O., es-unes eaux et
‘æhaloupes. La Grande Grand Rivière, où il y a de beaux établissements, peut-être remontée à une distance de 7 ou 8 milles. Il y a aussi des établissements à Port Hill, dans la partie N. O. de la baie en-dedans l'Ile Lemose, un établissement sur l'Ile Lemose, et de grand à la tête de la baie. Sur l'Ile Billhook, le côté ouest de l'entrée, est un mât soute- “ant une lanterne qui renferme une lumière fixe, visible à 8 milles et visible toute la nuit pendant 8 mois de l’année.
Le HAVRE MALPEQUE, situé sur le côté est de la Buie Richmond est fort su rieur à aucun autre sur la côte nord de l'Ile. A marée basse il y a généralement de 14 à 16 pieds d'eau sur la barre, et à marée haute de 18 à 19 grandes marées ordinaire avec espace et profondeur à l’intérieur suffisants pour aucune espèce et aucun nombre de vaisseaux. L'entrée principale est entre l'Ile Fishery ou Killhook au nord, et le Royalt Sand, qui sèche à un mille au large dela Pointe Royalty. Juste en dedans l'entrée le mouillage est excellent et bien abrité. Le West Gully est l’autre entrée ; il se trouve au côté N. O. de l'Ile Fishery ou Billhook ; et ce chenal est étroit et compliqué de manière à ne convenir qu'aux chaloupes, ou des bâteaux, bien qu'il y ait 9 pieds d’eau sur sa barre dangereuse à 1} mille de terre.
La Barre de Malhegue se projette de l'Ile Fishery ou Billhook, E. sur S., 2} milles; puis elle court au sud, de manière à toucher au rivage à l’est du Cap Adesbury. Cette
arre est excessivement dangereuse en mauvais temps, le fond étant de pierre-à-sablon ; alors toute apparance de chenal s’évanouit par la présence de brisans très-forts. La partie nord de cette barre, à la distance de 14 mille à l’est de l’Ile Billhook, est peu profonde w’ayant en quelques endroits que 4 pieds d’eau à marée basse,
Les vaisseaux peuvent mouiller en dehors de la barre, dans 7 à 5 brasses, pour attendre nn pilote, et tout étranger devrait s’efforcer d'en avoir un, et ne pas tenterde passage de cette barre avec des forts vents.
Les marées courent avec le plus de force à l'entrée au Hâvre Richmond, et les grandes y courent à raison de 24 nœuds à l’heure, à l’intérieur de la baie elles sont bien plus faibles. La marée ici est haute à 6 heures aux jours du plein et du changement ; les grandes s'élèvent à 3 et les petites À 2 pieds. Les vents N. E. élèvent les marées, ceux de l’ouest font le contraire. Les marées du matin sont les plus hautes pendant les mois de l'été. Entre la Baie Richmond et le Cap Tyron la côte est presque droite et dépourvue de danger détachés ; mais un gros navire ne devrait pas approcher de plus près que dans 6 ou 7 brasses, vu que l’eau basse s'étend à une grande distance au large. Le Cap Tyron est un rocher remarquable de pierre-à-sablon, haut de 110 pieds ; à 14 mille, S. S. E., du Cap, se trouve le Hâvre Grenville.
LE HAVRE GRENVILLE.—L'entrée à ce hâvre est d’une longueur d’un tiers de mille, et profonde de 3 brasses; elle est à l'extrémité nord-ouest d’une longue rangée de côteaux de sable, dont le plus haut atteint une élévation de 55 pieds au-dessus du niveau de la mer haute. Le hâvre n’est propre qu'aux petits vaisseaux, vu qu'il y a une barre changeante, snr laquelle il n’y a quelquefois que 5 pieds d'eau, et le chenal à l’intérieur est étroit. La barre s’étend à deux tiers d’un mille au large de l’entrée, et l'eau basse à un mille, à laquelle distance l’eau mesure 5 brasses sur un fond sablonneux.
À 8 milles S. E.} E. du Cap Tyron se trouve le Cap Turner, le plus haut rocher sur l'île, ayant une élévation de 120 pieds.
LE HAVRE GREAT RUSTICO.—Ce hâvre a deux entrées de sable étroites, de Chaque côté de l'Ile McAuslin, et qui sont distant respectivement de 3 et de 5 milles au S. E. du Cap Turner. (Cette place n’est convenable qu'aux petites goëélettes à cause de barres très-dangereuses et changeantes, ayant de 4 à 6 pieds d’eau et s'étendant à un mille de terre.—Deux Bouées dont on peut changer la position selon la circonstance démarquent la ligne de la plus profonde eau sur chacune de ces barres.
À 9 milles S. E. du Cap Turner se trouve la Pointe Stanhope, sur laquelle est une oôte sablonneuse de 30 pieds d’élévation. De cette pointe se projette un ressif dangereux, trois quarts de mille au large, où il y a 3 brasses d’eau, et un mille où il y a 5 brasses. Sur quelques parties seulement de ce ressif il n’y a qu'un pied d'eau, à la distance de 4 mille de terre.
À un demi-mille à l’ouest de la Pointe Stanhope se trouve l’entrée étroite et sablonpeuse au Hâvre Rustico, propre aux petits vaisseaux seulement.
LE HAVRE TRACADIE est situé à 13 milles S. E. sur E., du Cap Turner, et à 4 milles de la Pointe Stanhope. Une rangée remarquable de côtes sablonneuses hautes de 50 ou 60 pieds, se trouve sur le côté est de l'entrée. La barre de sable se couvrs
avec de gros vents, et s'étend trois quarts de mille au large de l’entrée avec 5 à 9 pieds d’eau à sa surface. L'endroit n’est propre qu'aux bâteaux, et même il lsur faut des bouées, et un temps favorable pour passer 4 eu en sûreté. En dedans de ia barre de sable le hâvre mesure 3 milles en largeur, et 24 brasses d'eau de profondeur.
LE HAVRE SAVAGE se trouve 9 milles à l’est de Tracadie, et n': que 2 pieds d’eau sur sa barre, à marée basse et ne convient ainsi qu'aux petits vaisseaux.
LE HAVRE ST. PETER est à 3 milles plus loin à l'est,et est d’une grande étendue. Quoiqu'il court 7 milles dans une direction S. E. sur E,, avec une profondeur de 3 brasses en quelques parties, cependant comme sa barre de sable n'a que 5 pieds d’eau à marée basse, le hâvre ne convient qu'aux petits vaisseaux, le bord extérieur de la barre, dans 3 brasses, et distant de deux tiers d’un mille de terre. Le chenal à travers la barre, à travers lequel on peut garder 5 pieds d’eau à marée basse, est apte à changer dans les gros vents. Ici la mer est haute aux jours du plein et du changement de la lune, à 8 h. 30 m. ; les grandes marées s'élèvent à 4 pieds, 1es basses à 2 pieds.
De la Baie St. Pierre au Cap Est la côte porte E. $S. E. sur 33 milles. La rive n'est pas accidentée et se compose de rochers de picrre-à-sablon. Il ya généralement 10 brasses d’eau À un mille de terre le long de cette portion de la côte, et comme le fond est de pierre-à-sablon, le mouillage est mauvais.
DÉTROIT DE NORTHUMBERLAND.—Maners—Voici ce que l’Amiral Bayfield dit des marées dans le Détroit de Northumberland : —
“ La principale lame de la marée, après être entrée dans le Golfe entre le Cap Breton ct Terreneuve, renvoie de côté des vagues au $. O., de chaque côté des Iles de la Madeleine. La première que je nommerai la vague de l’est, arrivant entre ces îles et la rive ouest de l'Ile Breton parvient à l'entrée est du Détroit un peu après 8 heures, et poursuit, sa course à l'ouest, rendant le marée haute plus tard successivement de l’est à l'ouest jusqu'à Pictou, où elle arrive à 10 heures. À la même heure nominale, mais 12 heures plus tard, l’autre vague dite vague de l'ouest arrive au Cap Tourmentine, ayant été retardée par le long détour qu’elle a fait au nord et à l’ouest des Iles de la Madelaine, et par la grande étendue de l’eau comparativement peu profonde sur laquelle elle a passé dans sa course progressive au S, O. Cette vague fait monter la mer plus tard successivement en des endroits le long de la côte du Nouveau Brunswick, sur notre route au sud ; et après être entrée dans le Détroit elle court du N. O. au $. E., ce qui est l'opposé de la course de l'autre vague dite la vague est.
Ainsi à Miscou, aux jours du plein et du changement de la lune la mer est haute
environ à 24 heures ; à la Pointe Escuminac et à la Pointe Nord de l'Ile du Prince Edward formant l'entrée au détroit, à 4 heures; à l'extrémité ouest de l'Ile du Prince Edward, à 6 heures ; à Shédiac à 8 heures; et au Cap Tourmentine à 10 heures. Quand donc, la vague est arrivé entre Pictou et les Iles Wood, la partie ouest de la lame de marée précédente arrive entre le Cap Tourmentine et le Cap Traverse. Les deux vagues se rencontrent alors, et se combinent pour faire marée haute à la même heure savoir, 10 heures, ou un peu plus tard dans les hâvres, par toute la portion du Détroit de Pictou du Cap Tourmentine ; doublent partout l'élévation de la mer, en dans quelques hâvres la mettant trois fois plus haute qu’elle n’est aux deux entrées du Détroit.
Le courant du montant de l’est pénètre dans le Détroit de vers le N. E., avançant à raison de 24 nœuds autour de la Pointe East est de l'Ile du Prince Edouard, mais il est beaucoup moins rapide dans son cours latéral, et près de la rive sud. Il double le Cap Bear, et s’avance en accroissant de rapidité le long de terre à l’ouest; est dans son
lus fort dans l’eau profonde près de terre. et fa-t 3 nœuds en passant à côté des Indian ocks Rochers Zudien et du Ressif Riffleman. Perdant sa force en passant plus au N. O., il est affaibli en rejoignant l’autre courant du montant au large des Tryon Shoals bas fonds. Ce courant du montant de l’est n’est pas aussi tort le long de la rive sud ou côte de la Nouvelle Ecosse, à moins qu'il soit dans le Chenal Caribou sur nn petit espace près du Ressif Caribou, et il est faible, et n'excède pas un demi-nœud dans le milieu du détroit.
L'autre courant du montant ou le courant ouest vient du nord, le long de la côte ouest de l'Ile du Prince Edouard doublant rapidement la Pointe West ouest et avançant de son plus fort près du Ressif Ouest West Reef, ou son cours est de 2 nœuds l'heure. Près du rivage du nouveau-Brunswick, sa rapidité excède rarer nt 14 nœud, il la soutient telle généralement dans sa course au S. E., jusqu'au Cap Te armentine, ou la plus forte partie du courant longe les Jourimain Shoals, et de là continue au sud autour di En les dangereux Ressifs de Tourmentine en grand clapotis, ct à raison de 3 nœuds
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D'après ce rapport des courants de la marée, il parait qu'un vaisseau grand mar. cheur, sous des circonstances favorables, pourrait entrer dans le détroit avec le montant, et en arrivant serait haute au Cap Tourmentine pres qu'aussitôt que la mer. Prendre là le baissant et ainsi avoir le courant avec lui, avec peu d'interruption, d'une extrémité à l'autre du Détroit à l’autre. Ou bien, un vaisseau louvoyant avec le montant, pourrait mesurer sa course de manière à continuer son voyage dans la même direction avec le baissant.”
L'Amiral Bayfeld donne aussi les directions suivantes pour naviguer dans le Détroit de Northumberland : —
‘Les vaisseaux destinés pour le Miramichi et les ports dans le Détroit à l'ouest du Cap Tourmentine, après être entrés dans le Golfe d'aucun côté de l'Ile St. Paul, ont coutume de passer au sud des Iles de la Madeleine, et de tourner la Pointe North de l'Ile du Prince Edward. Le ressif qui se projette de cette dernière pointe est excessivement dangereux et on doit constamment se servir de la sonde lorsqu'on approche la nuit ou par un temps brûmeux ; regardant comme probable que l'on ait été récemment jeté au sud, surtout si le vent a été nord.
Sous les mêmes circonstances, après avoir doublé la Pointe North, notre course doit être ouest, que l’on évite le West Reef ressif de l'Ouest, que l’on devra passer en sondant. courant le long du bord au large du rivage du Nouveau Brunswick. En PO au sud-est, après avoir passé le West Reef, la sonde sera un guide sûr le long d'aucune des deux côtes en se référant aux sondages, jusqu’à ce que l’on arrive près de la partie étroite du Détroit au Cap Tourmentine.
Là, si les vaisseaux sont destinés pour l’est, la côte de Prince Edward devrait être préférée, les sondages de ce côté suffisent pour guider le vaisseau au-delà de Carleton Headdu Cap Traverse, et plus spécialement des Tryon Shoals bas-fonds tryon, si les marées irrégulières au large de ces derniers, et la course fréquente du baissant vers eux, sont gravées dans la mémoire. Cependant, les marées dans cette partie étroite du Détroit, ne sont pas bien fortes le long de la rive de l'Ile du Prince Edouard, devant laquelle le mouillage est bon dans le cas où le vent tomberait ; tandis qu'à la rive opposée l’eau est profonde et les marées sont très-fortes près des Ressifs Jsurimain et Tormentine. Si le vent est contraire, ou léger du sud, et que le baissant est court, un étranger ne devrait pas tenter cet étroit passage durant la nuit, ou lorsqu'il ne peut pas voir terre. En pareilles circonstances, on recommande de mouiller à l’ouest du Cap Tormentine, j'isqu’à ce qu’il fasse jour ou qu’un changement de marée rende ce passage moins dangereux. Les vaisseaux destinés pour les ports de la division est du Détroit, pénètrent dans le Golfe soit par le Gut de Canso soit par l'Ile St. Paul.
Dans le premier cas, la direction de la lumière à l'entrée nord du Gut Chenal les guidera jusqu'au Cap George, d’où, s'ils se dirigent sur Pictou, il n'y aura pas de diffculté à longer terre à l’ouest, si l'attention nécessaire est donnée aux sondages, puis à la direction de la lumière sur Pictou. Si le temps est obscur, ou la lumière invisible, gardez-vous contre le ressif au large de l'extrémité est de l'Ile Pictou, qu’il ne faut pas ap procher de plus près que dans 10 brasses, surtout si c’est au montant.
Les vaisseaux qui approcnent devers l'Ile St. Paul et qui entrent dans le Détroit à la Pointe Est de l’Le du Prince Edouard, ne devraient pas approcher de cette dernière pointe de plus près que 20 brasses dans les nuits ténébreuses ou par un temps obscur.
Sous les mêmes circonstances le Cap Bear et son ressif ne devraient pas être doublés dans moins que 15 brasses ; alors, si le vaisseau doit gagner l’ouest de Pictou, il devra se tenir près de l'Ile Pictou et de la côte sud, où les sondages le guideront, jusqu’à ce que les Indian Rocks et Rifleman Reef soient passés. La Lumière sur la Pointe Prim l'aidera aussi grandement à passer le dernier danger nommé, après quoi de nouveau la sonde le guidera le long de la rive de l’Ile du Prince Edouard, au-delà des Tryon Shoals, et à travers le Détroit Strait au nord-ouest.
Sur la côte opposée, ou de la Nouvelle-Ecosse, ouest de Pictou, les principaux dangers à éviter sont les Middle Shoals battures du milieu, entre l'Ile Pictou et Caribou, l'Ile et les Battures Amet, et Waugh Shoal. L'approche de tous ces obstacles est sufisamment indiquée par les sondages, et par conséquent le marin ïntelligent en faisant un usage constant de la sonde, et en se référant soigneusement à la carte ; pourra en tout temps les passer en sûreté, et conduire son vaisseau à aucun des hâvres de cette côte, où l'on obtiendra facilement des pilotes.”