III. — Prieuré de Saint-Michel
La tradition rapporte que saint Memmie édifia lui-même cette chapelle sur le mont Saint-Michel, près de Châlons, à la place d’un temple de Jupiter (3). Quoi qu’il en soit, nous savons qu’en 1 157, un prieuré, dépendant de l’abbaye de Toussaint, occupait cet emplacement. Ruiné par les guerres anglo-bourguignonnes, il n’était plus habité que par trois religieux en
(!) Archives de Chaumont.
(2) Lettres patentes du due approuvées par lettres royales d’octobre suivant, enregistrées au parlement le 6 septembre I 714.
(3) J’avoue que je ne suis pas disposé à admettre ces renseignements, qui ne reposent sur aucun fondement. « En -1157, Jean de Montmirail aurnôna à Toussaint ses biens sis à Coolus, à charge de payer annuelle-
HQg PREMIÈRE PARTIE.
1500 et ses bâtiments tombaient en ruines ; l'évêque attacha des indulgences à sa réédification, et tout était dispose pour 1 ellectuer promptement, quand les guerres civiles vinrent arrêter les travaux déjà ébauchés. En 1585, les gens du conseil de ville trouvèrent qu’il y avait danger à laisser des restes de cons i ru lions aussi importants sur un point qui dominait Ch.dons 1,
en décidèrent la destruction, de concert avec 1 abbe de Toussaint, elles matériaux préparés furent employés dans es travaux des fortifications en même temps qu on achevait de de
molir la chapelle, à la place de laquelle on éleva simplement un autel etunecroix ; le seul titre de prieur fut conserve en lavem d'un des chanoines de Toussaint. Les trois messes qui devaient être chaque semaine célébrées à Saint-Michel furent, en 159 , attribuées à la chapelle Saint-Lazare de Châlons P™. < “
dotation de 32 livres, à la chapelle de Saint-Michel de labbaj ,16201, et enfin à l 'église de Saint-Nicolas de la ville qui, depuis ce moment, porta le titre prieuré; chaque annee, une procession se rendait, le lundi de Pâques, à l’emplacement ancien de la prétendue fondation de Saint-Memnne. .
Le prieuré, du reste, n était pas riche : il possédait dix jouinels de terre au mont Saint-Michel, quelques près a Vilry-le- Brûlé douze danrées de vignes au Mesml-Oger, et quelques portions de dîmes à Coolus, Fagnières, Faux-sur-Coole et Grevy.
IY Prieuré Sainte-Ame de Joinville.
Le prieuré de Sainte-Ame, de la filiation de Saint-Urbain, et placé, comme on le voit, sous le vocable d’une des sœurs de sainte Ménehould et non pas sous celui de sainte Anne, comme font cru un grand nombre d’auteurs, s devait a un kilomètre de Joinville sur le flanc d’une colline, au-dessus de la Marne; un titre de l’année 1567, passé entre 1 abbe de Saint- Urbain elles religieuses du prieuré, constate que le couvent tombait en ruine et que ses revenus ne pouvaient faire lace aux
ment au prieuré de Saint-Michel 20 septiers de seigle et 5 muits de vin.» Comme on leToit celle date de H 57 n’indique nullement que le prieure S éTé donné a cette époque à l’abbaye de Toussaint, comme 1 avance M . Barbat dans son Histoire de Châlons : cela prouve - seulement qu il
existait.
réparations nécessaires (1). Le prieur Guillaume Jobert demanda alors et obtint l’autorisation d’échanger contre une maison à Joinville, ces bâtiments à moitié détruits, qui furent abandonnés à la duchesse de Guise, pour y installer des Franciscains, ce qui eut lieu le 7 juin 1 567.