CHAPITRE II
ËScnoHvellemeiit de la première communion.
La dernière cérémonie qui termine le jour appelle avec raison le plus beau jour de la Tie, vient de s'accomplir. Le temple est vide, l'orgue muet, les flambeaux éteints, les nuages seuls de l'encens, symbole de la prière, qui monte devant le trône de Dieu, embaument encore le sanctuaire de leurs suaves parfums. Témoins invisibles des promesses qui ont été faites, des serments qui ont été renouvelés, les anges de Dieu sont remontés vers les demeures éternelles. Hélas! les plus belles fêtes de la terre ne durent qu'un jour, et la première communion n'est pas encore une fête du ciel, elle a donc aussi son lendemain. Si vous avez vu quelquefois sur les bords de la mer les flots s'effacer sous les flots, s'élevant d'abord tout tuméfiés d'orgueil pour venir expirer avec un impuissant murmure contre le rivage, vous aurez vu les semaines dévorées par les semaines et les mois par les mois. L'anniversaire de la grande époque est donc arrivé. Aux pieds de ce même sanctuaire où ils furent admis une première fois, les enfants de la persévérance sont de nouveau convoqués. Voyons, assurons-nous tout d'abord si nul