‹ Direction pour la conscience d'un jeune homme pendant son educationChapitre 89 sur 128 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

n'appartient pas à raveu, qui est la réparation du mal. Nous déplaçons les choses, nous bouleversons l'ordre élahli, en meliant la honte où elle n'est pas, et en la faisant disparaître d'où elle est réellement. C'était en commettant le péché qu'il fallait rougir, et non en l'accusant. Un philosophe aperçut un jour un de ses disciples sur le seuil d'une maison mal notée. A la vue du maître, le disciple se hâta de rentrer. Ce n'est pas de quitter cette maison que vous devez rougir, dit le philosophe, mais c'est d'avoir pu vous décider à y mettre le pied. Mon fils, vous avez honte d'avouer vos fautes ! Mais cette confession salutaire, préservatif du péché pour l'avenir, devient encore, pour le passé, son expiation salutaire, sa seule expiation possible peut-être, puisque vous ne pouvez accepter de pénitence bien rigoureuse. Rappelez-vous, enQn, que cette honte, il faudra bien que vous la subissiez un jour devant le tribunal de Dieu, si vous n'avez pas voulu l'accepter devant un homme. Mais c'est l'embarras de vous expliquer qui vous retient! Eh bien, alors, dites à votre confesseur ce seul mol : Mon père, une faute pèse sur ma conscience, et je ne sais comment m'en accuser. Le confesseur vous comprendra et vous aidera avec bonté. Ce sera Tobjet d'un oui ou d'unnon, toutcequi excèdeest très-souvent inutile. Nous avons pensé être utile aux jeunes gens en allant ainsi au-devant des difficultés qu'ils s'exa-

Page 1