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PREFACE DU TRADUCTESR.
Cet ouvrage dont nous avons récemment entrepris et terminé la traduction, est fort vépandu, et grandement apprécié de tous les navigateurs de la Province ; et comment ne le serait-il pas ayant pour aut*:7 principal l'Amiral Bayfield qui a rendu des services si éminénts à la marne Anglaise ? Mais tout connu et utile que soit ce livre, il faut avouer que la Navigation du Golie et du Fleuve St. Laur:nt ainsi que des côtes de Terrencuve et du Labrador n’en restait pas moins une tâche hasardeuse pour nos navigateurs Canadiens ; ces dernie-s ayant À lutter avec les difficultés que leur offre une langue que leurs occupations constantes et leur vie aventureuse ne leur donnent pas le loisir d'apprendre, Aussi est-ce l'avantage pour eux d'avoir en la langue qui leur est familière, et la nécessité d’avoir ainsi au plutôt les instructions et directions sur lesqu cles se fonde leur salut qui nons ont engagé à leur présenter au plus vite une traduction que notre jeune âge, notre inexpérience et nos faibles capacités ne nous qualifiaient peut-être pas à faire ; mais, si nous n'avons réussi dans l'élégance de la phrase (si ce genre de travail le comporte), nous avons lieu d'espérer que nous avons été plus heureux à rendre le fond de la pensée, nous étant appuyé de temps à autre sur des autorités respectables. ,
Maintenant c'est À vous, braves navigateurs, que nous faisons hommage du fruit do nos premiers labeurs: puissions-nous être compensé des heures et des jours de fatigue donnés à faire ce livre, par le bien que vous en tirerez.
On x souvent dit qu'il faut encourager et cncourager par tous les moyens la navigation. En effet quelle classe mérite plus d'encouragement que celle de ces hommes hardis qui risqueat cout. leur vie mêws, pour faire connaître aux autres pays les richesses du “ôtre. Ne sont-ce pas les navigateurs qui, volant d'un bout de l'univers à J’autre, découvrent de nouveaux freres, et sont les moyens par où on apporte chez les étrangers la foi, la paix, et la civilisation ? En jetaot un regard sur nos navigateurs, admirons ce bel élément grandissant tous les: jours en nombre et.en-expérience : voyez-les transporter notre bois dans les hâvres étrangers, voyez-les enrichir nos marchés de tous les produits de la pêche, et combler nos greniers des richesses de la campagne. Par eux se resserrent les liens qui nous unissent avec les Sœurs Provinces. Leur hardiesse et leur courage sont pour ces dernières une garantic de la force et de la vertu du peuple entier.
Mais plus lx mission est belle, plus la tâche est difficile ; c'est donc à nous de leur en aplanir la voie ; c'est à nous de seconder leurs efforts, et de montrer par des faits que nos souhaits les accompagnent partout ; la terre est bonne, mais il faut l’arroser. Puisse ce livre leur donner un nouveau stimulant pour ces nobles occupations, faire accoître le nombre des navigateurs en mettant tous ceux qui veulent embrasser cette carrière À même de le faire sans risque de péril, et ainsi faire acquérir aux habitants des bords du St. Laurent cette énergie, cette hardiesse et ce courage que la navigation procure.
C’est là le premier et le principal but de notre ouvrage. Mais à ce premier se rattache un autre auquel tous les Canadiens-Français applaudiront avec joie.
On parle encore aujourd'hui dans le Bas-Canada d’une émigration Française ; aussi, a-t-on fait pour cet objet des efforts dignes des Ministres qui gouvernaient alors le pays. Nous l’avouerons, il est difficile de faire habiter parmi nous un peuple dont la Patrie a tou- Jours été et est encore effectivement la devise. Mais, outre cette difficulté, il s'en présente une autre sur laquelle il ne faut pas se faire illusion. Los Français ont-ils en leur
ion un livre qui leur fasse connaître la route danse le Golfe et le Feuve St. Laurent ;°
à l’aide duquel ils puissent franchir le Golfe, remonter notre majestueux St. Laurent, et
admirer nos superbes ports de mer, nos villes et nos campagnes ? Mais, ajoutera-t-on enoore qu'ils auraient l'avantage de os connaissances, quitteront-ils leur pays ? Nous répondons : ils quitteront leurs pays pour venir trafiquer avec nous, et en remontant notre ma- | gro fleuve qui surpasse en grandeur et en magnificence tous les fleuves qui ornent la
du globe ; dont les bords sont blanchis d'habitations, au-delà desquelles s'étendent des campagnes riches mais trop vastes pour ne pas inviter d’autres mains pour les cultiver en entier ; bords qui égalent en splendeur ceux du Rhin, de la Seine et de la Loire ; alors que leurs yeux seront charmés par ce beau spectacle ; mais plus encore que leur cœur sera gagné par la rencontre d'hommes qui portent encore le nom de Français, qui en conservent la langue, les coutumes, et la religion, pourront-ils, nous le demandons, résister à ceux qui les attendent les bras ouverts, et de trafiquants ne pas devenir habitants ? Puisse donc cette probabilité devenir un fait accompli, et nous aurons atteint notre second but.
Mais ne perdons point de vue nos navigateurs Canadiens, auxquels est dédiée cette traduction dont l'auteur leur souhaite de retirer tous les avantages.
La Trapucraur.
joutera-t-on ens? Nous réponmtant notre maes qui ornent la elles s'étendent pour les cultiver la Loire ; alors e leur cœur sera is, qui en conndons, résister à bitants ? Puisse tre second but.
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