LE PURGATOIRE
No 19. —-D.S8.
AIR: Jésus est mon umour, No 25.
O chrétiens, hâtes-vous De prier pour nous.
Mortels, écoutez-nous, Ecoutez-nous chers frères ; Nous soupirons vers vous, .
Du fond de nos misères.
Pitié! (1)
Hélas |! que nous souffrons
Qui 1e pourrait comprendre ?
Nous pleurons, nous crions, Sans qu'on nous veuille entendre,
% Nous sommes vos parents Vos pères et vos mères, Vos anis, vos enfants, Vos propres sœurs et frères.
Si l'amour ou le sang Ne vous rend insensibles, Soulagez maintenant Nos souffrances terribles.
$ Vous vous divertissez, Vous vivez à votre aise, Et vous nous délaissez Au fond d’une fournaise.
Vous mettez votre argent En de folles dépenses,
En pouvant aisément Soulager nos souffrances.
Le bras d’un Dieu vengeur Forme notre supplice ; Nous sentons la rigueur De toute sa justice :
Ilest vrai, nous l’aimons Comme notre bon Père, Mais nous le ressentons Comme un juge sévère.
9e Quand un cœur est taché De la moindre souillure,
Ah ! pour ce seul péché Quelle horrible torture {
Point de péché petit, Pointe de faute légère, Puisque Dieu les punit, Avec tant de colère.
Hélas ! un feu cuisant, En dévorant notre âme, La pénètre et ia rend
Un charbon tout de flamme,
Oh ! que ces feux sont vifs, Leur flamme est toute pure Vos feux les plus actifs N'en sont que la peinture.
{G) Ce mot se répète à la fin de cha
que couplet.
Ici plus de moyen De nous aider nous-mêmes ; Nous ne méritons rien ADans nos peines extrêmes ;
Mortels, si vous vouliez, Nous aider est facile,
lLe peu que vous feriez A\ous serait très utile.
Tirez-nous de ces feux, Dieu même le dèsire,
Nous mettra dans les cienx C'est former son empire 3
Vous le glorifierez D'une gloire éternelle, si vous nous procurez Une gloire nouvelle ;
i vous nous délivrez
Ju donnez assistance, ’ous nous retrouverez ’eins de reconnaissance ;
Car, ayant eu par vous
Une entière victoire,
Nous nous emploierons tous Pour vous mettre en la gloire
| Si vous n'écoutez pas Notre juste demande
Le Seigneur, ici-bas,
Fera qu'on vous le rende
| On vous mesurera
| A la même mesure ; On vous délaissera Dans ce lieu de torture.
Tirez-nous de prison
Par toutes vos justices ; Payez notre rançon
Par vos saints sacrifices ‘
Entendez-vous nos cris ; Nous crions tous à l’aide :
Soyez-en attendris :
A l’aide, à l’aide, à laide !
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No
Le Ciel en est le prix.
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M-meés, Voi--ijr tout
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KL pré--cis
Le Ciel, Le
REFRAIN
Le Ciel (ter) en est Le prix, Le Ciet (ter) en est Le prix.
Le Ciel en est le prix !
Que ces mots sont sublimes !
Des plus belles maximes Voilà tout le précis.
prix! Que
plus bel-les ma-
Le
Pris,
Le Ciel en est le prix !
Mon âme, prends courage,
Ah ! si dans l'esclavage Ici-bas tu gémis.
Le Cicl en est
bd ma Dur NUE
pt
Le Ciel en est le prix !
Amusement frivole, De grand cœur je t’immole.
Aux pieds du Crucifix,
Le Ciel en est le srix !
Un rien, Seigneur vous charme, Que faut-il ? une larme...
Qui n’en serait surpris ?
Se Le Ciel en est le prix !
Rends pour moi ce service Fais-moi ce sacrifice...
Dieu parle j'y souscris.
Le Ciel en est le prix !
Aimons Dieu notre Père !
Le prochain notre frère, Que nos cœurs soient unis,
Le Ciel en est le prix!
Conservons l'innocence, Ou par la pénitence Sauvons-en les débris.
Le Ciel en est le prix !
Endurons cette injure, L'amour-propre en murmure Mais tout bas je me dis :
Le Ciel en est le prix !
Dans l'éternel empire,
Fi sera doux de dire :
ous mes maux sont finis,
DIALOGUE ENTRE LES VIVANTS ET LES SAINTS DU CIE No 21.—D.S8,
Du séjour de la gloire
Audantin,
D. Du
sé- jour de
la gloi-re, Bien-
heu-reux, di-tes--nous, A-près vo--tre vic-
tol-re, Quels biens pos - s6-dez -- vous ? R. Ces
ea — 9 RE —,
tré-sors ad-mji - rables Dieu garde à ses a -mis.
D. Du séjour de la gloire,
Bienheureux, dites-nous,
Après votre victoire,
Quels bien possédez-veus ?
R. Ces biens sont ineffables, Le cœur n’a point compris ee trésors admirables
ieu garde à ses amis.
D. Martyrs dont le courage Triompha des bourreaux, qua est votre partage près de si grands maux?
R. Tous, la couronne en tête Et la palme en nos mains, Nous chantons la conquête Du Sauveur des humains,
D. Docteurs, fameux oracles, Interprètes des Cieux, Par quels nouveaux miracles Dieu frappe-t-il vos yeux ?
Æ. Ah! quel bonheur extrême D'aller en sûreté
Dans le sein de Dieu même, Puiser la vérité !
D. Vous, humbles solitaires ue l'Egypte a produits
Re vos sed austères |
Quels sont enfin les fruits ?
Æ. Pous tous nos sacrifices
Et nos saintes ri ueurs,
Un torrent de délices
Vient inonder nos cœurs.
D. Vous, épouses fidèles Du plus fidèle Epoux, Pour des ardeurs si belles Quels plaisirs goûtez-vous ?
R. Epouses fortunées, Nous pouvons en tout lieu De roses Couronnées, Suivre l’Agneau de Dieu.
D. Vous, qui du riche avare
Eprouviez les froideurs, Compagnons de Lazare, Quelles sont vos douceurs ?
R. Nous mangeons À la table Du roi de l'univers; Le riche impitoyable Est au fond des enfers.
D. Et vous,qu’un pain de larmes Nourrissait chaque jour,
18 sont pour vous les charmes Du céleste séjour ?
À, Une main secourable Daigne essuyer nos pleurs ; Un repos ineffable Succède à nes douleurs.
D. Dieu, qui de nos souffrances Abrégea les moments, Veut que ses récompenses Durent dans tous les temps.
R. Ah ! daignez nous apprendre En cet exil cruel, — route il faut prendre our arriver au Ciel ?
R. Si vous voulez nous suivre, Marchez en combattant ; Et sans cesser de vivre, Mourez à chaque instant,
D. Mais la peine est extrême ; Comment vivre toujours
En guerre avec soi-même,
Et mourir tous les jours ?
ÆR. Si la route est fâcheuse, Le terme est plein d'appas ; Une couronne heureuse Pour de légers combats !