CHAPITRE PREMIER
Hisiorique
Depuis longtemps, l’association de l’angine phlegmoneuse et de la diphtérie a été l’objet de publications. Elle avait déjà attiré l’attention des anciens auteurs, qui en méconnurent d’ailleurs la nature exacte.
Un des premiers, Maïingault (Archives de Médecine, 1859), rapporte deux cas de phlegmon de l’amygdale «compliqués d’angine couenneuse » et suivis de paralysie du voile du palais.
En 1860, de nombreux auteurs signalèrent des cas analogues, également suivis de paralysie du voile. Parmi ces auteurs, Signalons Marquez, de Colmar, Lasegue, Becquerel, Germain Sée, Mayer, etc.
En l’absence du contrôle bactériologique, ces auteurs méconnurent la diphtérie qui s’associait au phleemon amygdalien et provoquait la formation des fausses membranes, Aussi n’hésitèrent-ils pas à pro-
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clamer que le phlegmon de l’amygdale était susceptible de provoquer quelquefois une paralysie du voile.
A partir de 1890, grâce aux examens bactériologiques, on sut dissocier les deux affections cœxistantes et attribuer au bacille de Lôffler les paralysies du voile consécutives. Signalons, à cette époque, les travaux de Gougenheim, de Rouché (Thèse de Paris, 1896), de Henry (Thèse de Paris, 1898).
Plus récemment, Marfan et Martin ont admis la cæxistence possible de la diphtérie et du phlegmon amygdalien, cœxistence dont ils n’ont pas observé d'exemple chez l’enfant. Maïs ils ne semblent pas insister sur la gravité particulière de ces cas.
Maire (Thèse de Paris, 1905) à fait un travail sur une forme spéciale de l’angine diphtérique simulant l’angine phlegmoneuse. Dans les cas qu’il publie, il spécifie que le bacille de Lôffler seul est en cause et qu’il n’y à pas eu suppuration. Au début de son travail, il les différencie nettement des cas qui nous intéressent (où lP’agent causal est un microbe pyogène, aménant un phlegmon de l’amygdale, auquel vient s’ajouter l’angine diphtérique ».
Enfin, Legrand (1906) cite, à propos d’une endémoépidémie diphtérique, survenue dans un régiment de dragons, 5 cas d’ (angines diphtéro-phleemoneuses » et il insiste sur l’évolution grave de ces cas, dont nous reproduisons plus loin les observations, à la suite de nos observations personnelles,
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