‹ Direction pour la conscience d'un jeune homme pendant son educationChapitre 108 sur 128 · LECTURES OU MI^.DITATIONS · texte numérisé non relu

LECTURES OU MI^.DITATIONS

sortes de personnes; mais confiez ce qui vous touche à un honrinfie sage et craignant Dieu.

Ayez peu de rapport intinne avec les jeunes gens et les personnes du nnonde.

Liez-vous avec les personnes modestes et simples, celles qui ont de la piété et des bonnes mœurs, et entretenez-vous de choses bonnes , utiles ou édifiantes. N'ayez de familiarité avec personne, mais recommandez à Dieu tous ceux qui vous sont chers.

Ne souhaitez d'être familier qu'avec Dieu et ses anges et évitez d'être connu des hommes.

Il faut avoir de la charité pour tout le monde, mais la familiarité ne convient point.

Nous nous imaginons quelquefois plaire aux autres par nos assiduités , et c'est plutôt alors que nous commençons à leur déplaire par les défauts qu'ils découvrent en nous.

RÉFLEXION

De tous les écueils que peut rencontrer votre vertu, je n'en connais pas de plus dangereux, mon cher enfant, qu'un faux ami. A votre âge, une liaison est bientôt formée. Un compagnon d'études devient tout naturellement un compagnon de jeu, et le compagnon de jeu n'aura pas de mal à se faire accepter, pour le confident de vos pensées et de vos sentiments.

Sans défiance, parce que vous êtes sans expérience, voilà donc que vous avez ouvert les deux battants de votre cœur au premier camarade qui s'est présenté pour l'occuper. L'extérieur de ce nouvel ami a charmé vos yeux; son esprit a captivé votre esprit, une certaine sympathie de goûts et de caractères a cimenté entre vous et lui une union qui va désormais devenir

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