Différences dans le système foliaire observées sur les Solanum tuberosum cultivés et sur divers Solanum tubérifères, et notamment sur la Géante Bleue et le Solanum Commersoni Violet
reusement nous n’en connaissons pas les fleurs et nous ne pouvons en fournir ici qu’une description incomplète.
Semecarpus reticulata sp. nov.
Arbor parva stipite cylindrico rugoso, ramusculis crassis, subangulatis, glaberrimis. Folia alterna, simplicia, versus apicem ramulorum conferta, petiolo robusto ab ortu tumescente (2 cm. ci rca longo); lamina coriacea, obovata, ad basim attenuata sed non decurrente, apice acuminata (20-30 cm. longa, 8-9 cm. lata) penninervis ( 14-16), supra nitida reticulata, subtus glauca vix glabra, costis prominentibus. Flores in paniculas ramosas patentes conferti. Fructus ovatus, subreniformis, fabam magnam æquans, stylo apiculatus, pedunculo accrescente cupuliformi, crassato, flavo et longitudinaliter striato-sulcato, pericarpio dure, osseo, resinosocelluloso. Semen pendulum ; embryo cotyledonibus plano-convexis; radicula supera, adscendens, recta.
Vien-chong (Exp. du Mé-kong), n° 32G2 [l'horel].
Cette plante se distingue bien des autres espèces connues jusqu’à ce jour par son hypocarpe nettement strié et relativement très développé et, en outre, par ses feuilles qui sont glabres à la face inférieure et sont bien loin d’atteindre le développement de celles du S. albescens Kurz. Du •S. Perrotteti Mareh. elle se distingue par le fait que le limbe des feuilles n’est pas décurrent sur le pétiole.
M. Lut/, donne lecture de la communication suivante :
Différences dans le système foliaire observées sur les Solanum tuberosum cultivés et sur divers Solanum tubérifères, et notamment sur
la Géante Bleue et le Solanum Commersoni Violet;
par M. I.ABERGERIE.
La Société a eu l écho des contestations élevées contre la possibilité de transformer le .S'. Commersoni Dunal en plante comestible, et ces contestations se sont appuvées surtout sur l’aspect extérieur très analogue du S. Commersoni Violet et de la Géante lilene , dont on a voulu déduire l’identité des deux plantes et la non-authenticité du S. Commersoni Violet.
Malgré les nombreuses différences constatées dans les goûts, les rendements, les aptitudes, les résistances aux maladies, etc.,
M. LABERGER1E.
SYSTÈME FOLIACÉ DES SOLANUM
signalées entre les deux plantes par un grand nombre d’observateurs des plus qualifiés, la discussion continuait.
Il importait de trouver une caractéristique échappant aux perceptions subjectives des yeux, de l’odorat et du goût.
Récemment M. Dufour signalait que les feuilles des bourgeons des plantes avaient fourni à des observateurs attentifs les moyens de différencier, par les rapports de dimensions de leurs organes, des plantes d’aspect très semblable.
Poursuivant ces observations plus loin que le seul S. Commersoni Violet et la seule Géante Bleue, il a été possible de constater qu’un certain nombre de nos*S'. tuberosum cultivés, tels que la Merveille d'Amérique, Magnum Bonum, Early Base, etc., se rattachaient, par les rapports des dimensions des organes,
des feuilles des bourgeons, du groupe avant en tête le S. Gommer soni Dunal.
D autre part, les mêmes organes indiquent une parenté très nette entre le S. May lia et la Géante Bleue et d’autres tuberosum tels que notamment Professeur Mercker, Richter's Imperator, et aussi certaines variétés de Solanum tuberifères cataloguées sous nom de Pommes de terre du Chili, tels que Americana ,
Cabritas, etc.
Il est fort intéressant de noter dès maintenant que cette différenciation dans les feuilles des bourgeons paraît correspondre d’une façon assez régulière, d’après les observations laites dans de nombreux champs de culture dans des régions diverses, à des aptitudes d’adaptations fort différentes des
plantes
le
1 aux sols siliceux et acides qui paraissent surtout convenir au groupe des Commersoni , et aux sols argileux ou ass,z fortement calcaires qui paraissent être préférés par les
plantes se rattachant au S. Maalia.
autres différences correspondent «à ces caractéristiques dans a saveur des tubercules, la friabilité de la chair, l’odeur des fiftCs é( rasées, des jeunes pousses brovées, la résistance à la
Pourriture, etc.
L examen des feuilles des bourgeons a en outre montré que ? s Hantes à tubercules peuvent comprendre d autres groupes : c est ainsi que le S. Ohrondi, dont certains auteurs font un entique du S. Commersoni Dunal, s on différencie nettement,
non seulement par les colorations et les formes des fleurs, mais aussi par les feuilles des bourgeons, sans se rattacher au groupe du Solarium Maçflia.
Une Pomme de terre connue en Australie sous le nom de ‘own's Hiver, dont M. Seymour, expert du Gouvernement de Victoria, a bien voulu envoyer des échantillons, appartient à un quatrième groupe auquel paraît se rattacher le S. Violet Géant
de M. Tibulle Collot.
L’examen des feuilles des bourgeons a aussi permis de constater l’authenticité du résultat de l’hybridation du S. Commersoni
par le pollen d’une Pomme de terre violette dite North »S7ar;les descendants de cette hybridation à végétation de tuberosum cultivés présentent tous soit le rapport de North Star, soit celui de S. Commersoni Dunal dans les feuilles des bourgeons, tandis qu’un semis de fruits de North Star non hybridée n’a pas présenté une seule fois dans sa descendance la caractéristique du Commersoni.
Enfin cette observation des feuilles des bourgeons a permis de constater que toutes les variations par bourgeons obtenues à Verrières du S. Commersoni Dunal au nombre de plus d’une centaine, soit directement du Commersoni sauvage, soit des descendants directs de ce dernier, présentent bien sans exception la caractéristique spéciale du groupe des Commersoni.
En outre, cette année, il a été obtenu à Verrières par suralimentation spéciale une mutation complète en S. tuberosum du S. Maglia sauvage, et cette mutation est, par les feuilles des
bourgeons, restée absolument un Maglia , bien que ressemblant
extérieurement à une des variations par bourgeons du Commersoni type obtenue en 1903.
Nature des observations.
Les jeunes feuilles des bourgeons doivent être détachées avec précaution de la tige et placées sur une table d’observation, la face supérieure en haut et bien étalées.
On mesure très exactement la longueur totale de la feuille
1 ^ • nu point d insertion sur la tige jusqu’à F extrémité de la ternu-
nale. On note la longueur du pétiole et du pétiolule, depuis le
M. LABERGERIE.
SYSTÈME FOLIACÉ DES S01.ANUM
point d’insertion sur la tige jusqu’au point de départ du limbe de la foliole terminale, et on relève la largeur la plus grande du limbe de la terminale.
Si on retient les feuilles de 1 mm. de longueur totale à 36 mm., c'est-à-dire des feuilles accolées et non encore étalées, on constate les concordances relevées aux tableaux suivants pris comme exemples types.
Il a été ainsi constaté que la largeur du limbe et la longueur du pétiole et du pétiolule ensemble jusqu’au point de départ du limbe de la terminale sont ou égales ou inégales, suivant la variété considérée.
Les inégalités sont indiquées par le signe — pour les largeurs du limbe inférieures à la longueur pétiole-pétiolule, et par le signe -f- pour les dimensions supérieures. Dans le résumé ci-dessous, les différences de 0,5 mm. ont été considérées comme négligeables, classées dans la série « Egalité ».