'elle lui eût présenté « son pire ennemi, qui avait cherché à le déshonorer publiquement ».

Home mourut dans l'oubli six ou sept ans plus tard.

En somme, la retentissante façon dont la commission de Pétersbourg réussit à démasquer lessupercheriesdu créateur des pratiques spirites n'a nullement empêché le spiritisme de faire des ravages jusque dans le monde de la science, ctde gagner des adeptes de la valeur scientifique d'un Crookes et d'un W'allace.

Quoi détonnant alors que les fameuses séances, où tant de savants professionnels en Italie et en France se sont laissé duper par un vulgaire médium comme Eusapia Paladino sans parvenir à dévoiler ses artifices, aient tant contribué à propager la superstition spirite dans les milieux intellectuels, même parmi les professeurs de l\icultés et les académiciens? 11 aurait suffi pourtant d'avoir recours une

I (^n .« .ittirc mon .Htcntion sur un récit de cette aventure f.iit il y a ilucKiuos annëes par la princesse Mottcrnich et public Jan»» une petite Revue hcbdoni.idaire n Die Woclie » p.iransant à Vienne. La princesse assista à la séance de Conipic^ne ; son récit, sauf queli^ucs détails sans importance, est identique à celui que m'a fait le général Fleury.

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seule fois n une table en verre pour réduire lùisapia n riuipuissancc.

H — Unr St'jfur ilhvpnotisnw à Moscou.

Malgré leur différence apparente, le spiritisme et 1 hypnotisme reposent sur le même principe psychologique, la suggestion ; principe vieux comme le monde, puisque Eve en fit jadis la première application. C'est toujours le même jeu : les plus malins et les plus roués, sinon les plus intelligents, suggestionnent les naïfs et les crédules, au moyen de subterfuges divers.

Au début du mouvement, lorsque l'hypnotisme s'introduisit dans quelques cliniques, le plus souvent ce n'étaient pas les médecins qui hypnotisaient les malades, c'étaient plutôt les malades qui se moquaient des médecins.

Je ne veux pas insister ici sur les pénibles épisodes qui marquèrent la naissance de l'hypnotisme médical. Je raconterai seulement une curieuse séance d'hypnotisme, donnée à Moscou devant une assemblée de médecins et de professeurs

de la Faculté par un M, F qui, pendant l'hiver de 1886-

1887, faisait sensation en cette ville par ses prétendues cures merveilleuses. C'est sur la demande de mon ami, le célèbre publiciste Katkof, que je me rendis à cette réunion, dont j'écrivis le lendemain un compte rendu dans la Gj{i'ttc de Moscou.

'< Hier soir a eu lieu au musée polytechnique, en présence de professeurs de 1 Tniversité. de médecinsetde représentants de la presse, une séance au cours de laquelle M.lv ..n devait exécuter diverses expériences d'hypnotisme et de mentévisme (?), et guérir une malade atteinte de cécité complète d'un œil et de daltonisme de l'neil opposé.

« En ouvrant la séance, le président annon(,'a que la commission de cinq membres, élue précédemment pour étudier ^es phénomènes produits par y\. F... n, s'était acquittée cons-

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ciencieusement de sa mission. 11 présenta ensuite l'hypnotiseur à l'assemblée, tout en exprimant le regret cjue plusieurs savants n'eussent pas répondu à l'invitation .

«M. F....n, un homme de trente-cinq ans environ, d'une physionomie insignifiante, porte des lunettes foncées, qui cachent complètement ses yeux. On sait ijue le regard joue un grand rôle dans l'évocation des phénomènes dits hypnotiques ; aussi le port de ces lunettes nous a-t-il surpris.

« La malade dont on nous avait promis la guérison ne s est

pas présentée. Mais F n déclara impertubablement qu'elle

serait guérie vendredi prochain, avant sept heures du soir. Il fit savoir ensuite qu'il avait suggéré la veille à un étudiant de se rendre à 7 heures 1/4 au musée polytechnique, d'y demander le Dr P., et de le prier d'être son introducteur dans la salle où se tenait la réunion. A l'heure dite, oh, miracle! l'étudiant arrive eflectivement et est introduit dans la salle. M. F....n avait suggéré déplus au même étudiant de se présenter devant lui une heure après son arrivée, de le prendre par la main, de le conduire auprès du professeur Ch , et de demander à ce dernier des explications sur les phénomènes d'hypnotisme. L'heure fixée ayant été dépassée depuis un quart d'heure et l'étudiant, abs(^rbé par une conversation avec ses voisins, ayant probablement oublié la suggestion, F....n reproduisit le miracle bien connu de .^Lihomet. qui ne pouvait, malgré ses efforts, faire venir la montagne à lui: il alla lui-même chercher l'étudiant, le prit par la main, et le fit asseoir à son côté dans la chaire.

'< QueKiues minutes après, l'étudiant, accompagné de F ..n, descendit de la chaire, s'approcha du professeur Ch. et lui dit la phrase qui lui avait été suggérée la veille V ...n fit ensuite asseoir l'étudiant dans un fauteuil, et alors commença la véritable séance qui se prolongea pendant pliisd une iieure. Séance de vjuoi? Nous serions bien embarrassé de le dire. N'assistant à la réunion qu'en qualité de simple représentants de l.i presse, nous ne pouvcms que transmettre

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fîdèleinenl ce que nous avons vu et taire part de n(^trc impression Kt celte impression est que toute la séance se réduisait à habituer 1 étudiant à l'obéissance. Sous ce rapport le succès fut complet et, quoique nous n'approuvions pas le ton cassant sur lequel le pédagogue F n donnait ses ordres, nous

devons reconnaître que l'étudiant y obéissait ponctuellement.

» \\)us dormez. Dites que vous dormez ! Vous entendez? « Dites que vous dormez ! // lui criait F ...n. — « Je dors », répétait létudiant. — «Levez le brasdroitetbaissezle gauche 1 « Vous entendez 't Exécutez immédiatement mon ordre 1 » Et létudiant exécutait. Les professeurs, les médecinset les représentants de la presse, les premiers surtout, étaient en extase devant ce prodige.

'< Nous n allons pas énumérer ici tous les ordres de F — n auxquels le sujet obéissait avec une docilité à rendre jaloux tous les inspecteurs des étudiants. Citons-en seulement quelques-uns, parmi les plus curieux : « Comment vous appelez- "'' vous?Q.uelâgeavez-vous? Je vousordonnede vousappeler « Stépanoff; vous avez cinq ans ! M'entendez- vous ? Vous « vous appelez Stépanoff et vous avez cinq ans 1 — J'ai cinq « ans et je m'appelle Stépanoff», balbutie l'étudiant. « Jouez « avec cette poupée (lui offrant un crayon). Entendez-vous ? « C'est une poupée I — Oui c'est une poupée 1 — Riez ! » L'étudiant sourit. « Pleurez I // L'étudiant fait une mine triste Des miracles !

» Vous avez neuf ans, vous savez écrire ; écrivez votre '' nom, en gros caractères 1 // L'étudiant écrit, ^r A présent. <c vous avez vingt ans; écrivez votre nom. » Voilà qui est fait. '' A présent, vous avez soixante ans, vos mains tremblent ; '< écrivez votre nom. » Les mains de l'étudiant se mettent à trembler et il écrit son nom. « Vous avez cent ans, vous « avez cent vingt ans ; écrivez votre nom. » L'étudiant écrit encore son nom. et tous les assistants, professeurs, médecins, représentants de la presse, de reconnaître aussitôt les écritures d'un vieillard de cent, puis de cent vingt ans, et de

tomber en extase devant la puissance étonnante de F....n.

« Vous avez froid, vous tremblez, relevez donc votre col ! m L'étudiant relève son col et dit qu'il a froid. '< Vous êtes « dans un jardin, il y a près de vous des fleurs, des roses ; « sentez une rose 1 Dites que c'est une rose >>. crie F.. ..n en offrant un flacon d'ammoniaque à l'étudiant. Celui-ci renifle, fait la grimace et manifeste pour la première fois de la désobéissance : '' C'est de l'alcool >/. dit-il et il éternue fortement

« F.!..n n'insiste pas et lui présente un morceau de citron. ^ C est une pomme; n est-ce pas qu elle est bonne? « Dites que c'est une pomme. Mangez-là '. » L'étudiant commence à mâcher le citron et le crache aussitôt ; il est plus obéissant en paroles qu'en action

«Sur 1 invitation d'un des assistants. F....n ordonne ensuite au sujet de répéter le vers grec qu'il lui avait suggéré la veille. Cette fois, soit par mépris des classiques, soit parce qu'il n'aimait pas la poésie, l'étudiant refuse carrément d'exécuter l'ordre. F....n applique l'aimant à la partie du crâne où devait, à son avis, se cacher la phrase grecque, mais en vain. Alors il récite le vers lentement à haute voix, et, oh ! miracle ! l'étudiant redit les mots tant bien que mal

<' Invité à répéter une phrase géorgienne, l'étudiant ne veut plus obéir du tout, et cela malgré l'application de l'aimant sur l'occiput, qui sert probablement d'enveloppe à la case renfermant les langues orientales, et malgré la sage précaution de I' .. n, qui a lui-même récité la phrase à haute voix. L'épreuve fut plus heureuse avec l'arménien : sur un ordre dt)nné par 1\ .n, l'étudiant balbutia quelque chose qui me parut être d'un pur *r volapuk m ; mais, d'après l'aftirmatioo de l'habile pédagogue, c'était bien le dialecte des rusés habitants de l'Asie .Nlineure

<? F . n oixionna encore à l'éluaiaiu ac ic rcp<>u>>cr du fauteuil et de s y asseoir lui-même, ce que l'étudiant fit aussitôt ïvtr 1111 plaisir visible. « Et maintenant, réveillez-vous

2S4 COKI'S, AMli ET I-SPRIT

« et ne ressentez aucune trace de celte séance, dit F ...n « pour terminer. Ne m'en veuillez pas, et, si vous me rcn- « contrez, ne me frappez pas ! 7/

'' L'étudiant se leva, « sans ressentir aucune trace //, et, ce qu'ily a de plus étonnant, ne frappa personne, ils'approcha très tranquillement de ses amis et cette fois ce fut de sa propre initiative qu'il alluma une cigarette et se mit à boire une tasse de thé. »

On voit par ce compte rendu combien il était aisé au premier farceur venu, s'intitulant hypnotiseur, de se rnoquer d'une réunion de savants au moyen de supercheries enfantines, plus niaises que les pratiques habituelles des médiums professionnels.

Le succès obtenu par F n lui permit de parcourir la

Russie et d'y faire partout des conférences et des cures soidisant miraculeuses. A plusieurs reprises, les autorités furent obligées d'intervenir et d'interdire les séances, de nombreux cas de folie s'étant manifestés au cours des représentations. Ces incidents n'ont pas empéchéle personnage de poursuivre ses exploits en Amérique et. malgré plusieurs accidents mortels, d'y conquérir la réputation d'un hynoptiseur guérissant toutes les maladies.

Dans l'hiver de 1892-93, je fus invité par le Dr Ernest Hart, alors éditeur du Britisli Mcdical Journal, à assister comme témoin à une série d'expériences d'hypnotisme qu'il avait entrepris de faire sur les sujets les plus connus des cliniques parisiennes. Y assistaient M. Louis Olivier, l'éminent et regretté fondateur de la Revue (rciicrjlc Ji's siic'nccs, le colonel Rochas, et plusieurs médecins. A l'occasion de ces séances, le Dr Hart écrivit dans son journal une série d'articles, The New Mesmeris))! , cjui firent grande sensation en Angleterre et même aux Etats-Unis.

\'oici le témoignage que je lui adressai sur sa demande et c|u il publia : '< Je certifie que les expériences auxquelles j'ai assisté se sont passées exactement comme vous les avez

décrites. Les méthodes employées par vous pour démasquer les supercheries des sujets, surtout les changements des poupées et la subtitution des verres d'eau et des aimants, sont d'une telle simplicité qu'on a quelque peine à admettre que les médecins cjui se font les apôtres de cette nouvelle superstition soient de bonne foi. Moi-même j'ai procédé à plusieurs expériences sur les sujets du Dr Luys, et je n'ai jamais rencontré la moindre difficulté à dévoiler leurs artifices, qu^ vraiment ne sauraient tromper que ceux qui veulent bien être trompés. Dupes ou complices, telle parait être l'alternative pour les adeptes de doctrines qui ne peuvent que discréditer la médecine et la rejeter plusieurs siècles en arrière... Je suis entièrement d'accord avec vous sur la moralité des sujets qui se prêtent à ces grotesques grimaces, etc .. »

Entraîné par le succès, le Dr Ernest Hart entreprit une série de conférences à Chigago. pendant lExposition, pour combatre le spiritisme et l'hypnotisme. Mal lui en prit ; car, pendant une séance où il démasquait les procédés et les fraudes des médiums et des hypnotiseurs, il faillit être écharpé par un auditoire de spirites fanatiques.

MiiHi/i(s vhH iircipi !

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