VI. ^ LK CONCORDÂT
Toute la politique impériale, ou, comme on disait sous le second empire, toute la politique na* poléonienne est dans le Concordat.
Pour un homme tel que Bonaparte, que pouvait être l'Église catholique? un instrument, ou un obstacle. Il en fit son instrument par le Concordat ; elle se rendit, en peu d'années, par une politique profonde, un obstacle.
Les concessions faites par le pape étaient immenses.
LA RÊYOLUTIOSÎ. OS
Il donnait au cbef du gouvernement le droit de nommer les évéques, ne se réservant que celui de conférer Fittstitution canonique. Il lui reconnaissait les mêmes droits et prérogatives dont jouissait près du saint-siège l'ancien gouvemements se contentant de stipuler qu'une nouvelle convention deviendrait nécessaire, si l'un des successeurs du premier consul n'était pas catholique ^
Il consentait à une nouvelle circonscription des diocèses, faite de concert entre le gouvernement et lui % et s'engageait à obtenir la démission des anciens titulaires, ou, s'il ne Tobtenait pas, à passer outi^e*.
Enfin, il sanctionnait expressément l'aliénation des biens ecclésiastiques*.
A ces stipulations du Concordat, dont les deux dernières consacraient ce qui était, aux yeux du pape^ une spoliation, s'ajoutèrent les articles organiques^ qui ne lui avaient pas même été communiqués, et qui mettaient l'Église dans la main du chef de l'État.