SIMPLES AVIS SLR LA CONFESSION
Mais si nous n'avons pas à nous appesantir sur le défaut qui résulte du manque d'examen, nous aurions bien des détails à donner sur le manque de courage, qui est, à proprement parler, le grand obstacle à l'aveu sincère de nos péchés. Ce qui empêche cet aveu, c'est la crainte, la honte, ou l'embarras de s'expliquer. Il nous faut répondre par un mot à ces trois difficultés.
La crainte. Qu'appréhendez-vous, mon enfant, les reproches de votre confesseur ? Supposons pour un instant qu'il vous en adresse, seront-ils aussi durs, aussi accablants que ceux que vous fait depuis longtemps votre propre conscience, en proie à l'inquiétude et aux remords? Ces reproches, toujours dans la supposition qu'on vous en adresse, seront-ils aussi foudroyants que la sentence du souverain juge, que vous aurez à subir? Vous craignez les reproches d'un homme que vous n'avez pas offensé personnellement après tout, et les reproches de Dieu, intéressé à venger sa gloire outragée, vous ne les redoutez pas ! Mais si, au lieu de reproches, le confesseur n'a que des paroles de bonté et d'encouragement à vous adresser ; si, au lieu de verser dans vos plaies seulement le vin de la sévérité, il n'y répand que l'huile de la mansuétude, que devient votre prétendue excuse ? — Mais c'est la honte qui me rend muet. — La honte, mon enfant, elle appartient tout entière au mal, elle