LA MORT
No 14.—D.S.
Ar -rête i-ci pas-sant, re--gar-de cet-te
ES
tombe ; Ri-ches, grands et pe-vits, à la mort :out SUC-
Refrain.
combe; Re-gar-de bien com-me la mort m'a * La mortap-proche; il fau-dra la su-
HN doit ten ar--ri- - ver au- Vi-vons donc sain-te--mem, chrè
bien mou ---rir.
Le
tegarde cette tombe :
Riches, grands et petits à la mort tout succombe
Regarde bien comme :4 mort m'a mis 11 doit t'en arriver autant, je te le dis.
REFRAIN
.. La mort approche, il faudra la subir, L'vons donc saintement, chrétiens, pour bien mourir.
pour
Arrête ici passant,
Quand la mort me surprit, au printemps de mon âge iquais d'esprit, de force, de courage
Je me pi Au même instant je me vis abattu ;
Tu doutes maintenant si j'ai jamais vécu.
En regardant mon nom écrit sur cette pierre, Pénètre plus avant, et fouille jusqu'en terre ; Apprends de moi ce que c’est qu'un corps mort ; Médite, en me voyant, quel doit être ton sort,
Renverse ce tombeau, tu ne verras qu'ordure, Que puanteur, que vers, qu’horreur, ge pourriture Pai comme toi vécu plein de santé ; Comme moi tu seras, l’arrêt en est porté.
La chair se change en vers, et les vers en poussière ;
C'est ainsi que nos corps rentrent dans leur matière. En peu de jours, heure entier se dissout
Et devient un limon dont le temps vient à bout.
Entre dans ce tombeau, touche cette poussière : Tu 7 vérras plus rien de ma beauté première ; ntre, et regarde au fond du monument ; Les vers ne m'ont laissé que les os seulement.
En me voyant ainsi, pense bien à toi-même ; C’est un arrêt porté par le Juge suprême :
Tu me suivras, c'est une vérité ; Oui, dans quelques moments, viendra l'éternité.