IX. — L*ÉGOLB SANS DIIV
Et ce ne sont pas seulement Les pré&idents^pris pour la plupart en dehors du corps enseignant, et les conseillei^s municipaur de Paris, qui ont réclamé contre le déisme. Il y a eu, parmi les fonctionnaires mêmes de l'enseignement primaire, des
entraînements regrettables, des excès de zèle, des adulations outrées, qui ne prouvent rien contre la majorité, restée saine et attachée à ses devoirs, mais qui nous obligent à dire que, quand la tribune nationale retentit d'attaques contre la religion, on ne peut pas s'étonner qu'il en résulte du trouble dans quelques esprits et du scandale dans quelques écoles. Que peut faire un pauvre maître d'école qui lit les discours de son député, qui voit son préfet chasser les congréganistes, et mettre les crucifix au rancart? Ne lui faut-il pas une grande vertu pour rester calme dans cet orage, et pour ne pas chercher Tavancement du même côté et par les mêmes moyens que son préfet? On lisait dernièrement^ ce qui suit, dans le Journal des DébatSy sous la signature d'un inspecteur de l'Académie de Paris, qui porte un nom célèbre dans l'Université, et qu'on n'accusera pas de connivence avec les cléricaux :
€ Dans tel endroit, on aurait fait disparaître des murs de l'école cette innocente devise : € Aimez tneu, respectez vos parents. > Ailleurs, on aurait enlevé aux enfants leurs catéchismes qu'ils avaient apportés en classe, parce qu'ils devaient, en sortant