I. — La préparation
Suis-je tout oreilles, pendant la proposition du sujet d'oraison, la veille au soir? Ai-je soin de réduire aussitôt mon sujet à l'idée-mère du premier, deuxième et troisième points? de me demander eut biiiio , en me fixant d'avance le profit à en tirer? c'est un dîner à la carte où chacun doit consulter son goût et ses besoins,
I. — Après ce résumé fait en vue de m'orienter, suis-je fidèle à la j) réparât ion proprement dite ' loignée : ante orationem prxpara animam tiiam?
Pour féconder mon sujet, tout en préparant mon repos, je fais l'approche des matériaux; je construis mon foyer pour le lendemain. Je me demande : Qu'ai-je donc déjà lu, entendu ou médité sur le sujet proposé?
. Après l'acte de contrition, j'ai soin de m" endormir en songeant à mon sujet d'oraison, bien persuadé que la dernière idée sur laquelle je m'endors, la veille, sera la première que je retrouverai, en m'éveillant, le lendemain.
En effet, à mon réveil, dès que j'ai donné mou cœur à Dieu, je me pose cette question, selon le conseil de saint Ignace : « Sur quoi est-ce que je médite aujourd'hui? » L'esprit étant moins ouvert aux réflexions à ce moment du lever, je me porte à mon sujet par des élans de cœur, des afTections pieuses et des oraisons jaculatoires. Je fais comme celui qui, ayant un ami à recevoir, allume son foyer à l'avance pour l'introduire dans un appartement bien chauffé.
II. — Après cette préparation préalable par les réflexions, la veille au soir, et par les affections, le lendemain matin, le moment est venu de la préparation prochaine.
Cette préparation réclame deux actes de ma part avant le Confiteor et deux avant le Veni, Sancte.
Acte de foi à la présence de Dieu : au sein de l'univers, au milieu de nous qui sommes ici spécialement réunis en son nom, dans mon cœur par sa grâce, au tabernacle par la Présence réelle.
Je me reconnais indigne de paraître devant sa majesté; je déplore mes fautes, surtout les négligences dont je me suis rendu coupable durant les vingt-quatre heures, et je récite le Confiteor.