‹ Diorama de Londres; ou, Tableau des moeurs britanniques en mil huit cent vingt-deuxChapitre 28 sur 38 · DE L0»B1B · texte numérisé non relu

DE L0»B1B

mepcemenl de galerie qui existe depui^c quelque temps

dans la rue de Pdl-Mall . sons le nom de Britislh gaUerr.

Sans doute que^ dans le Musée complet, oa aurait laissé voir gratis les tableaux , comme les collections d'antiques et d^histoire naturelle ! Un gouTemem^nf^ qui crée un établissement de ce genre, doit désirer qu'il soit visité par le plus grand nombre possible d'amateurs. Outre qu'il serait mesquin de lever nii tribut fiscal sur une curiosité qui doit tourner à la gloire dés beaux-arts et de la nation , on serait sur d'arrêter à la

porte les jeunes artistes qu'on obligerait à montrer le tameau d'or pour entrer.

Cette considération n'a pourtant pas arrêté les administrateurs de Briiish^gaUeij. Le Musée est lé seul endroit public où l'on soit admis sans payer. Partout ailleurs ^ on a pensé que la dignité du gouvernement était une chimère qu'il fallait négliger pour les splides habitudes d'un pays commercial.

C'est fort ennuyeux de débourser toujours des schillings, me disait le docteur Bublason en suivant de l'œil les quatre que j'échangeais a la porte de la gallerie de PalUMaU cootrc un égal nombre dç billets d'entrée ; fort ennuyeux assurément, mais il faut se conformer aux usagés du pays qu'on habite. Ici, du moins, notre argent sera parfaitement employé ; car l'exposition que nous allons voir est presque aussi nombreuse , et bien plus variée que celle de Somtnerset - house ^ et incom-

agi' iftiORAMÂ

parablcttlént âiîëtix fournie qtïclàtitès \tà âdtirëi éij^

sièioiis privées.

Cela prouve peu pour elle , dit Amîrau , qui , plal jiroinpt qiïe ndiis et plus pressé d^aàsédîr une opinion , avait déjà parcouru iJë roéil les àk\x± sàllëis qùî composent lé Sritish-^aîlery.

Dé» quoi jpéiivënt-elles être composées ? cohtînùa-t-îf après y avoir fait quelques tëurs? Est -il possible qu'elles soient plus pauvres que la collcciîon nationale? tJiie bataille dé AVahcrloo , deux ou tirdis paysages , iét quelques autres tàbléaiix dé getirfc ; eu fait Al. peinturé historique , une scèïïe.dè Shàk^speate exécutée par un. des plus mauvais peintres de l'Angleterre, et quelques œuvres afes artistes lés plus médiocres dés trois

écoles du continent , voilà l'analyse dé vôtre gàlëriè bri*

. Toiis déciihéz les tableaux qui nous entourent*, nr jpondit le docteur ùti j^eu confus , et pourtant il y a da tirai dans votre reproche. Les étabiisâemens spécîalenient destinés au public , par le goûverneineut , sonl ipalheureusemênt un peu négligés ; mais gàrcléz*vous de juger sur l'échântilloil que vous voyez ici , et des ri-> chesses que l'Angleterre possède en tableaux étrangers , et surtout du talent de ses artistes vivans. Je voudrais que vous puissiez voir quelques-unes des galeries que possèdent presque tous les grands seigneurs qui ont des maisons à Londres. On pourrait , ^ans Içs diminuer beaucoup , en retirer aisément ^e quoi cooi'

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pbsët tfïi tntiséè ptesique aussi vasle et aussi précieux qûé celui du Louvte. Lord Grosvenor qui possède là presque totalité des paysages die Clâtide Lorrain , pourrait en fournir un bon contingent ; le marquis de Strâffdrd pourrait donner quelques chefs-d'œuvre des |)etntt*eÀ die toutes les écoles ; les galeries les moins Iricheé parieraient ufa contingent assez beau , en donnant dès portraits de famille , faits par des aHisteis anglais, ànèiens et modernes ; enfin , le roi lui-rtiême ( car sans doute il ne refuserait pas de contribuer , pour sa part , à la fot-niâtion d'aune galerie digtie de sa capitàFe ) ^ n'aurait qu'à retirèi* de se& châteaux , de ses palais et 3e ses êoUages ^ quelques-uns des tableaux qui sont entassés dans les appàrtemens, et notamment des peirïiares flamandes et dès Rembrandt ^ dont le noiubre s'est aecni si pro<|igietisemènt depuis 181 5 ».

C'èsl un projet sùperbê , dit Âmirau ; il iiè manque plus, pôur son exécution ^ que l'audace nécessaire pour le proposer aux parties intéressées , Târgent pour ache^ lier lès tableaux aux perjsônnès qui conâehliraient à s'en dèssQlisîr ', el les ioioyens capables 'de décider à celaleâ possesseurs qui sont trop iriehcspâor être tentés par le g^n I et qui otA trop de vahifé pour déprécier lem-s^ galeries 9 mêaie^au nom sacré i^w patriotisme!

£n attendant qu'il s'ac^complisse,^ allons voir à la maison égyptienne de la rue Piccadilly^ les deux salles où vous nous avez dit qu'on voit toute l'anpée des quvragejs des peintres vivans»

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