EXAMINATEURS DE LA THÈSE
MM. MOURIQUAND, président ; THEVENOT Lucien, assesseur TRILLAT et CHALIER J.,. agrégés.
La Faculté de médecine de Lyon déclare que les opinions émises dans les dissertations qui lui sont présentées doivent être considérées comme propres à leurs auteurs, et qu’elle n'entend leur donner ni approbation ni improbation.
À ma mère,
mon père
En témoignage de ma reconnaissance infinie.
À M. le Professeur MOURIQUAND
Professeur de Clinique Médicale Infantile Chevalier de la Légion d'Honneur
Qui a bien voulu nous faire l'honneur d’accepter la présidence de cette thèse.
A mes Juges
A M. le Docteur BEUTrER Médecin des Hôpitaux de Saint-Etienne Chevalier de la Légion d'Honneur
Qui nous a inspiré le sujet de ce travail et nous à prodigué son temps et ses conseils.
À mes Maîtres dans les Hôpitaux de Lyon (Externat) MM.
Le Professeur BÉRARD, Le Professeur NoYÉ-JOSSERAND, Le Professeur NICOLAS, Le Professeur LANNOIS, Le Professeur MOURIQUAND, Le Docteur FROMENT.
A mes Maîtres dans les Hôpitaux de Saint-Etienne (Internat) MM.
Le Docteur GONKNET, Le Docteur MULLER, Le Docteur CROIZIER, Le Docteur DESCOs, Le Docteur PERRENOT.
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introduction
La coexistence de l’angine diphtérique avec le phlegmon amygdalien ou péri-amygdalien est de constatation banale. Elle à été souvent signalée par les auteurs, en particulier récemment par Marfan et Louis Martin. Ces derniers en soulignent la rareté; ils déclarent l'avoir rencontrée quelquefois chez l’adulte, mais jamais chez l’enfant.
Par contre, nous ne croyons pas que l’attention ait été souvent attirée sur l’allure clinique particulière que prend cette association d’angine diphtérique et d’amygdalite phlegmoneuse. Or il à été relevé, durant ces trois dernières années, six observations de ce genre dans le service des Contagieux de l'Hôpital de Saint- Etienne (D' Beutter). On est immédiatement frappé par la très fréquente gravité qu’a revêtue l’évolution de ces cas : néphrite, syndrome secondaire malin, paralysies diverses.
Nous tenons à préciser, dès le début de ce travail, que nous ne voulons, en aucune façon, envisager ici les
diphtéries graves (avec ou sans associations microbiennes), susceptibles de donner des ulcérations amygdaliennes ; pas davantage les angines diphtériques pseu-
do-phlegmoneuses, décrites par Louis Martin et Maire. |
En somme, nous n’avons envisagé dans ce travail que l’association de l’amygdalite phlegmoneuse banale avec une angine diphtérique, la suppuration amygdalienne ayant précédé ou accompagné l’évolution de la diphtérie.
Les observations que nous publions ici semblent démontrer que, dans l’association de ces deux affections, la diphtérie a tendance à prendre un certain degré de gravité et à comporter de fréquentes complications.
N'ayant trouvé, dans la littérature médicale récente que de rares indications à ce sujet, nous avons pensé qu’il y aurait intérêt à en faire l’étude clinique, et à en tirer, en outre, quelques conclusions pratiques, après un bref essai de pathogénie.
A nos observations personnelles, nous en joignons trois autres, recueillies au Pavillon des Diphtéries de l'Hôpital de la Croix-Rousse, et qui nous ont été aimablement communiquées par M. le Professeur agrégé Chalier.
Enfin, dans la littérature, nous avons pû retrouver, résumées d’ailleurs très succintement, cinq observations publiées par Legrand et trois autres publiées par L. Martin. Ces observations, dans leur ensemble, viennent corroborer notre opinion sur la gravité de la diphtérie, greffée sur un phlegmon amygdalien.
Qu'il nous soit permis d'adresser ici nos bien vifs remerciements à M. le Docteur Beutter, qui nous à confié ce travail et nous à dirigé avec son inlassable dévouement.
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Nous exprimons aussi toute notre reconnaissance à M. le Docteur Chalier, qui a bien voulu nous transmettre et nous autoriser à publier trois des observations contenues dans ce travail, ainsi que M. le Docteur Devuns, qui s’est aimablement mis à notre disposition pour pratiquer les examens bactériologiques nécessaires:
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