AVANT SADOWA
I . Napoléon III, qui avait encore tout son prestige au moment de la convention du 15 septembre 1864, revient dans les premiers mois de 1866 aux préoccupations qui lui avaient inspiré la campagne de 1859. — Traité d'alliance offensive et défensive entre la Prusse et l'Italie. — Pourquoi M. Drouyn de Lhuys ne chercha pas à entraver cette négociation. — Disn Qîiiiûii de Napoléon III à avoir une diplomatie personnelle. — Embarras intérieurs de la Prusse. — Projets annoncés par M. de Bismarck pour la réforme des bases de la Confédération germanique, — Le gouvernement français présente, moins à titre de protestation qu'à titre de réserve, les objections que ces projets
P.ires.
font naître. — Sur la dema.nd.tt de. .M. Drnnyn de Lluiys.,
M. de Bismarck déclare qu'il admet «anfi restriction les.
réserves de la France 205
Iï. Les gouvernements prussien et italien, qui, par le traité du 8 avril, se sont mis d'accord contre l'Autriche, se plaignent tous deux d'être menacés par elle et déclarent qu'ils sont obligés de pourvoir à leur sécurité. — L'idée de la guerre est extrêmement impopulaire à Berlin en dehors des sphères officielles; on n'a aucune hostilité visà-vis de l'Autriche, et l'on est persuadé qu'un agrandissement de la Prusse aura pour résultat nécessaire une di mande de compensation territoriale de la France. — Tentative inutile des puissances pour la réunion d'une conférence. — L'ambaSiaiieur de Prusse à Paris expose à M. Di'ouyn de I.hnys la nécessité où se trouve son gouvernement de. répondre aux armements de l'Autriche par des mesuresanalogues. — Entrée des troupes prussiennes dans le Holstein. — La majorité de la Diète germanique se prononce le 14 juin dans un sens contraire à la Prusse. 222
III. Interprétation donnée par la Prusse au vote de la Diète de Francfort. — Manifeste publié par le journal officiel prussien. — Langage rigoureux tenu par le cabinet de Berlin aux villes libres comme aux souverains. — Campagne de Bohême; dispositions hostiles des habitants; le ton des proclamations émanant des chefs de l'armée prussienne est un témoignage de l'acharnement de la lutte. — La déclaration de rupture du pacte fédéral cause à Londres et à Saint-Pétersbourg un vif mécontentement. — Lg E^JZHV* GMrtfif'l>aV"ff demande à M. Drouyn fle T.hnyft de — „ s'entendre avec le gouvernement anglais afin de donner à l'attitude des trois cours un caractère d'uniformité. — Journée de Sadowa 242
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