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là RfiVOLUTHMf. «3^
tique, prensmt la religion pour masque* Le piètre est aussi lâche qu'il est vindk^if. Il n'est pas peryecs^ à demi : lorsqu^'il «eese dfètre vertueux, il devient le pltis criminel d^ hommes. {On applaudit à phisiewrs reprises.) C'est surtout à l'occasion des révoltés qu'il fout être tranchant au moment qu'ils pa^ paissent. Vous les ramènerez parla crainte, ou vou» le& soumettrez pav te glaive, w Le glaive reparait souvent dansle diseours d^lsnard, quoiqu^'il feigne de ne demander que l'exil, c Une pareille rigueur fera peut-être couler le sang^. Si Louis XVI avait employé les grands moyens (le glaive) au début de la Eévolutioo, nous ne serions pas ici. L'usage de celte rigueur est un grand forfait,, lorsqu'un éespolie s^en sert pour perpétuer la tyrannie ; mais lorsque ees' moyens sont employés* par le corps enldeir de la nation, ils ne sent pas. coupaibles. >> On trouve, dans ce discours: d'Isnard, tous: les sophismes qui ont fait depuis une si belle* carrière : la siippreft^ sion de toutes les libertés pour mieux défendre la lii)erté; l'absolution de tous les crimes, quand c'est le corps entier' de la nation qui les prescrit. Hélas I du moment que la nation, dans sa majorité, est déclarée impteccaèlie, il n'y a pfais de justice, et le ^droit s'évanouit àd%9Xki la» force*
^4 DIEU, PATRIE, LlfiBHTË.
Il esl certain que les insermentés se montrèrent presque partout hostiles à la Révolution qui les dépouillait et qui, de plus en plus, se déclarait ennemie de toutes les idées religieuses. Plus on redoublait contre eux de rigueur, et plus ils sentaient croître leur colère. Les uns se bornaient à l'exercice ^secret du ministère; un grand nombre se répandaient en protestations et en provocations; quelques-uns entraient en relation avec les émigrés et les rebelles. Leur présence même, et leur malheur, dans les lieux où ils se cachaient, dans les conciliabules qu'ils convoquaient pour célébrer mystérieusement les offices, étaient une protestation contre les nouvelles lois. Les fidèles sortaient de ces assemblées très animés contre le gouvernement établi. Ils se rappelaient avec exaltation l'exemple des anciens martyrs. Us se disaient qu'on avait émancipé les protestants et les juifs, et qu'on n'avait de persécutions que pour eux. Les femmes surtout, obligées de se cacher et de courir les plus grands périls pour faire bénir leur mariage ou baptiser leurs enfants, ne pouvaient se contenir. Elles poursuivaient les assermentés jusque dans les églises; elles leur jetaient des pierres. Lescomr missaires envoyés dans les départements, à Tex-
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ception de Gallois et Gensonné, commissaires dans la Vendée, qui agirent et parlèrent en sages, grossissaient tout pour se conformer à l'esprit du temps. Un rassemblement était une émeute ; une émeute, la guerre civile. Les réfractaires étaient causes de tout. Si la France entière ne se soumettait pas avec enthousiasme aux ordres venus de Paris, c'est que les réfractaires soufQaient partout la révolte. Le ministre de Tintérieur (Roland) écrit à l'Assemblée législative pour lui demander des mesures sévères, c Chaque jour des réclamations s'élèvent, dit le ministre, les unes des prêtres assermentés ; les autres des citoyens inquiets gémissant sur la fermentation sourde qui menace de nouveaux désordres. Cent cinquante de nos citoyens partant de Toulouse pour se rendre aux frontières avec cette énergie qui caractérise les défenseurs de la liberté, implerent une mesure contre les prètces réfractaires, dont la haine et l'hypocrisie agitent les faibles et les ignorants. € Épargnez-nous, s'écrient-ils, le malheur d'avoir à combattre nos concitoyens trompés ou séduits, et nous vous répondons des despotes conjurés contre notre patrie. >
< Je demande également cette mesure qu'il n'ap-
m dieu; fàtrib, liberté.
partient qa'à> la sagesse de rAssemblée deprescrb^ et dont ma correspondaacQr meftik sentir usbesrâi teujovrs plus pFwnHtf. y-
C'était surtout dans les localités où asserarentés et insermentés étaient en présenee^que les troubles étaient continuels et prenaient de la gravité. D'un côté, on criait iè l'hérésie, de l'autre à la cootreréyolution. L'Assemblée retentissait chaque jour de menaces contre les insermentés, contre € là rage dos insermentés ». Onlisût à la tribune des^ letb-es^ des départements, où ils étaient traités de monstres ; oA' Fon provoquait la* proscription des pfètres comme mesure de salut public. Paris ne se eonteor tait pas de leur eiil. H voulait leur mort. Il lestuait L'année i793 et le râgne de VAssemblée légîsi&tifve sont signalés par tes massaoïres: de* septembre. &as prêtres ftivent maesaccés aux ùunaeB^ à VAJbbaye^ àrlftFV»rcev i b* (Somaergerie, k l'Orangerie de Ver* aaillès; L'%9 ê& sang* était commencé.
L'Aseembléb légistelive frappa de grands coups. Soit indé^isient dans son- œuvre législative, sok fidr blesse des autorités: qui dépendaient d'elle, laGoa^ atituanla avait laîseé subâster des établiseemrala religieux dont les membres, hommes et femmei!^ ■(étaient paa^assenM&tés. Elle avait bien révoqué
là rAvolution. ei
les réfractaireatleleiirs fometio&s, eUe les 8? ait, dans un grand) nombre de départements, lierres en proie à ses c^mmiasairea; mis elle ne les a^ait pas exiléa en masse. EUe payait des pensions an anciens re* ligieuiL Les persécutions (il j ea avait en de réelles sonsson règne)^ étaient plntÔI locales qnègénérales. Des. rapport , ferl exagérés du reste, portaient le sombre des prêtres réfraetairea restés en France à 50 006. L' Assaablée législative, qm s'était réunie pouif la premiéte foÎ9 le t*' octobre 1791, se mit aiissitât ài l'œuvre. conUe eette armée, qui pouvait fyàse sojrtir de tevct dxss armées. Dès le 21, le présldbnt annonce qoe Tordre évt jour est une dis* cussion relative aux prêtres perbarbaleurs, et fait lôctaure d'une liste if trois, colonnes, de membres inacrits^pour, contre et sur la question de* l'émission d!ane bi répresarve- générale, qui devait être la première loi des suspects. Les débats furent inter* nrinaUes. Finalement là vengeance eut le dessus. On. ôia aux insermentés Les. pensions dont ils jouissaient encore, non plus comme fonctionnaires, mais comme bénéûciairea dépossédés. On leur dta l'usage des édifices publics où ils étaient f ariois tolérés : ils LouejQoaJ; des loeaux pour l'exercice de leur culte. Les congrégations étaient
çg DIEU, PATRIE, LIBERTÉ.
depuis longtemps supprimées en principe; mais on avait laissé subsister , pour le service de l'enseignement et des hôpitaux, ce qu'on appelait les congrégations séculières ecclésiastiques et les congrégations laïques. Un décret du 6 avril 1792 les supprime : c Toutes congrégations séculières d'hommes ou de femmes, ecclésiastiques ou laïques, même celles uniquement vouées au service des hôpitaux et au soulagement des malades, sous quelque dénomination qu'elles existent en France, «oit qu'elles ne comprennent qu'une seule maison, soit qu'elles en comprennent plusieurs, sont éteintes et supprimées, à dater du jour de la publication du présent décret*, i
On ne manqua pas d'invoquer dans la discussion € l'unité morale de la France > ; de soutenir qu'il était urgent de supprimer ces congrégations c qui
1. Le décret donne rénumération des coogrégaiions sécuUèref ecclésiastiques : ce sont les prêtres de l'Oratoire, de Jésus, de la Doctrine chrétienne, de Saint-Lazare, les Eudistes, la Société de Saint-Sulpice, etc.; les Sociétés de Sorbonne et de Navarre. U énumère aussi les congrégations laïques : les frères des Écoles chrétiennes, les hermites de différentes sortes, frères tailleur^ frères cordonniers; les congrégations de filles : congrégatioa des Écoles chrétiennes, filles de la Sagesse, Vatelottes, etc Le considérant constate que les études, dans la plupart de ces maisons, sont devenues insuffisantes.
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portent dans les campagnes et insinuent dans Pesprit des enfants le poison de Taristocratie et du fanatisme 1).
Torné, évèque de la métropole du centre (évèque du Cher), proposa la suppression de tout costume ecclésiastique, c Ce n'est pas, dit-il, une simple question de toilette. Les prêtres salariés ne sont pas desfonctionnaires publics. L'État n'a aucun lien avec leur culte : il ne le connaît ni ne le méconnaît. Les pensions qu'ils touchent sont des indemnités pour les biens dont on les a dépossédés. N'ayant point de rang ni de fonction dans l'État, ils ne doiventpas avoir désignes distinctifs. > L'Assemblée adopta l'amendement de Torné, qui avait été déjà adopté par TÂssemblée constituante, mais qui, comme beaucoup d'autres dispositions législatives, n'avait pas été appliqué. Au mot aboli, dont s'était servi la Constituante, on substitua le mot prohibé.
< L'Assemblée décrète à la presque unanimité, dit le Moniteur y que tous les costumes des ecclésiastiques, religieux ou religieuses, de quelques communautés et congrégations qu'ils soient, sont prohibés. »
Le journal ajoute qu'on applaudit à plusieurs * reprises, et que M. Fauchet met sa calotte dans sa
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poche. M. Gay-Yernoo, évêqguâ de Limoges, offre sa croix pastorale : c Je fais homm «ge àrÂssemhlée de la marque distinctivedemon caractère d'évêcpe. Je la consacre à FezKtrelieA d'un garda natû)iial sur la &ontière. Lorsque je serai dans Texercice de mes fonctions religiûuseft, îe porterai une croix d'ébène. &
Le 38 avril, c'est encore Torné qui prend l'initiative : € Il ne s jfQi pas de ne pas reconaaltre les vœux, il faut lis défeadre, les suppximBr, lejs condamner. Il ne suffit pas d'ôter au cleigë assecmenté tout caractère ofQciel; tant que le clergé sera élu par des électeurs instituée par la naUoju, il conservera je ujs saiâ quel caractère national (joi paraîtra être un privilège accordé au culte catbo^ lique; tant que ]ûs minifitresde tous les cultes^^sans e&ception^ ne seront pas, pourvus de patentes^ on supposera toujours. dans celui quisara exampA de. ce droit,, ridée de vouloir former une eorporatioa. >
L'Assemblée déclare qu'il n'y apas. lieu àt délibérer ; mais pourquoi ? Gouthon se charge àa le dire.
€ La Constituante a détruit le clergé régulier Si vous revenez à la charge, vous supposèrent donc qu'il existe ? Le clergé lui-mêmB Le croirait ; il reprendrait se&fbrces.. »