Au jardins des Oliviers
Jésus voit la mort affreuse gui vient d'un air menaçant our être victorieuse
Et dompter le Tout-Puissant, Resterons-nous insensibles ?
Ne serons-nous pas touchés, En voyant les mots terribles Que lui causent nos péchés ?
Il voit toutes les oftenses
Du pécheur méconnaissant, Le mépris de ses souffrances, De sa mort et de son sang, À cet vue il s’écrie
D'une languissante voix :
O mon Père, je vous prie
De m'exempter de ces croix.
Mais ce Sauveur débonnaire,
Tout rempli de charité,
Dis : mon Père, je veux faire
Votre sainte volonté.
Chrétien, voilà ton armure, uand ton Dieu veut l'affiger, ésigne-toi sans murmure,
S'il tarde à te soulager,
De Jésus, qui peut comprendre Combien le tourment est grand !
Voyez tous son corps répandre Des sueurs teintes de sang.
Dans son agonie étrange
Il est tout près d'expirer.
Il faut que du Ciel un ange Vienne le fortifier.….
ä Jésus est à l'agonie, Et vous, Pierre, vous dormez !
Pendant qu’il veille et qu'il prie, Veillez plutôt et priez.
Seigneur, comme les Apôtres, Serais-je indolent pour vous !
Non, mêlant mes pleurs aux vô- Je me jette À vos genoux. tres.
mes venu faire, Ô traître !
ans ce paisible verger ?
gui {tu trahis ton bon Maître ar un perfide baiser !
Combien de Judas parjures Après la communion, Retournant à leurs souillures Livrent Jésus au démon !
Ses disciples l'abandonnent Chacun faitide son côté ; Ses ennemis l’environnent, Mon Jésus est garotté !
Ah ! chrétien pusillanime, J'abandonne aussi mon Dieu Quand les partisans du crime Lui font la guerre en tout lieu !