massacre
Son Père. Mais Diane a soif de ce' beau sang;
Againemnon le livre, et Calcas le répand.
La belle Iphigénie au Temple est amenée,
Et d'un voile aussi-tôt la victime est ornée;
Tout un grand peuple en pleurs s'empresse- pour la voir;
Son Père est auprès d'elle, outré de désespoir,
Un Prêtre auprès de luy couvre un fer d'une Etole :
A ce spectacle affreux, elle perd la parole,
S'agenouille en tremblant, se soumet à son sort,
Et s'abandonne toute aux horreurs de la mort;
Il ne lui sert de rien à cette heure fatale.
D'être le premier fruit de la Couche Royale.
On l'enlève de terre^, on la porte à l'Autel,
Et bien loin d'accomplir un Hymen solemnel,
Au lieu de cet Hymen, sous les yeux de son Père,
On l'égorgé, on l'immole à Diane en colère,
Pour la rendre propice au départ des vaisseaux :
Tant la Religion peut enfanter de maux!