‹ Dionysos et les nymphesChapitre 6 sur 29 · COUPE · texte numérisé non relu

COUPE

Comme colle d'Anacréon, elle est d'argent ;

Kt sur ses contours on admire Deux ménades tenant la serpe et vendangeant

Près d'un Sylvain qui les fait rire.

Ou v voit un pressoir d'écume couronné.

Et le jeune Ëros et Bathylle Koulant, en une danse au mode efféminé,

La grappe joyeuse et fertile,

Des plus illustres vins que le sud nous donna

Ma coupe a tenu le délice.

Aux soirs d'été, les Aspasie et les Cydna

Y rafraîchirent leur caprice.

Comme celle du beau poète de Téos,

Elle est profonde, elle est luisante ;

Et les ardents joueurs de cithare et d'aulos Peuvent témoigner qu'elle chante.

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