‹ Direction pour la conscience d'un jeune homme pendant son educationChapitre 57 sur 128 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

cean. Ces pauvres enfants se I pouvant dans l'impossil)ililé de suivre les catéchismes des paroisses, ne sachant pas Hre ordinairement, n'ayant personne qui les instruise, se voient, au sein de notre France calholi(|ue, dénués de tous secours spirituels. Heureusement que la charité est là pour les recueillir. L'école du soir s'ouvre [)Our eux comme pour leurs aînés. Un bon frère bien humble, bien zélé, bien patient surtout, burine peu à peu dans ces durs cerveaux les grandes, les principales lignes de la doctrine révélée. Un prêtre surveille cet enseignement religieux, constate les efforts, récompense les succès et travaille à la réforme du cœur, en même temps qu'il s'occupe du développement de rinlelligence. Pendant l'espace de quelques années, dans un seul quartier de Paris, plus de six cents de ces pauvres enfants, ont été admis à la première communion qui n'auraient jamais eu probablement ce bonheur, sans l'institution de ces écoles. Ce n'est pas tout: Dieu , admirable dans ses desseins de miséricorde, a mis au cœur d'un bon frère une pensée féconde et pleine d'avenir, celle de former parmi ces enfants eux-mêmes une société de zélateurs dont la mission est de découvrir et d'amener à l'établissement les grands jeunes gens, qui, placés dans des ateliers avant ïà^e, n'ont pas eu le temps ou les moyens de faire leur première communion. Cette nouvelle branche de la propagation de la foi

Page 1