PRÊTRISE
I. — La religion est la vertu qui rattache rhomme à Dieu. Le silence de ladoration, les accents de la prière, surtout Taction du sacrifice en constituent les trois formes.
Tous les autres sacrifices ne sont que le prélude chez les Juifs, ou la contrefaçon, chez les païens, du sacrifice du Calvaire.
Le sacrifice de la croix est l'axe de l'histoire du monde, que l'Eucharistie rappelle et représente, continue et étend, applique et perpétue.
Tous les ordres se rapportent à la Messe. Le Portier exclut les indignes; l'Exorciste écarte les incapables ou les délivre; le Lecteur dispose les convives; l'Acolyte prépare la matière du sacrifice; le Sous-Diacre la présente; le Diacre distribue la Victime que le Prêtre a consacrée.
Tous les sacrements aboutissent à la communion. Le Baptême y donne droit, la Confirmation nous prémunit contre les obstacles à la Table sainte, la Pénitence et l'Extrême-Onction remé-
DIKKCIIONS SIMIUTIELLES A l/uSAlJE DES C.I.EIK.S. i'.V.\
dient à notre indignité, le Mariage enUn ligure ce que l'Ordre nous dispense dans rEucIiaristie.
J.a iiluniv' n'en est que l'i-panouissement.
Notre sanctification personnelle , nous l'avons vu, gravite autour de l'autel, comme tout notre ministrre y aboutit, nous l'avons vu plus haut.
II. — Nous avions donc raison de le déclarer : le prêtre est d'ordre strictement eucharistique ; sa personne tout entière est acquise au Saint Sacrement. C'est pourquoi cette alliance nouvelle et irrévocable que le sacerdoce nous fait contracter avec l'Eucharistie, sanguls novi et xterni Tt'slamrnti, ne doit plus aboutir à une résolution d'un jour, comme l'oraison; ou à un plan d'année, comme les retraites de rentrt'o ; mais bien à un régime dévie sacerdotale qui résume tout le travail de la grâce en nous, soit la résultante de toutes les impressions surnaturelles de notre séminaire et l'expression de l'idéal sous lequel le sacerdoce et le ministère nous sont apparus.