‹ Dieu seul [microforme]Chapitre 34 sur 85 · Au jardins des Oliviers · texte numérisé non relu

Au jardins des Oliviers

Jésus voit la mort affreuse gui vient d'un air menaçant our être victorieuse

Et dompter le Tout-Puissant, Resterons-nous insensibles ?

Ne serons-nous pas touchés, En voyant les mots terribles Que lui causent nos péchés ?

Il voit toutes les oftenses

Du pécheur méconnaissant, Le mépris de ses souffrances, De sa mort et de son sang, À cet vue il s’écrie

D'une languissante voix :

O mon Père, je vous prie

De m'exempter de ces croix.

Mais ce Sauveur débonnaire,

Tout rempli de charité,

Dis : mon Père, je veux faire

Votre sainte volonté.

Chrétien, voilà ton armure, uand ton Dieu veut l'affiger, ésigne-toi sans murmure,

S'il tarde à te soulager,

De Jésus, qui peut comprendre Combien le tourment est grand !

Voyez tous son corps répandre Des sueurs teintes de sang.

Dans son agonie étrange

Il est tout près d'expirer.

Il faut que du Ciel un ange Vienne le fortifier.….

ä Jésus est à l'agonie, Et vous, Pierre, vous dormez !

Pendant qu’il veille et qu'il prie, Veillez plutôt et priez.

Seigneur, comme les Apôtres, Serais-je indolent pour vous !

Non, mêlant mes pleurs aux vô- Je me jette À vos genoux. tres.

mes venu faire, Ô traître !

ans ce paisible verger ?

gui {tu trahis ton bon Maître ar un perfide baiser !

Combien de Judas parjures Après la communion, Retournant à leurs souillures Livrent Jésus au démon !

Ses disciples l'abandonnent Chacun faitide son côté ; Ses ennemis l’environnent, Mon Jésus est garotté !

Ah ! chrétien pusillanime, J'abandonne aussi mon Dieu Quand les partisans du crime Lui font la guerre en tout lieu !

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