‹ Direction pour la conscience d'un jeune homme pendant son educationChapitre 87 sur 128 · SIMPLES AVIS SUR LA CONFESSION · texte numérisé non relu

SIMPLES AVIS SUR LA CONFESSION

pour qu'il VOUS soutienne ; vos doutes, pour qu'il vous éclaire ; vos tentations et vos ennuis, pour qu'il vous encourage; vos peines et vos douleurs, pour qu'il vous ranime et vous console; vos perplexités, vos embarras, pour qu'il les dissipe et les surmonte. Diteslui les grâces que Dieu vous accorde, de peur que l'ange des ténèbres ne prenne pour vous séduire les apparences d'un ange de lumière.

Ne lui cachez ni vos pieuses inspirations ni vos bonnes œuvres, afln d'ajouter au mérite du sacrifice le mérite de l'obéissance, et d'éviter ainsi votre sens propre qui pourrait vous égarer.

Et lorsque celui qui vous a parlé au nom de Dieu a formulé son avis, il ne faut ni douter ni consulter encore.

Douter y et pourquoi? celui qui vous conseille n'est-il pas un homme de sens droit, pieux, désintéressé et ne voulant que la volonté de Dieu? D'un autre côté, vous êtes dans la bonne foi, vous ne cherchez que le bien. Si donc vous tombez dans l'erreur, elle ne peut vous êtes impntable. Et puis n'est-il pas écrit que la Providence ne laisse pas le juste dans une éternelle fluctuation?

Consulter encore : mais ordinairement à quoi bon? De nouveaux avis ne feront que vous jeter dans de nouvelles incertitudes. A part donc certains cas extraordinaires, suivez les conseils de l'homme sage qui a obtenu votre confiance et qui la mérite.

162 CHAriTui: xiv.

11 nie reste à signaler maintenant ce qui ordinairement rend la confession nulle ou mauvaise: c'est d'abord le défaut de sincérité dans l'aveu de nos fautes, et c'est, en second lieu, le manque de contrition.

Or, deux sortes de pénitents sont exposés à manquer de vérité dans l'aveu de leurs péchés : ce sont ceux qui ne s'examinent pas et ceux qui n'osent pas s'avouer coupables. Ainsi, les premiers manquent d'atention , les autres de courage : la légèreté est le grand obstacle des premiers , l'orgueil la faute des seconds.

Je ne m'étendrai pas en ce moment sur la premier défaut, qui est le manque d'examen. Instruit comme je le suppose , mon enfant , connaissant parfaitement vos devoirs, il vous est facile de savoir quels sont la nature et le nombre de vos fautes. Que si vous aviez quelque négligence à vous reprocher pour le passé, efforcez-vous alors de réparer ce qui a été défectueux, par une recherche plus attentive et plus exacte ; mais gardez-vous du scrupule, car Dieu n'a pas voulu que la confession fût une torture morale. Il suffit d'apporter, à cet acte important, toute l'attention que l'on donne dans le monde à une affaire sérieuse : il est certain que la recherche la plus minutieuse ne vous fera jamais découvrir la totalité de vos fautes. Dieu se contente de notre bonne volonté, il s'en remet à notre bonne foi.

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