‹ Directions de navigation pour l'île de Terreneuve et la côte de Labrador et pour le golfe et le fleuve St. Laurent [microforme]Chapitre 45 sur 49 · MARÉES DANS LE FLEUVE ST. LAURENT · texte numérisé non relu

MARÉES DANS LE FLEUVE ST. LAURENT

elle est grandement influée par le vent, et nullement fiable quant à son court, plus bas que l'Ile uu Lièvres, bien qu'au-dessus le cours du buissant et du montant soit régulier, Entre l'Ile Barnaby et l'Ile du Bic, le montant court, en venant du N. E., avec une rapidité de ? nœuds à l'heure ; puis droit à travers le chenal jusqu'au dernier quart du montant, alors qu'il court au N. O. pur l'extrémité est de Bic, puis peu à peu au N. E, tandis que le &ontaut ralentit. Tout le baissant, tant À l’est qu’à l’oust de l’île courent rapidement au N. E. Ce courant entre Biquette et la côte nord est généralement trèsfort au N. E., sans changement direct. Dans l'été et l'automne, aussi bien que dans les grandes marées, en courant ralentit, et, près de Biquette court à l'ouest, dans le cours du montant, mais, tant que les eaux des terres hautes ne sont pas descendues, et que les grandes rivières n'ont pas déchargé leurs eaux de fonte produites par les neiges dans le printemps, ce courant descend toujours.

De l'Ile du Bic à l'Ile Verte, au côté sud, le courant du flux est partout impercep: tible à un mille et demi des îles. Le baissant ou plutôt le courant vient rapidement du N. O., au sortir de la Rivière Saguenay, et le chenal au nord de l'Ile Rouge, et rejoignant le remous du montant, déjà mentionné et expliqué, il augmente la cou.se continuellement descendante des eaux. 11 court toujours à cet endroit dans une direction au $. E., à raison avec un vent ouest ; mais ceci arrive seulement au sud et à l’est de l'Ile Rouge. Entre l'Ile Rouge et Verte, le baissant courent à raison de 4 à 64 nœuds. En traversant à la côte nord, on trouvera que ce courant diminue ; car à la côte nord le montant est assez régulier tandis que le baissant est beaucoup plus faible. A l'est des rochers Razade, le courant prend une direction N. E. et court avec force entre Bic et Biquette. Au sud du Bie, les flux aux grandes marées fait un nœud et demi par heure; les petites marées sont imperceptible. Les vaisseaux qui viennent au sud du Bic, avec peu de vent du nord, doivent giverner à l'O. sur N. pour réprimer le courant S. KE. jusqu'à ce qu'ils aient 18 pieds d’eau, ou jusqu'au Basque, d’où ils reprennent leur course vers l'Ile Verte.

. Le commencement du montant aux grandes marées du N. E. le long du côté nord de l'Ile Verte, et rapidement vers l’extrémité ouest ; puis au S. S. O. sur le ressif près de Cagounu. Au milieu du chenal il n’y a pas de montant perceptible. Deux milles au sud de l'Ile Rouge il court avec force au N. O. et le baissant dans un sens contraire. Pendant les reflux des grandes marées, la rencontre des marées N. E. et S. E. près du milieu de l'Ile Verte, occasionne des elapotis et à l’est l'Ile Verte, le reflux du $. E. arrive rapidement près de l'extrémité ext de l'Ile Rouge ; en se rencontrant ici, la marée du N. E. soulève les vagues, pareillement causée à la houle par les vents forts de l’est ; mais dans les petites marées, le montant est très-faible, et au printemps il n'y en a pas. Ceci rend la partie du fleuve qui nous occupe plus longue à naviguer qu'aucune autre, à moins que vous ayez un vent favorable. Un cours régulier de flux et de reflux commence à l'extrémité ouest, et court pendant cinq heures en montant et sept heures en descendaat. Aux Brandy Pots le courant monte à la marée ou au quart de la marée ; et au-delà-des Rochers Percée, sur la rive sud, il coule régulièrement en montant et en deñeendant, dans une direction respectivement au N. E. sur E.-et au $. Q. sur O.

Des Brandy Pots, le cours du montant afflue près de l'Ile aux Lièvres ; et à l’ouest et nord ouest avec une grande force, à travers le passage entre l’île et le banc. Au-delà de l'Ile aux Lièvres, le montant court régulièrement dans la rivière ; et le baissant en sens contraire. Des Pélerins au Cap au Diable le montant est très-faible, mais il augmente en rapidité de là jusqu'aux bouées de la Traverse où il court à raison de 6 nœynds l'heure.

Le commencement du flux a lieu près du Bane English et du Basfond de l'Île aux

Lèvres, en armvant devant la plus,grande Ile Kamouaska, le reflux faisant le contraire. Dans la Baie La Prairie, am côté nord de l'Ile aux Coudres, la marée est haute à 4 b. 25 m. et son montant dure six heures ; le cours du baïssant continue pendant une heure et quart après que la marée est basse, et celui du montant trois quarts d'heure après que la:marée est haute. ÿ :

«… Les marées dans le Chenal Nord ayant lieu une demi-heure plus tôt. que dans les chenaux Sud, le commencement du montant court rapidement sur les Bancs St. Roch et Ste. Anne ; et le commencement du baissant court rapidement sur les bas-fonds au milieu du fleuve. Dans la Traverse, les grandes marées s'élèvent à 18, les petites à 11 pieds.

Dans la Traverse Sud, au plein et au changement, la marée sur terre-ferme monte A4 heures et demie, mais continme à monter à l’ouest jusqu'à six heures, quand il est régulier dans ee chenal. Avec des ventes de l'ouest, il y a une déviation, mais il est certin que la marée sur terre s'élève à 3 pieds avant que le courant courbe vers l’ouest,

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et l'on doit toujours faire la même connivance dans toute les parties du fleuve. Dans la Traverse, le commencement du montant vient du N. N. E. ; il prend près des bouées, au quart du montant, une direction S. O,, et quand les bas-fonds sont couverts à marée moitié haute, aux Ressifs Seal aux Loups-marins, il coule jusqu’à marée haute, dans une direction S. O. sur O. Le reflux court dans une direction contraire avec une grande rapidité ; et souvent dans le printemps à raison de 6 ou 7 nœuds.

Entre les Piliers, la marée est haute 5 h. Le baissant ici court 6 heures et 50 minutes: le montant 5 heures et 25 minutes. Les deux cours durent une heure après qu'il y a marée haute ou basse près de terre. De l’Ile aux Grues le flux remonte le fleuve droit, mais le commencement du reflux au large de l’Ilet court au nord pendant une demi-heure, puis il descend le fleuve dans une course droite et à raison de 34 nœuds seulement, dans es grandes marées.

A l'Ile aux Reaux, ou Rat Isle, plus bas que l'Ile d'Orléans, ou a marée haute à 5h. 32 m. Près de la rive elle baisse pendant 7 heures et monte pendant 5 ; les courants durent une heure plus tard. Devant l'extrémité S. O. de l'Ile Madame à 5 h. 40 m., les grandes s’élevant à 17, les petites à 13 pieds. A Québec la marée est haute à 6 h. 37 m. Près de terre elle baisse pendaat sept heures et quarante minutes, et monte pendant 4 heures et 45 minutes. Les deux courants durent une heure après que la marée est haute ou basse près de terre. Les grandes marées s'élèvent à 18 pieds, et sa petites à 13 pieds.

DIRECTIONS POUR LA NAVIGATION DU FLEUVE, DE L'ILE D'ANTICOSTI A QUEBEC.

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Le courant du fleuve descend continuellement au sud-est entre la pointe S. O. de l'Ile d'Anticosti et la côte du Discrict de Gaspé, mais au printemps À est plus fort, comme on le suppose, à raison de la quantité de neige qui fond vers ce temps. En été il fait généralement 2 milles à l'heure ; mais, en printemps, sa course, bien que portée déjà à 34 milles à l'heure, varie selon la quantité de glace et de neige qui s’est accumulée. On a dit qu’il y a une différence de 2 ou 3 pieds d’eau dans le niveau du fleuve entre les mois de Mai et d’Août, ce que l'or: a attribué à la quantité de glace et de neige dans le printemps.

Ceux qui s’avancent vers le fleuve dans la bonne voie entre l'extrémité S. O. d'Anticosti et le Cap au Rosier avec un vent du Nord ou du N. sur E., s'ils sont ignorants du courant, pourront penser qu'ils remontent, tandis que réellement ils approchent de la côte sud. Ceci est à éviter surtout dans une longue nuit, ou par un temps obscur ou orageux. [l vaut toujours mieux louvoyer, et sortir de la force du courant, que l'on trouvera être plus faible le long de la côte nord.

Si vous êtes suffisamment à l’ouest pour doubler l’Anticosti quand vous remontez avec des vents contraires, vous devrez vous tenir au nord et garder une distance de 3 ou 4 lieues de terre-ferme jusqu’à l'extrémité du Cap de Monts. La côte est écore tout le long, et la marée favorable. Après être arrivés à l’Anse Trinité, ou la côte au N. E. du cap, vous verrez le flux longer la côte nord.

Entre l'extrémité $S. O. et O. de l’Anticosti, les deux courants et la houle se font senti* près de terre, et comme le fond est vilain, les ancres ne tiendront pas; ainsi donc il faut avoir grand soin, aussitôt qu’il y a apparence que le vent tombe, de vous efforcer de rester éloignés de terre; car si le calme vous surprenait, vous seriez peut être jetés sur la côte par le courant près des hauteurs Ste. Marie, vu que souvent une forte houle eat produite quelques heures avant qu’il y ait aucun vent.

Quand vous serez au large de l’extrémité ouest d’Anticosti avec bon vent, vous gouvernerez au nord de manière à vous tenir en-dehors de la force du courant, en gouvernant à peu près à l'O. N. O. ou vers la Pointe English aux anglais ; après avoir parcouru plus de moitié la distance, vous devrez gouverner plus au sud vers la Pointe des Monts, et vous efforcer de découvrir la lumière, qui n’est pas située sur l'extrémité de la pointe, mais à 14 mille au N. E. de la Pointe ; il y a des rochers à 14 mille de la pointe. En mauvais temps c’est une des places les plus dangereuses à naviguer ; car quand Île vent est favorable, le temps est généralement orageux ; et il faut le plus grand soin pour approcher cette si

Le navire doit être bien voilé, etla sonde mise continuellement en usage ; car si vous êtes au nord de cette pointe, vous sonderez à 5 ou 6 milles de terre, 40 à 60 brasses d'eau, Le voisinage a souvent été l'endroit le plus redouté des marins dans la navigation de ce fleuve, par suite des nombreux naufrages, et des évasions encore plus nombreuses qui sont arrivés près de ce cap ; et d’ailleurs 2 erreurs dans le changement fait sur les anciennes cartes, 5 courant et la déviation locale, tendent tous à jeter les vaisseaux sur la côte.

Par un beau temps longez la côte sud ; si, du Cap Chatte, vous faites une course de 11 ou 12 lieues dans une direction O. 4 S., vous arriverez devant Matane, dont les hauteurs vues dans une direction S. O., vous apparaîtront comme deux côtes quelque peu dans les terres ; vous verrez aussi le Mont Camille, dans une direction O. d O., à 14 ou 15 lieues, apparaissant dans la forme d’une île circulaire, et situé au nord de toutes les terres du sud, Du large de Matane jusques en face du Mont Camille gouvernez à l'O. sur S., suivant le vent. En poursuivant cette course vous passerez le Petit et le Grand Métis; et continuant à l'O. sur S., à 5 lieues du Grand Métis, vous arriverez à la Pointe aux

ères, résidence principale des pilotes, et par rapport à laquelle le Met Camille porte au 8, E. } E.

Là Grand Métis est situé 2 lieues à l’ouest du Petit Métis, et n’est de même propre qu'aux petits vaisseaux, qui trouveront abri et mouillage avec des vents du $. O.; mais comme cette place assèche presqu'entièrement, elle est peu avantageuse aux navires. Le Petit Métis sera distingué d'avec le grand par un rocher rond et rude, gîsant au S. E. du ressif nord, à une distance de 14 mille, et par une côte en forme de pain de sucre à l’est du rocher. Le Grand Métis à un gros roc au milieu de l’anse ; le Petit n'en a pas ; mais, pour distinguer ces anses il vous faudra être'à 2 ou 3 lieues parce que les pointes de terre qui les forment sont très-basses. Le banc de sondages s'étend 4 ou 5 milles au large de ces anses; mais à l’est de Matane, vous aurez 60 brasses d’eau à 3 milles seulement de terre.

En louvoyant en montant, il faut que le vaisseau soit bon voilier, et que la marée monte pour louvoyer ea passant la Pointe de Monts avec un vent directement opposé ; mais un voilier lent double la pointe de près, et réussi bien le long de la côte nord, jusqu’au Cap St. Nicholas. Il n’est cependant pas nécessaire de se tenir près de terre plus loin à l'ouest, de peur que le vent tombe au‘calme, car la marée attire fortement près de l'embouchure de la Rivière Manicouagon pendant son flux. Si un vent de l’est soufflait en montant, après que le vaisseau aurait dérivé près de l'embouchure de la Baie English, il serait difficile de sortir la bordée, ou de doubler le côté est des bas-fonds Manicouagan.

Un vaisseau situé au sud de la Pointe des Monts, avec un vent ouest dans la bordée à stribord, sera entrainé rapidement sur la côte sud, en ayant le courant au côté du vent ; pendant qu'il prendra une bordée à bâbord sera retardé vu que le courant sera directement opposé à sa course. En naviguant à raison de 4 nœuds l'heure, il faudra seulement la moitié du temps pour passer de la Pointe des Monts jusqu’à la rive sud, qu'il faudra pour passer de la rive sud à la Pointe des Monts. C’est une circonstance des plus impor tantes, contre laquelle il faudra se garder en louvoyant quand on sera en remontant par des nuits obscures, mais surtout par un temps de brûme.

En remontant par un temps brûmeux, où l’on ne peut pas voir terre, on doit toujours avoir pour objet de sonder sur le banc le long de la côte, près de Métis, ou de la Pointe aux Pères, au pius loin; puis de le suivre comme guide vers l’ouest. La pointe aux Pères est basse et couverte de maisons à un phare et est le rendez-vous général des pilotes. En faisant porter le phare au Sud, par le compas, à 5 milles de distance, vous sonderez 30 brasses, argile mou; mais vous pourrez rentrer près de terre à 19 brasses, dans un temps de brûme, et en tirant un ou deux coups de fusil vous obtiendrez un pilote.

La distance du Cap Chatte à la partie ouest de la Pointe aux Pères est d'environ 24 lieues ; et de cette dernière place au mouillage à l’Ile du Bic, 13 milles ; faites une commivance au courant, et aucun vaisseau pourra parcourir cet espace.

En avançant de l’est vers la Pointe aux pères et étant situés au large du Petit Métis, les hautes terres au sud Cap Axignole pourront être vues avant que le cap lui-même ou V'Ile du Bic vous apparaïésent. Par un beau temps, le Bic peut être vu très-clairement au large du Mont Camille afin de ne pas méprendre l'Ile Barnaby pour le Bie, remarquez qu’en mauvais temps un navire ne peut pas approcher terre près de la Pointe aux Pères sans faire diminuer par degrés la profondeur de l’eau; par conséquent si en faisant usage de la sonde, vous arrives dans 9 brasses d’eau et apercevez une île soudainement, ce doit

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être l'Lle Barnaby ; ou si vous voyez soudain une île dans aucune direction à l'ouest de O,. $. O., une jetée de la sonde suffira pour vous assurer qu'elle est cette île; car quand l'Ile Barnaby portera de O. S. O. à ouest vous n'aurez que 7 brasses d'eau ; mais avec le Bic dans la même direction vous aurez de 15 à 12 brasses. Mais les phares sur toute possibilité d'erreur.

Si, en sondant constamment, vous n’obtenez pas de sondages, et que soudain vous découvrez une île au sud, ce doit être Biquette en faisant porter cette île au $, O, à un demi mille de vous vous aures 16 pieds d'eau, A 2 milles à l'est de cette partie il y a 10 brasses d’eau et un vaisseau qui s'avancerait dans cette profondeur en venant d'une eau plus profonde, peut tirer au nord, et attendre le beau temps ou continuer en sondant autour du ressif qui se projette de l'extrémité est du Bic; de la gouvernez à l'O. $. 0.2 milles, et ancrez, en-dedans de l'île, dans 12 ou 11 brasses. A 4 mille au nord de Biquette l'eau est profonde de 50 brasses.

Si, en ayant un vent est, il est nécessaire de mouiller au côté sud du Bic, afin de

rter du côté du vent, courez brusquement au sud, et cherchez le ressif qui se projette de Festrémité est de l’île ; cette dernière sera vue, car l’eau ne la couvre jamais. Pete à un quart de mille du ressif, et longez ainsi, eu mi-chenal, jusqu'à ce que le Cap Arignole porte au S, S.E. ; le corps de l'île portera alors au N. N. O. Le mouillage d'un navire est dans 10 ou 11 brasses, le fond étant cluir et uvantageux. Les petits navires peuvent remonter jusqu’à ce que l'Ile porte au N. E, dans 9 brasses, à environ un quart de mille de l’île, mais Ve fond n’y est pas aussi clair que dans l’eau plus profonde. On obtiendra de la bonne eau dans l’anse à l’ouest et de l'extrémité est de l'île,

Si, avec un vent de l’ouest, un vaisseau était au côté du vent de l’île, et qu'il fût néocssaire de remonter, afin de mouiller, tenez-vous au sud, dans 11 brasses, puis descendez et mouilles suivant la direction ci-dessus donnée; mais surtout en remarquant qu'avec peu de vent, 10 brasses sora la profondeur convenable dans le courant droit, et que le dernier quart du flux, et tout le reflux coulent rapidement entre Biquette et Bic.

Dûssiez-vous, avec le vent de l’est être trop à l'ouest pour tourner autour de l'extrémité est du Bic, afin d'atteindre le mouillage, tenez-vous à un demi-mille de Biquette, puis remontez jusqu'à ce que l'extrémité ouest du ressif porte au S. E., alors quele Cap Arignole s'ouvrira à cette île. La dernière marque conduit à l’ouest du ressif que l'eau recouvre à marée haute, et porte 14 mille à l’ouest de Biquette, tandis qu'un autre ressif toujours visible gît entre le dernier et Biquette. En gagnant au sud, et tenant le Ca

Arignole ouvert ou en vûe, vous passerez en travers l'ouverture entre le Bicet Biquette, dans 16 à 12, 10 et 9 brasses ; de là l’eau diminue de profondeur qu'à 6 brasses, sur la pointe de vase et de sable gîsant au S. O. sur O. du Bic, à 1 mille de distance. Après avoir traversé cette pointe vous tomberez dans 9 et 10 brasses, alors que le passage sera ouvert et que vous pourrez mouiller.

La chaîne de rochers N. O. du Bic, l'extrémité ouest de cette île et le Cap Arigels sont présqu'en ligne portant au S. E. Quand vous louvoyez dans le Bic de vers ouest en vous tenant au sud, ne renfermez pas le Mont Camille avee le Cap Arignok, ou, en vous tenant au nord, ne renfermez pas le Mont Camille avec l'Île du Bic.

Par un temps de brûme, il ne sera pas prudent ile rentrer aux Bic sans pilote, à moins que vous connaissiez parfaitement la place ; de plus, on doit toujours user de la plus grande attention en gagnant ce passage.

Banc de sondages.—Dans le large, entre l'Ile Barnaby et le Bic, les sondages sont réguliers, diminuant de 35 à 30 brasses, généralement d’eau claire, Les navires pourront donc mouiller dans aucune profondeur, mais pas plus près qu’un mille et demi, en faisant porter le Bio de l'O. S. O. à 8. O., parce qu’autrement le chenal au sud de l’île ne serait pas ouvert; et avec un coup de vent vous ne pourriez pe quitter l'île,

Au N. O. de l'extrémité est du ressif S. E. du Bic, et juste au sud du courant à Biquette se trouve le ressif N. E., dangereuse chaîne de rochers vue à marée basse, dans les graudes marées. Pour l'éviter tenez-vous à 14 mille du Bic. A l’ouest du Bic, le bord du banc des sondages tend au sud jusqu’à l'Ile aux Basques, et les vaisseaux pourront en conséquence se tenir en sûreté au ns en usant de la sonde, 12 brasses étant le milieu du ait

De l'Ile du Bic à l'Ile Verte—De l'Ile du Bic, l'Ile Verte porte au S. O. sur ©.

O. à 94 lieues ; et la course sera donc de O. S, O. à S. O. selon la distance au nord u Biceto, Dans cette course, et cet espace, vous passerez le Rocher Alcide, les Îles Razades, Basque et Apple. Des Rochers de l’Ile Apple aux Pommes au ressif est de l'Île

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